Roald arpentait de long en large le vaste hall de sa demeure familiale décorée des plus belles sculptures du quartier. Son père aimait l’art antique grec et il désirait ardemment en faire profiter le reste de sa famille pour leur ouvrir l’esprit sur l’éclat du génie humain dans ses débuts. Ainsi, de pâles copies d’un Apollon glorieux ornaient l’entrée du vestibule. Au dehors, un char doré surmonté d’un Poséidon radieux entouré de sa cour marine émergeait d’un petit bassin dans le jardin. Depuis sa réussite financière, son père ne se refusait rien.
« Avec les temps qui courent, autant goûter au plaisir des yeux avant que cela nous soit interdit »
Cependant, Roald n’appréciait guère cet étalage de richesses. Pour lui, une vie simple, sans manquer de rien, aurait suffi amplement. Il était toujours impressionné par le calme de son meilleur ami Marc. Marc se contentait de tout, un rien lui donnait le sourire alors que la fortune ne le lui rendait pourtant jamais. Malgré son manque indéniable d’argent, il gardait une certaine prestance vestimentaire, sans pour autant s’acoquiner avec le luxe. Toutes les sommes que les Adjihad, parents de Roald, leur proposaient, les Poxcenite les refusaient catégoriquement. Bref, cette famille attendrissait au plus haut point le jeune Roald. D’ailleurs, il devait aujourd’hui passer l’après-midi en ville avec Marc. Et celui-ci se faisait attendre, ce qui était rare dans son comportement…
Soudain, Fahra, sa mère, accourut affolée. S’ébouriffant ses cheveux soyeux d’un noir de jais, elle quémanda à son fils de la rejoindre dans le salon. Elle si souriante ne prenait que très rarement cet air si paniqué. A l’intérieur, son père au visage par habitude épanouis en affichant une gaieté irremplaçable lançait des regards inquiets à sa femme et son fils tout en continuant de boire les paroles du journaliste debout devant le divan, à la télévision trois dimensions. Les capteurs filmaient la place de la République. La voix off s’était tue. Roald s’approcha de la fontaine et fit mine de la toucher. Sa main passa évidemment au travers et il sursauta lorsque des boules d’une étrange luminosité surgirent. Le journaliste reprit de sa voix monocorde :
« Ceci est une reconstitution de la scène pour mieux comprendre comment un tel phénomène a pu se produire sous les yeux de la sécurité de la ville. »
Les boules lumineuses se mélangèrent mollement et une lumière blanche, comme un flash permanent, aveugla les Adjahid. Puis le journaliste répéta les paroles qu’une foule terrifiée avait écoutées la veille. Le président s’était dit choqué par cet événement survenu en plein cœur du pouvoir Terrae. Ensuite, la chaîne fit la liste des dégâts occasionnés mais ils demeuraient assez minimes par rapport à l’énorme malaise qui s’était formé sur la planète. Des spécialistes s’étaient penchés sur la façon la plus réfléchie de réagir face à cette manière, peu courante, de requête de la part d’un autre état. On y voyait comme une attaque singulière.
Mohammed, le père de famille, éteignit le poste. La capitale disparut instantanément. Les jets continus de la fontaine se stoppèrent. Le silence s’abattit lourdement, et Roald aurait presque cru en ressentir le poids sur ses épaules. Le père se tourna vers sa famille :
« La situation est critique… »
La mère, déboussolée, murmura d’une petite voix :
« Tu crois que…
-Qu’il y aura une guerre ?, acheva rapidement son époux. En effet, ces mots résonnent dans les tréfonds de l’Assemblée. C’est du bouche à oreille et elle se répand comme une traînée de poudre. Les rebelles au pouvoir impérial en profitent pour se faire de nouveaux membres. Pour sûr, je n’aimerai vraiment pas être à la place du gouvernement pour prendre une décision…
-Et… et tu penses qu’on va leur donner ce qu’ils veulent ?, se risqua innocemment Roald
Mohammed eut un petit rire !
