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Sujet : Lectures par épisodes, ça vous tente?
empereur-paco On ressent tout de suite le travail des pros...

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empereur-paco Ben euh tjrs la même condition: si tu me payes le billet, je dis pas non ^^'.
saroue17 Tu peux même pas venir au Sénégal pour moi ? =O
empereur-paco Oui, j'ai entamé le tome 2, mais le tome 3 n'a pas encore du tout vu le jour =S.
Et pis bien sur que oui, si vous me demandez j'essairai les dédicaces. Pour ça faudra venir me voir sinon ça risque pas d'être simple tiens xD.
Sanadette Oo
saroue17 Non, il reste le Tome 2 et le 3 c'est juste le 1 qui va sortir ^.^
Sanadette l'histoire
saroue17 Fini quoi ?
Sanadette Tu nous dédicacera le livre ? *SBAAF*
 
mais alors, ca veut dire que tu a fini non ?
empereur-paco Lol, tant que ça?
En même temps, j'lavais commencé à prévenir, mais là c'est sûr ça c'est concrétisé. Le bouquin a changé de figure, chaque épisode a été retravaillé, certains ont même totalement changé, mais la trâme de fond est la même. J'ai juste rajouté quelques détails qui, ayant lu la première version, vous feront surement tilter tout de suite (puisque le nouveau truc montrera forcément que ça a un rapport avec la suite) mais  les nouveaux lecteurs n'y verront que du feu =).
Bref, j'ai entamé le second tome, il est loin d'ailleurs, et j'essaierai de vous en faire parvenir des bons morceaux ;). Même l'intégralité. Cependant, j'attends tout de même la sortie du premier hein lol.
Voilà, mais vous les mômes, vous aurez été mes premiers fans xD.
Sanadette O_o
 
*choquée*
empereur-paco Pas encore, mais j'y compte bien d'ici fin juillet...
Sanadette O_o
 
Waah ton livre est... un vrai livre ? O_o
empereur-paco Merki ma ptite Saroue ;)!!
Oui j'espère qu'il est mieux étudié... j'ai pas encore eu beaucoup d'avis xD. Bref, j'suis encore navré de ne toujours pas pouvoir vous fournir d'épisodes supplémentaires... je peux juste vous annoncer que le bouquin sera bientôt disponible sur Amazon.fr ;).
saroue17 Je t'avais déjà dis ce que je pensais j'crois (ou alors je commence un alzheimer xD)
Ca le fait mieux, c'est toujours bien, et mieux étudié.
empereur-paco Etant donné que je ne poste plus les nouveaux épisodes, j'ai pensé vous faire part des avancées du premier tome. Effectivement, beaucoup d'épisodes ont été reformés, pour ne pas dire, réécris ^^. Comme celui-ci. Je voulais votre avis (si vous voulez le comparer avec l'épisode 5 d'avant) et me dire ce que vous en pensiez ;)! Merci beaucoup! Et encore, je suis sincèrement désolé de ne plus vous mettre la suite, veuillez me pardonner xD.

                                                                        Chapitre 5

 

 Trois quarts d’heure s’étaient écoulés depuis le début de l’épreuve. Les agents impériaux, silencieux, attendaient patiemment au fond de la salle. Leurs têtes obliquaient de gauche à droite pour prévenir d’une quelconque tricherie. Ils ne s’étaient toujours pas séparés de leurs paires de lunettes noires, ce qui rendait nerveuse Mme Picton, assise au bureau du professeur. Elle aussi examinait la salle, mais pour une autre raison. Depuis une dizaine de minutes, ses élèves s’étaient agités et ils chuchotaient entre eux. Parfois, ils se regardaient, ahuris, s’interrogeant entre eux. Certains, du coin de l’œil, lorgnaient les deux étrangers, comme s’ils observaient des imbéciles. D’autres pouffaient discrètement, dissimulés par leurs ordinateurs. Un tumulte réticent s’installait peu à peu dans la salle de classe. Redoutant l’énervement des polégardiens, la directrice se leva et demanda, agacée :
« Mais que se passe t-il enfin ? »
Les élèves se turent. Le brouhaha avait cessé instantanément. Fière de son autorité, Mme Picton défia l’ensemble de la classe de son regard farouche et répéta :
« Eh bien ? »
Les enfants se rétractèrent sur leurs chaises et personne ne pipa mot. Chacun délestait la tâche de l’explication à son voisin. Les agents, eux aussi, n’intervinrent pas. Ils se contentaient de toiser la salle, derrière leurs verres sombres. Finalement au premier rang, Jean, un camarade de Marc plutôt fanfaron, osa se redresser. Son teint était livide mais son œil conservait toute la vivacité de son intelligence. S’arrêtant sur sa directrice, il pivota brusquement et s’adressa directement aux si terribles agents impériaux :
« Nous prenez-vous pour de sombres idiots ?
Un frisson glacé parcourut l’échine de Mme Picton. Ce fou ne savait pas ce qu’il faisait en parlant ainsi à ces étrangers. Ecarlate, elle s’interposa :
« Mr Duval, je vous prierai de ne répondre qu’à moi. N’importunez pas ces messieurs. De plus, votre question est déplacée et j’attends de vous des excuses ! »
Jean haussa les épaules. Il ne semblait pas convaincu de son erreur. Pour seule preuve, il tourna son écran vers la directrice. Elle lut les premières questions et releva soudainement la tête, surprise. Ce test n’avait rien d’un examen du niveau des élèves. Rien ne concordait avec les connaissances que l’école s’efforçait de leur inculquer. Aucune science, arithmétique, règle d’orthographe ou de grammaire ne figurait sur l’énoncé. Elle ne voyait pas non plus l’ombre d’un précepte économique ou d’un soupçon d’histoire mondial. On aurait quasiment pu croire à une farce de l’Empire, en d’autres circonstances. Les deux polégardiens semblaient pourtant extrêmement sérieux. Peut-être n’avaient-ils pas eu connaissance du contenu. Sinon, il en aurait été presque risible. La directrice replaça nerveusement une mèche rebelle dans son chignon, puis, elle s’orienta difficilement vers les polégardiens.
« Je ne comprends pas… c’est ça votre test ? »
Les agents approuvèrent d’un signe de tête et répondirent :
-Notre Majesté l’Empereur nous a ordonné de faire passer cette épreuve. Si vos élèves trouvent qu’elle est trop ridicule pour leurs grandioses personnes, rien ne leur empêche de sortir et de dire non à un avenir somptueux. »
Jean se comprit immanquablement visé. D’ailleurs, tous les regards s’étaient à présent dirigés vers lui. Son génie opposait plusieurs avis. Son désir incessant et fiévreux de gloire le retenait. Toutefois, il flancha et rangea, par des gestes rapides, son ordinateur qu’il venait d’éteindre. Traînant les pieds sur le sol plastifié, il marmonna entre ses dents en passant devant les agents :
« Je ne serais jamais le jouet de ces envahisseurs… quel taré cet empereur de… »
Il n’eut pas le temps de terminer sa phrase que, déjà, l’agent le plus proche de lui l’empoigna par le col et le força, sans un mot à l’ensemble de la classe ni à la directrice qui venait de pousser un petit couinement de stupéfaction, à le suivre. La porte claqua derrière eux, comme une sentence dans un tribunal. La salle s’agita soudainement. Des voix s’élevèrent contre cette violence imprévue. Le second agent rétablit immédiatement le calme, bravant le courage enfantin des élèves. Lorsque le silence se rabattit totalement, au point d’entendre le vent effleurer les vitres de la pièce, il demanda aux étudiants, de sa voix tonnante, de reprendre leur activité. Ils s’exécutèrent, sans broncher, impressionnés par la carrure de l’étranger. Les mouches sillonnaient le plafond beige, jouant entre les néons. Les sanglots de la petite amie de Jean, qui n’arrivait absolument pas à se concentrer sur son écran, se répercutaient entre les murs. Mme Picton se rassit, tremblante, et vérifia que les agents ne portaient aucune arme sur eux. Quelques minutes plus tard, le premier agent revint, seul. Il s’avança jusque vers la directrice et se pencha sur son oreille. Il lui chuchota quelques mots et le teint de Mme Picton reprit ses couleurs originales. Jean était rentré chez lui sain et sauf avec, pour cadeau, une belle frousse. Marc se replongea alors dans sa feuille de brouillon. Lui aussi était très choqué, mais pour une toute autre raison. Les lettres défilaient devant ses yeux et elles s’embrouillaient ensuite dans son cerveau. Pour la quinzième fois, il relut la première question, celle qui l’avait frappé dès le début :