-Sûrement pas. Ce serait du suicide politique. Si Mernine accepte, c’est la révolution. Le peuple en a plus qu’assez de se voir diriger par un autre pouvoir que celui qu’il a élu il y a quatre ans. Oh que non, mon chéri, Terrae ne se pliera pas une fois de plus…
-Et comment va t-on faire… nous ?, se lamenta sa femme au bord des larmes
-Pour l’instant, rien. Que veux-tu, nos pépinières continueront de tourner. Evidemment, si une quelconque guerre il y a, nous risquons de perdre notre plus gros client et notre affaire sera en chute libre. Mais je pense que… »
Drinng ! Driinng ! Roald se précipita vers la porte d’entrée pour ouvrir. Marc se tenait sur le palier, le visage pâle :
« S’cuse, pour le retard, mais avec le reportage à la télé… »
Il osa un regard à l’intérieur et vit les visages soucieux des deux parents Adjahid. Il comprit qu’eux aussi savaient. Roald, pour briser l’atmosphère tendue, s’empressa de se saisir d’une petite sacoche en plumes qu’il mit en bandoulière et pressa son ami à sortir. En passant les grilles de son portail, il commenta :
« Ma mère est dans tous ses états…
-Et moi donc, marmonna Marc, elle redoute une guerre. Si seulement tout pouvait se dérouler dans le calme… »
Roald haussa les épaules laissant entendre qu’il serait candide de croire cela. Tandis qu’il descendait la petite rue de leur lotissement, ils s’informaient l’un l’autre de leurs théories sur un probable avenir. Pour Marc, la justice Terrae, poussée par la Polégardie, traquerait les fautifs qui ont provoqué les meurtres des agents, et l’affaire serait réglée en persuadant la population que les coupables devaient être punis car ils avaient commis des actes graves. Roald avait une toute autre perspective plus négative du futur proche. L’Empire ferait pression sur le gouvernement, tout comme le peuple mais pour contrer la Polégardie. Incapable de choisir, le gouvernement sauterait et Mernine démissionnerait. Alors la suite pourrait être tout à fait dramatique. Une véritable anarchie pourrait s’installer et le peuple s’en prendrait délibérément à l’Empire, n’ayant pour seul but de le chasser de leurs terres. Donc en effet, pour Roald, une guerre n’était pas impossible. Ce fut donc sur cette note peu attirante, que les deux garçons entrèrent dans le centre-ville. Marc avait pour mission de dénicher un parfum premier prix le moins cher possible à sa mère. Roald, lui, avait une totale liberté d’achats. Néanmoins, il n’userait pas de son aisance par respect pour son ami et par convictions personnelles. Il ne dépenserait que le strict nécessaire.
Ils évitèrent la première parfumerie avec sa vitrine flamboyant de mille feux pour le Noël qui approchait. Ses produits explosaient toujours le budget fixé par les Poxcenite, et il n’était pas question d’emprunter à Roald. Marc repéra enfin sa boutique favorite et y entra. A l’intérieur, un pêle-mêle de choses hétéroclites pendait des étagères surchargées. La vendeuse connaissait bien ce môme et elle le laissa arpenter les rayonnages, sachant pertinemment qu’elle ne lui vendrait pas monts et merveilles. Roald inspecta les produits et remarqua qu’on pouvait trouver de tout, allant des produits ménagers jusqu’aux outils de jardin, en passant par les composants informatiques et les recettes de cuisine. Cependant, il se sentait très mal à l’aise au milieu de la clientèle d’une classe plutôt pauvre, lui qui portait une tenue dernier cri que sa mère lui obligeait de porter. Il avait honte de son col de velours, de son manteau en riche tissu et de ses chaussures de marque de haute qualité. Pour éviter les regards, il porta son attention au dehors, attendant patiemment que son meilleur ami découvre son bonheur. Il entendit alors, en crescendo, des voix endiablées dans la rue. Il se pencha alors un peu plus et vit qu’une procession d’innombrables citadins remontaient l’avenue passant devant la luxueuse parfumerie. Marc, pourtant au fond du magasin, fut alerté par le tumulte à l’extérieur et rejoignit son camarade. Ils virent alors avec horreur, que la troupe entourait un véhicule noir, arborant sur son capot de petits drapeaux aux insignes de l’Empire, qui roulait au pas. La foule martelait de ses poings la carrosserie et hurlait des slogans affreux. Des injures indignes de personnes dites civilisées fusèrent aussi. Avec effarement, Roald tapota l’épaule de son ami et l’invita à lire les messages inscrits sur les banderoles. En lettres rouges criardes, s’étalaient sur des draps blancs « Nous sommes et serons vos assassins ! » ou « Nous vous massacrerons jusqu’aux derniers ». Le chauffeur polégardien fit alors mine de vouloir accélérer mais cela n’eut pour effet que de raviver encore un peu plus la rage populaire. Des manifestants se postèrent devant les roues et provoquèrent les agents pour qu’ils leur roulent dessus. Certains se proclamaient eux-mêmes les meurtriers de leurs espèces. D’autres acclamaient les terroristes, coupables des incidents sur l’autoroute, comme des héros. Bientôt, une bande encore plus peuplée, se mélangea à la première et les cris de fureur redoublèrent. Ils frappaient de toute leur colère sur le pare-brise de l’automobile qui ne se fissurait pas une seule fois, causant l’exaspération de la troupe. On aurait dit que la vitre faisait preuve, tout comme leurs propriétaires, une nouvelle fois de leur indifférence et de leur impassibilité coutumière. Puis la foule porta son attention sur les portières qu’elle tenta d’ouvrir sans succès.
« Des sauvages, murmura Roald à l’adresse de son ami. »
Mais déjà Marc sortait de la boutique pour intervenir. Roald essaya de le retenir mais les Poxcenite étaient assez connus pour leurs caractères d’entêtés. Le petit blond s’approcha donc des manifestants irrités. Il cria à l’un d’eux, qui s’acharnait à vouloir briser un feux avant, de cesser ce comportement ridicule. Il se risqua à raisonner un autre. Il retint le bras d’un troisième. Nonobstant, ce qui devait arriver en découla. Un homme au visage de fou, s’empara du col de Marc et le tira vers lui :
« Petit, tu défends la cause de ces sales rats ?
-Je ne défend personne, j’essaie juste de vous faire comprendre que votre attitude ne résoudra rien, s’expliqua Marc pris au dépourvu mais ne perdant rien de son assurance innocente.»
Roald, sentant le danger, courut vers lui. Mais un tas de bras le retint. Il se démena à s’en extraire mais la foule le repoussa davantage. On l’éloignait en quelque sorte tandis que d’autres manifestants ricanaient. « Un traître à notre nation, s’égosillait l’homme qui empoignait Marc »
Des approbations parcoururent l’attroupement et des poings se levèrent. On s’énerva, on le hua et on cracha. Comme si tout était préparé par avance, l’homme répéta :
« Un traître ! Il faut lui donner une bonne leçon. Comme à ces sales chiens de polégardiens ! »
La foule l’ovationna et d’un air magistral, l’homme prit une batte de base-ball qui traînait sur le sol. D’un coup de pied, il poussa Marc qui s’étala sur la chaussée froide du centre-ville. Il distinguait les visages crispés des clients de la boutique derrière les vitrines qui le regardaient sans savoir comment empêcher un tel acte. Mais ils avaient peur. Peur des représailles qui guettaient. Se moquant une nouvelle fois du garçon, l’homme leva sa matraque d’un air triomphant. La rébellion débuterait par un coup fort dont il serait le déclencheur. Puis, il commença à laisser retomber son bras. Mais, au lieu du bruit communément sourd de la collision du bois à l’encontre de vertèbres humaines, on ouït une détonation résonnante entre les immeubles de la ville. L’homme s’affala sur le sol, mort. La foule se tut immédiatement, surprise. L’agent, tout juste sorti de son véhicule, abaissa son arme encore fumante…
A suivre...
empereur-paco
Where is les habituées?
empereur-paco
Voilà! Encore un peu en retard! J'me suis éclaté dans ce chapitre, ça fait trois semaines que je suis dessus ^^ Dites-en moi des nouvelle svp ;)
Chapitre 11
La nuit étalait son voile de soie noire sur la capitale. De petits diamants apparaissaient ci et là sur son étoffe sombre, égalant l’étincellement des innombrables buildings de verre et d’acier des plus grandes entreprises mondiales. La journée s’apprêtait, comme toutes ses prédécesseurs, à terminer son règne. Après un apogée d’une vie lumineuse sous un soleil à son zénith, sa mort, proche, s’exécuterait sans l’obscurité la plus totale. Son glas sonnerait exactement à minuit. Ensuite, de ses lambeaux glacés par l’hiver, renaîtrait gracieusement, par les fils d’or chaud que le soleil enverrait au petit matin, celle qui lui succèderait et qui établirait, à son tour, son propre ordre, identique dans son déroulement mais tout à fait différent dans ses actes, car les jours se suivent mais ne se ressemblent pas.
A l’heure de cette histoire, cette constatation se retrouva une nouvelle fois avérée. Malgré sa fin imminente, le jour ne s’était pas encore totalement éteint. Le monde commençait à s’endormir, attendant patiemment que le vingt et un décembre deux mille cent quatre-vingt-neuf se lève et régisse la planète à son bon vouloir comme un monarque libre de ses actes et dictant des lois à grandes répercutions sur son peuple. Pour la population de Terrae, le vingt n’avait plus rien à offrir. Pourtant, il n’avait pas encore tiré sa révérence…
Un grondement sourd fit trembler les fondations des immeubles de la capitale. Il était onze heure et demie. Une boule lumineuse jaune tournoya dans le ciel étoilé. Elle se dirigea sur la place de la République, en plein centre de la cité, et se posa sur le sommet du globe de la fontaine imposante. Une brise légère fit dévoiler à ses côtés une boule lumineuse verte. Les passants, intrigués, s’approchèrent. Elles s’intensifièrent de plus en plus et illuminaient la place entière, équivalant, sinon plus, les immenses projecteurs dont elle disposait déjà. Quoique l’heure tardive, les promeneurs affluaient considérablement sur l’Agora. Le phénomène attirait les badauds qui n’arrivaient à trouver le sommeil. Les clameurs se firent bruyantes et les gardiens de la résidence présidentielle, située juste en face, vinrent s’informer sur cet attroupement. Fascinés par la pluie d’étincelles, les gens furent subjugués par l'apparition de la boule lumineuse bleue qui émergeait des jets de la fontaine. Qu’était-ce donc ? Les curieux s’approchèrent plus, laissant la place encore à plus de monde à l’arrière. Les sphères s’animèrent alors vivement, et la foule eut un mouvement de recul soudain, provoquant la chute de plusieurs passants. Elles accomplirent une sorte de danse charmeuse, enchantant les habitants de Bagdad la toute puissante…
Le président avait été prévenu. Sceptique au départ car il n’avait rien remarqué, on l’invita à se rendre sur le balcon présidentiel. Lorsque l’on eut tiré les rideaux bordeaux, Sarcadid Mernine put considérer l’étrange scène. Deux cents, trois cents personnes même, affluaient tout autour de la fontaine. Il avait une vue imprenable sur les évènements. Mais le tapage incessant des discussions animées en contre-bas ne lui arrangea pas sa migraine et il ordonna à son employé qui supervisait la sécurité :