« Avez-vous déjà réalisé, au cours de vos nuits de sommeil, d’étranges rêves ? Si oui, veuillez les décrire le plus précisément possible et affirmez vos sentiments et votre opinion à leurs égards. »
A dire vrai, Marc était même totalement en sueur. C’était exactement en rapport avec ses préoccupations du moment. Il n’avait néanmoins aucun souci pour narrer ses songes. Ce trouble avait tellement de place dans sa tête, que ses mots s’écoulaient d’eux-mêmes sur le clavier, animé par un autre esprit que le sien. D’autres sujets témoignaient de cette étrange coïncidence. Plusieurs questions soulevaient des faits de sa vie. Il tenta cependant de se raisonner. Tout ceci n’était qu’un très simple hasard, un jeu du destin, juste un bon prétexte pour faire griffonner à quelques milliers d’élèves du monde Terrae une simple rédaction cohérente. Il fallait simplement savoir aligner trois mots précédés d’une majuscule et terminés par un point. Voilà tout ! Eh pourtant non. Le doute le rongeait. Pourquoi tout semblait tourner autour de lui ? Les interrogations étaient telles que Marc aurait presque cru les avoir rédigées lui même.
«Racontez, en une trentaine de lignes, la vie d’un couple d’une femme au foyer et d’un apprenti médecin.» ou «Décrivez précisément votre habitat.». On trouvait aussi : «Aimez-vous votre condition actuelle ?» et «Aimez-vous votre famille ?». On assimilait facilement ce test à une analyse psychologique. Marc Poxcenite, touché par ce mode d’examen, essaya de répondre le plus naturellement possible. Il rajouta un maximum de précisions personnelles afin de bien peaufiner sa copie. Décorant subtilement sa page numérique et la parant de son nom, de son prénom, de la date et de sa classe, il fixa du regard la pendule, au-dessus de la porte. Les aiguilles évoluaient lentement. Le temps était long. Enfin, après les deux heures convenues, l’agent qui avait raccompagné Jean frappa dans ses mains pour clore l’épreuve. Mme Picton se plaça à ses côtés et fronça les sourcils, signalant à ses élèves qu’il serait très mal venu de commettre une autre rébellion. Les chaises frottèrent le sol. Les étudiants se levèrent. L’agent indiqua un serveur sur lequel envoyer les réponses de l’interrogation. Il précisa, en haussant le ton, de bien marquer le nom, le prénom et surtout l’adresse du domicile sur l’entête du devoir. Marc s’empressa de rectifier sa copie. Puis un petit coup d’ultrason prévint de la sortie du cours. Le sac plaqué sur le dos, Marc traversa l’allée, descendant les marches des rangées une à une et passa devant les étrangers en noir. Une méfiance à leur égard le crispa et il hâta le pas pour les dépasser et sortir, afin de rejoindre Roald et lui conter cette étrange aventure. Il trébucha alors sur une chaise en travers. Les autres élèves pouffèrent de rire et Marc manqua de s’étaler de tout son long si un polégardien ne l’avait pas retenu. La paire de lunettes de soleil tomba. Un malaise fit taire immédiatement tout le monde. Intrigué, Mme Picton s’approcha. Que cachaient-ils donc ? Marc eut le temps d’apercevoir les traits du mystérieux agent. Il avait les yeux d’un bleu profond, un peu comme Marc, mais des cernes les lui encadraient, preuve de fatigue. Son visage était magnifique, angélique même. Pourquoi dissimuler un si beau regard ? L’agent se pressa de les remettre à leur place coutumière avant que la directrice n’arrive à sa hauteur. Il fit un bref sourire au petit Poxcenite et il le remit debout. Ce dernier sentit, tout à coup, toute son appréhension et ses craintes s’envoler et il lui rendit. D’un geste bienveillant de la main, l’agent le poussa vers la sortie, devant les visages envieux de ses camarades de classe. Encore émerveillé de ces quelques secondes de familiarité, Marc courut dans les couloirs et descendit en trombe les escalators pour raconter cet incident à son meilleur ami. Glissant sur le sol ciré du hall, il se rattrapa sur l’épaule de Roald. Celui-ci ne lui fit aucune remarque. Il contemplait le centre des deux piliers d’acier. Une armée d’agents se déversait de tous les escalators. Des dizaines, des centaines presque, s’alignaient, leurs mallettes à la main, devant l’entrée. Au-dessus de leurs têtes, la date de l’annonce des résultats défilait sur l’écran géant du hall. Ce serait pour dans deux jours…