« Chassez-les d’ici. J’ai besoin de calme. Terrae ne se remettra pas sur pied grâce à un petit tour de prestidigitation. Et tant qu’à faire, trouvez moi le petit malin qui amuse la galerie et faites lui comprendre qu’il serait très mal venue de recommencer… »
A peine avait-il terminé sa phrase, que les circonstances prenaient une toute autre envergure. Une rangée circulaire d’hautes flammes entoura la place républicaine. Des cris d’effroi retentirent. En une seconde, la foule si compacte et enthousiaste devint un brouhaha de fourmis courant en tout sens et hurlant leur angoisse. Les trois boules se baladaient dans les airs au-dessus de la scène, comme si elles demeuraient parfaitement indifférentes au sort des gens qui couraient sous leurs étincelles. Le président, effaré, se fit attraper et écarter des fenêtres par ses gardes du corps. Au loin, on écoutait les sirènes hurlantes des camions de pompiers qui arrivaient à toute allure par tous les boulevards desservant la prestigieuse place. Les soldats du feu se déployèrent et aspergeaient de plusieurs mètre cube d’eau le brasier qui ne cessait de croître et menaçait les établissements de l’institution républicaine. Néanmoins, mystérieusement, comme si l’eau se heurtait à une matière insensible à ses effets, l’incendie rectiligne ne perdait nullement de son ampleur. Ils redoublèrent d’efforts mais l’eau dégoulinait dans les égouts de la place, sans avoir remplie sa fonction. Soudain, les flammes formèrent une spirale et la boule lumineuse rouge sortie de l’une de ses embrasures. La foule se stoppa dans son énergie folle à trouver un échappatoire inexistant, et l’observa voler vers ses trois autres compagnes. Elles établirent une ronde et tournèrent inlassablement, comme lors d’une danse d’une fête bien arrosée. Elles tourbillonnèrent si vite qu’il en était devenu impossible de les suivre des yeux. Puis elles semblèrent se mélanger et leurs couleurs d’origine disparaissaient peu à peu pour laisser un blanc éclatant s’en émaner tout en créant une nouvelle et seule boule. Celle-ci monta haut dans le ciel et éclata en rayons lumineux qui englobèrent la capitale telle une coupole posée autour des limites de la ville. Le centre politique de la République Terrae n’avait jamais autant brillé. La Lumière transperçait tout : murs, arbres, hommes. Bagdad demeurait l’étoile éphémère du monde. Des sections américaines aux sections africaines et océaniennes, un éclair immobile et désireux de subsister dans le temps pointait les cieux, au loin, en la direction de la capitale de la planète. Les pompiers avaient lâché leurs lances. Partout dans la cité, les hurlements de la foule terrorisée, les crissements de pneus et les bruits de percutions présageant un irrémédiable accident régnaient. Aussi puissant que le soleil, les animaux s’éveillaient croyant que l’aube était plus matinale, les oiseaux prenaient leurs envols, enchantés de découvrir une nouvelle journée aussi précipitée. Mais la lumière leur irradiait les pupilles, brûlant leur rétine, et les volatiles tombaient en piqué sur le sol froid de Bagdad, tels de petits anges déchus. On redoutait le monde des ténèbres pour ses démons dissimulés derrières des buissons imaginaires de la nuit, cependant le monde de la Lumière, ainsi déployée, ne valait guère mieux. Dans les deux cas, la vue en était ôtée. Et quoi de plus terrible de ne pas voir venir ce qu’il va se présager ? Ce fut donc de cette manière que la Lumière installa la première fois le chaos dans la capitale de Terrae. La ville se retrouvait entre ses mains, aucun homme n’était en mesure d’agir pour al contrer. Puis, après un déchaînement supplémentaire de radiations diverses, des voix s’élevèrent par dessus les cris de panique :
« Peuple de Terrae, Peuple de Terrae !, répétaient-elles avec vigueur.
Lorsque la foule se fut calmée et que le silence eut repris ses droits, les voix changèrent de discours :
« Peuple de Terrae, l’Empire pleure ses morts. Peuple de Terrae, l’Empereur est entrée dans une peine sans nom. Peuple de Terrae, vous êtes la cause de cette catastrophe. Peuple de Terrae, si vous voulez échapper au plus grand chaos et au plus grand néant, écoutez notre parole :
Par la faute des vôtres le monde est bouleversé,
A vous de prendre le soin d’y remédier
Envoyez nous votre messie dès à présent
Et remettez à l’Empire ceux de votre sang
Qui sont criminels et de plus assassins
Pour qu’il soit décidé de leur fin,
Honorez votre République, peuple de Terrae
Vous retrouverez votre vie et votre tranquillité ! »
Puis, la Lumière sembla décliner. Comme on relève un mouchoir de tissu blanc, elle se retira un à un des quartiers de la capitale. Puis, avant de tout à fait disparaître, les voix dirent :
« Sinon, découvrez la vengeance de la Lumière… »
Elle s’éteint. La foule ne parlait pas. Les derniers mots résonnaient dans chaque oreille, la menace planait au-dessus des beaux quartiers et des malfamés. Qui aurait cru ? Qui aurait su ? Qui aurait pu ? Comme les personnalités qui peuplaient cette planète, des jours comme celui-ci restaient eux-aussi gravés dans les mémoires. Cependant les jours étaient irrémédiables, intouchables, irréfutables. On ne changeait leur déroulement. Il était maintenant minuit.
A suivre...
empereur-paco
Merci! C'est quoique tu trouves le plis mieux là-dedans? ^^
bleuoceania
Je viens de le lire et c'est............. Superbe!! :)
empereur-paco
Merci :)
fleur-de-sang
toujours super! par contre ya quelques fautes d'inattention, relis ton texte^^
empereur-paco
Et voici et voilà! Le dixième volet arrive :p j'espère qu'il vous plaira.On entre dans le fantastique, tout en gardant une attache sur la réalité! M'enfin, donnez moi en des nouvelles :)
Chapitre 10
Le néant. Tel était l'environnement qui entourait Marc. Sans vraiment savoir où il allait, il déambulait sur un sol mou au toucher. Aucun souffle n'était perspectible. Aucune odeur alléchante ou répugnante stagnait. Aucune chaleur ne se faisait ressentir. Soudain une petite boule lumineuse rouge lui apparut. Aussitôt l'air tiédit et ses doigts se dégourdirent de la température glacé qui régnait quelques secondes plus tôt. Embrasant les ténèbres qui l'entouraient, la sphère tourbillonna autour de lui, comme une petite luciole en quête de distraction. Elle se percuta à un mur imperceptible et rebondit jusqu'à Marc puis s'en détourna pour l'effleurer de ses fibres d'étincelles d'aurore. Marc la suivait avec des yeux si avides qu'il en aurait décroché la lune elle-même pour seulement pouvoir l'attraper. Depuis longtemps elle le narguait, crépitant dans cet espace sans bruit, s'approchant et fuyant dès qu'il lui prenant l'envie de s'en saisir. Ensuite, elle revenait, toujours, et recommençait sa petite scène flamboyante. Véritable petit bijoux, on l'aurait rapidement assimilé à un petit rubis taillé en globe tournoyant dans cet endroit si sombre. Comme si tout être doué d'intelligence, peuplant ce lieu, n'aurait d'attirance que pour son élégance, pour sa lumière que cette merveille déployait. Inlassablement, elle l'enlaçait de sa poussière d'étincelles.
Se dévoila tout à coup une boule lumineuse verte. A son passage, une petite brise caressa amoureusement les pommettes réchauffées de l'enfant. Après s'être, à son tour, adonné à l'encercler de ses fragments d'émeraude, elle partit rejoindre en virevoltant légèrement sa camarade rouge. Toutes deux dansèrent, illuminant encore un peu plus ce néant. Marc entraperçut une forme surélevée qui jurait avec l'esprit plat qui subsistait dans cet endroit de nuits. Ne quittant nullement les lumières des yeux, il s'approcha, à reculons et à tâtons, de cet élément qui semblait pour la première fois donner une note de vie par ici. S'érigeait alors un autel qui semblait être de marbre. Il était glacé lorsque Marc y plaqua sa main. Les sphères rouge et verte vinrent le rejoindre, continuant leurs tournoiements féeriques. Marc, enchanté, ne remarqua pas l'émergence de la troisième boule lumineuse. Bleue, elle inonda ses cheveux de petites perles saphir qui roulaient lentement le long du lobe de ses oreilles. Elle fit, comme ses compagnes, le tour des murs invisibles qui les retenaient enfermées derrière des barreaux obscurs. Une odeur marine emplit l'atmosphère et Marc en préleva le goût salé sur le rebord de ses lèvres. Puis la vue de Marc se troubla. Il sentit son estomac suivre une houle imaginaire. Des piaillements de mouettes, refoulés par le bruit sourd du déferlement de vagues allégoriques sur une plage déserte fictive retentirent. Enfin, Marc retrouva la visibilité du néant. La boule lumineuse, ayant profitée de son absence, s'était déjà alliée avec les deux autres. Leur trio se complétait avec brio. Au fur et à mesure, Marc distinguait des images, comme des flashs. Finalement, la dernière, tant attendue, où toute chose n'aurait aucun sens sans sa présence, comme tout bonheur s'existerait sans malheur, comme tout chat n'existerait sans souris ou comme tout char ne roulerait sans sa quatrième roue, l'ultime sphère de lumière jaune surgit. Un grondement sonore accompagna son arrivée, déstabilisant le néant. Exécutant, en une vitesse record, le même parcours que ses consoeurs, elle alla s'unir avec les sphères rouge, verte et bleue. Puis, comme une toile de velours noir, le néant se déchira. Une lumière vive et blanche transperça ses lambeaux déchiquetés de ces ténèbres coutumières. Marc commença par se cacher le visage car les rayons lui brûlaient la rétine. Il vit des signes incompréhensibles l'entourer et s'immiscer dans son esprit. Jamais il n'avait été si loin... Une voix rude mais non violente résonna par-dessus le tumulte des déchirures :
« Accepte la lumière ! ». Elle le répétait. Sans vraiment comprendre, Marc obéit. Il baissa peu à peu ses bras pour finir de les laisser pendre le long de son corps. Il sentit la lumière l'irradier de toutes parts. Un assourdissant silence retomba. Il se trouvait couché sur le sol. De l'herbe avait poussé. Le néant n'était plus. Un paysage magnifique s'offrait... trop peu de temps il lui restait pour l'observer. Déjà, les quatre boules lumineuses dansaient au-dessus de sa tête. Sans savoir pourquoi, elles fondirent sur lui et ne se détournèrent pas. Marc ferma les yeux et s'apprêta à subir...
« Drinng ! Drinng ! Drinng ! » sonnait le réveil. Marc Poxcenite rouvrit les yeux. La réalité lui revint sans prévenir. Le poids de ses études, de son échec pour l'examen polégardien lui revint à l'esprit Pourtant, pour la première fois, un sentiment de béatitude s'emparait de tout son corps et c'est avec un sourire radieux qu'il sortit de son lit...
A suivre...
fleur-de-sang
jveux bien te beta-lire si tu veux, jpeux toujours essayer de t'aider... ça je devrais y arriver malgré mon mode "asocial" enclanché...
empereur-paco
ToT quand j'arriverai à corriger mes figures de style ToT
bleuoceania
C'est pour quand la suite ? (=
empereur-paco
Petit indice pour le prochain épisode (en construction :D)
Il va se centrer sur les rêves étranges que fait le jeune héros, Marc Poxcenite :)
bleuoceania
Et tu peux :D
empereur-paco
Tant mieux *fier* :D
bleuoceania
Coucou!!
Et oui je suis toujours (=
empereur-paco
Merci! J'susi enfin arrivé à bout! Avec quelques inicertitudes cependant ^^
Mais ch'ui dslé pour l'histoire, je pense pas que ce soit pour ce soir :(
fleur-de-sang
cool!^^ bon courage pour ton dm!
empereur-paco
Héhé, chaque mercredi, si j'ai le temps derrière mon DM de maths :) ^^
fleur-de-sang
Alors ce prochain chapitre? ^^
empereur-paco
Oui, tout est en 3 mots xD
Ben ché pas, moi sa m'arrive de décrocher des livres dès la première page... enfin c'est vrai que j'attend souvent le second chapitre :P
J'essaierai de te faire un résumé un de ces quatre ;)
Shineskil
Au fait, j'avais même pas vu que t'avais mis "allez-y c'est gratuit" à côté de ta bannière! Tu devrais définitivement faire du marketing ^^.
Shineskil
Je veux bien ton résumé ^^!
Rep PS: mdr tu pensais vraiment que j'avais laissé tomber à "pentagonale" (je fais une légère fixation...)? Pff pff va falloir faire bieeennnn plus compliqué pour me désarçonner! Hah!
empereur-paco
Oui mais ouais xD Peut être de la sciences fiction... disons un mélange des deux alors :)
Merci du compliment ;) ui c sur que j'ai essayé d'affiner le vocabulaire... mais le problème c qui faut tout comprendre quoi ^^
J'pourrais te faire un résumé un jour xD
PS:T'as pas décrché si vite si t'as eu le temps de voir les mages :)
Shineskil
Désolée, j'ai pas du tout accroché. En plus chuis super fatiguée, alors dès que j'ai vu "pentagonale" (dans le 1er chapitre ^^), j'ai laissé tomber. C'est bcp trop intellectuel pr moi lol! Plus sérieusement, c'est sympa de commencer avec une description, ça change des mecs qui sont déjà en sueur et dans la crotte jusqu'au cou (encore que ça arrive bien assez vite à tes mages), mais ça demande un trop grand effort d'imagination...
En même temps, je suis peut-être pas une référence, la seule poésie que j'aime, c'est les haïkus ^^... Ah ,et puis, tu disais que c'étais du fantastique ou de la fantasy, je sais plus, mais moi je pencherais plutôt pour de la science-fiction, non?
Sinon je vais essayer de lire, mais le début (surtout le 2ème chapitre) est pas mal ardu, si tu pouvais remplacer par quelque chose de plus simple, ça serait bien (il faut laisser une chance aux analphabètes, et pour le marketing, c'est mieux, parce que les gens lisent souvent le début du livre avant d'acheter ^^).
Enfin, ne simplifie pas trop, c'est bien quand il y a du vocabulaire un minimum recherché, mais quand il n'y a que ça on capte plus rien ^^.
Sinon bonne chance par la suite! Encore que on a pas besoin de chance quand on a autant d'imagination!
hanane
Ah chai pas, peut-être que oui, peut-être que nàn!! xD :D
bleuoceania
Grâce à toi y en a beaucoup qui vont se remettre à écrire. :)
C'est un peu de ma faute si tu t'embrouille je crois hanane, je connaissais pas le Davinci code )= Du coup Pacô gentillement il m'expliquait un peu se que c'est.
T'as tout lu? C'est à dire jusqu'au chapitre neuf? :ouch: xD
Oui je sais que le mot nation en France n'a pris son terme que sous al révolution française (un truc comme ça) Comme quoi un futur S ça suit les cours d'histoire aussi un peu ^^
fleur-de-sang
Ca y est j'ai pris le temps de tout lire! Franchement c'est vraiment pas mal! Moi j'aime les descriptions :p
Par contre au tout début du début j'ai repéré une erreur normale pour un S ( :D ) tu confonds les notions d'Etat et de Nation en fait c'est comme tout le monde vu que c'est moins évident pour les français vu que la France est un Etat-Nation... En fait Etat: c'est la structure étatique, un président est président d'un Etat... Par contre Nation c'est l'"ethnie" le "peuple" par exemple en ex-Yougoslavie cohabitaient plusieurs nations, ou même maintenant la Belgique abrite plusieurs nations... Donc même en créant un gouvernement central mondial on supprime les états mais pas les nations je pense. Enfin, voila, ptite erreur sans conséquence^^
Tu me donnes envie de me remettre à écrire^^
empereur-paco
Bleuocéania, tu vas être contente :D Le neuvième épisode est prêt! Attention, là ça commence à bouger et on atteint un instant crucial! Chiyoko, tu serais contente, y'a de l'action. Bon il peut choquer, mais pour s'en plaindre faut vraiment être une âme sensible xD Bonne lecture :)
Chapitre 9
La ligne noire des automobiles des agents Polégardiens filait le long de l’avenue Périclès, traversant une immense parure de sièges de puissantes entreprises multi-sections. Elle roulait à une vitesse constante, inférieure aux limitations prévues. Le soir commençait à poindre et le ciel s’illuminait des rayons orangés qu’offraient le soleil couchant. A l’intersection avec le boulevard Clisthène, une série d’étranges véhicules gris vinrent s'enfiler parmi les innombrables carrosseries multicolores qu’exhalait la capitale. Sans pétrole, l’atmosphère n’était plus salie par d’énormes volutes de fumée qui englobaient les villes comme une coupole, cependant, à présent, le Promotus, essence proposée par l’Empire, rendait les moteurs très bruyants. Même avec les meilleures techniques de pots d’échappement, un bourdonnement agaçant fusait des mécaniques. La rangée de véhicules gris encercla les voitures de l’Empire jusqu’à la sortie de Bagdad. Lorsque celles-ci empruntèrent l’autoroute A98, elles se firent talonnées si près qu’elles en furent poussées. Les agents accélérèrent alors rapidement et essayèrent de se frayer un chemin pour s’échapper du piège des automobiles grises. Elles portaient une sorte de parabole sur le toit, qui pointait sa bille de cuivre vers les nuages clairs. Passant une vitesse supérieure, elles commencèrent à se décaler sur les voitures Impériales, les obligeant ainsi à se pousser contre les rebords métalliques de l’autoroute. Leurs pneus écorchaient la chaussée constituée d’alliages végétales, laissant dessus leurs chairs sombres et effilochées. Les autres occupants de la route ne trouvèrent d’autre idée que de freiner rageusement et de créer une solide chaîne de stoppage s’apparentant à un petit carambolage. Tenant bon, les agents repoussèrent partiellement leurs poursuivants et commencèrent à prendre de l’avance.
Alors se produit l’élément déclencheur de toute cette histoire…
Les agresseurs montèrent sur le toit de leurs véhicules gris, et entourèrent, tout en roulant, la parabole. Ce moment suffit pour que les autres poursuiveurs rattrapent les agents. Trente secondes s’écoulèrent, comme un arrêt de l’étendue de ce que l’on appelle le temps. Toute chose était encore possible. Tout rêve était encore réalisable. Tout espoir brillait encore dans les cœurs. Pas après. Car ce qui suivit balaya d’une tornade d’une force titanesque tout édifice bâti entre les deux peuples de ce monde. Les agresseurs redescendirent dans leurs engins. La trentième seconde s'évanouit. Puis, sans comprendre pourquoi, la voiture arrière Impériale s'embrasa et explosa. Des gerbes de flammes s’échappèrent des fenêtres brisées et elle s’envola dans les airs, comme une ultime révérence face à ce monde au destin tragique. Peut être, avec toute la magie qui entourait le mythe de l’Empire, ce serait-on attendu à la voir renaître de ses cendres tel un phénix immortel. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Elle retomba lourdement sur la chaussée, envoyant des éclats de verre et de carrosserie au loin. Stupéfaits, dans un crissement de roues, les chauffeurs de la voie inverse, sur l’autoroute, se stoppèrent et inspectèrent ce spectacle sans nom. Jamais au cours de leurs existences ils n’avaient vu une défaillance de la Polégardie, elle toujours droite, toujours fière, toujours puissante. Les autres agents, eux, n’arrêtèrent nullement leurs courses effrénées. Par chance, les enfants ne se trouvaient pas dans la voiture-balais. Leur mission était de les emmener à l’Empire, sains et saufs. Or, les agresseurs les poursuivaient inlassablement. Les renforts avaient été appelés. Ils viendraient. Mais pas tout de suite. D’ici là, il fallait tenir. Que voulaient-ils après tout ces terroristes ? La réponse était pourtant simple. Leurs peaux. Et peut être même l’entrée de la Polégardie. Indétectables par satellites, ils n’avaient que seul choix de poursuivre les célèbres berlines impériales. L’agent M se jura qu’il ne leur donnerait pas cette joie. Il somma à ces collègues de le suivre. D’un coup de volant, il chargea la première voiture grise qui se présentait. Se cramponnant au cuir chaud de sa commande, il réussit à la pousser et à la faire sauter dans la rambarde. Braquant rapidement, il esquiva adroitement la bordure métallique. Ses collègues avaient essayé de faire de même avec les quelques engins qui roulaient à leurs côtés. Néanmoins, le succès fut moindre et ils ne parvinrent qu’à les distancer de quelques dizaines de mètres. Par habitude chasseurs, voilà qu’ils se trouvaient chassés. Sale posture. Le regard de l’agent M demeura subitement attiré par un acte déjà vu. Il s’aperçut que des hommes cagoulés se tenaient sur le toit d’une autre embarcation grise. Le cercle vicieux se répétait. Deux solutions s’offraient alors à lui : avertir les autres agents et risquer de perdre une nouvelle voiture ou agir. La seconde proposition le séduit davantage. Conduisant d’une main, il se saisit de son arme de service rangée le long de sa cuisse. Brisant la vitre d’un coup de coude, il pointa le canon de son revolver sur les deux hommes qui s’agitaient autour de la parabole. Celle-ci était donc la source de la catastrophe précédente. Se remémorant toutes les séances des grands maîtres dans son école en plein centre de la capitale impériale, subventionnée par la maison de l’Empereur, il visa. Une goutte de sueur s’écoulait le long de sa joue, démontrant le temps qu’il restait, tel un véritable sablier ou plutôt, en l’occurrence, clepsydre. Avant d’appuyer sur la gâchette, il chuchota : « Pour le bien de l’Empire ! » Et il tira. La balle d’or traversa la scène de poursuite, survolant les agents qui percutaient de leurs berlines les véhicules gris, et vint se loger dans la boîte crânienne de l’un des deux terroristes. Celui s’effondra et tomba sur la chaussée fumante des freinages répétitifs des automobiles. L’autre, tétanisé, termina sa préparation et de dépêcha de rentrer à l’intérieur, en un accès protégé. L’agent M vira à droite et se déroba, une nouvelle fois, d’un accident mortel sûr. Sur la banquette arrière, deux élèves sélectionnés s’enlaçaient l’un l’autre, pelotonné derrière les velours des sièges, priant que tout cela se termine. L’agent M esquissa un sourire mais son attention se reporta sur la parabole. Son extrémité cuivrée s’illuminait de plus en plus. Puis un rayon de lumière solaire la traversa. Elle le rejeta. Le faisceau dévastateur frôla une automobile polégardienne et exécuta une trajectoire circulaire autour des agents. Puis il se rapprocha dangereusement d’une embarcation contenant des enfants sélectionnés. A la limite, au moment où la carrosserie commençait à fondre sous l’énorme chaleur que propageait le rayon, la parabole éclata. Interloqué d’abord, l’agent M ne tarda pas à comprendre la raison de ce phénomène. Un hélicoptère noir tournoyait autour de l’autoroute qui filait tel un tracé sombre sur la face du monde jusqu’à Delbes, ancienne ville nommée Al Hillah.
Plus tard, une armée de machines similaires à la première débarquèrent et tirèrent sans ménagement sur les terroristes. Ce fut un carnage innommable. Les élèves avaient été sauvés et avaient pu terminer leur trajet jusqu’à la Polégardie, partiellement en hélicoptère. Qui finalement avait eu raison de l’autre ? Cela nécessitait-il un tel déploiement de force alors qu’une simple unité bien organisé aurait su maintenir et maîtriser ces troubles-fêtes ? C’est ce que titraient les journaux du lendemain sur cet « incident ». Cependant, une autre peur se tapissait dans les esprits des citoyens de Terrae. Comment réagirait l’Empire ?
A suivre...
empereur-paco
J'parlais du Davinci code --'
hanane
Rien captéeuuuh!! ToT
empereur-paco
--'
Le louvre décrypté, l'histoire sur le Vatican, le scandale... rohh c'est archi connu :p
bleuoceania
Livre des plus grands peintres et des plus grands tableaux :o
Oui j'ai ça dans ma blibliothéque et alors :o :ange:
Si t'es parti dormir ça se vois :sleep:
empereur-paco
Ahh ben voilà! ta surement du voir son allure qulque part (magazin, supermarché xD)