A suivre...

empereur-paco Je préviens avant mon état de ce soir: Je ne suis pas d'humeur. J'ai eu une journée particulièrement éprouvante, riche en émotions. Alors, je ne désire aucun heurts, je ne veux pas me rajouter cette connerie par-dessus. Que ceux et celles qui n'aiment pas ces lieux, je le respecte, jartent d'ici. Très bien, j'ai compris votre opinion, aucunement besoin de trainer. Merci.
 
Pour ceux et celles qui sont considérés comme mes "fans" ^^, je tenais à vous avertir que l'histoire va se faire éditer sous peu. C'est pourquoi je mets un peu de temps à poster la suite, je révise tout le Tome 1 et ça prend beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps. Désolé...
saroue17

Lily-rose a écrit :

J'ai voté interressant mé finalement je trouve ca completement BIDON !!


 
Chacun son avis, c'est vrai, mais le respect ca existe =)
Alors respecte le travail des autres =)

Lily-rose Et pourquoi pas oui-oui tant qu'on y est ??  :lol:
Edelysweiss T'excuse mais je préfére quand même Winnie l'ourson à Jojo lapin et sure que toi aussi :o
Delphesine Je sais bien que c'est ce que tu as dis au-dessus, mais si elle trouve ça bidon c'est que ce n'est pas son style, ou autre, et franchement si elle trouve que c'est bidon... que ce n'est rien... :D :ange: bein... :D :ange:  chacun son truc ;)  
 
Je dirais... faut aimer^^  
 
Juste à dire que.......  Jojo lapin c'est très bien, c'est pas la peine de critiquer  :o
lune-rouge xD hiii :pt1cable:
Justement c'est ce que je disais juste au-dessus :) que ne pas aimer du tout c'est son droit :jap: mais "bidon" c'est autre chose,ça veut dire que c'est comme si c'était rien...
Delphesine Que tu trouve ça excellent c'est ton droit, mais si d'autres ça nul, bidon ou autres c'est leur droit aussi de ne pas aimer, si ce n'est pas leur style de lecture. On a le droit de ne pas apprécier du tout.  
 
Si vous en êtes fans c'est bien, tant mieux, au moins ça lui fais 3-4 lectrices assidues.
lune-rouge "Bidon" attend,dis que tu n'aimes pas,là c'est ton droit :jap:
Mais "bidon", t'as vu le travail??
 
Le dialogue entre Marc et l'Empereur est trop bien :love:
Lily-rose J'ai voté interressant mé finalement je trouve ca completement BIDON !!
empereur-paco Arf, arf, dslé du retard, mais quelques changements font que ça retarde l'écriture... je vous en dirais plus bientôt, ne vous inquiétez pas ;).
Mais il se peut que je ne puisse plus vraiment poster la suite de l'histoire...
Sanadette Ah xD
empereur-paco Que je laisse bien trainer le mystère :).
Sanadette

empereur-paco a écrit :

Mouais, sûrement... J'espère :D!


Tu espère quoi ? Oo

empereur-paco Mouais, sûrement... J'espère :D!
 
Enfin, allez, je vous concocte un joli huitième... enfin j'espère =)!
saroue17

empereur-paco a écrit :


 
Saroue: Eh bien, je croyais que tu faisais la morte du net... Heureux que tu en ais décidé autrement... Les mystères, c'est ce qui donne envie de lire la suite non? :)


 
Et bah la morte du net peut rescussiter parfois, et je n'en ai pas décidé autrement, c'est juste que j'avais envie de lire la suite.
Oui, et tu sais bien les entretenir aussi.

empereur-paco Ouais, j'aimerai bien... l'espoir fait vivre xD !
Sanadette ah ok :lol: Tout le monde va en profiter alors, faudra bien qu'un jour une eddition te remarque :p
empereur-paco Sana: C'est déjà fait =)! Trois autres forums lisent en parallèle... mais ils n'ont pas l'exclusivité comme vous ^^'. Le plus avancé n'en est qu'au chapitre 22 du Tome 1... Et oui la secrétaire, c'est bien elle qui va ressurgir et jouer un bon ptit rôle :P.
 
Saroue: Eh bien, je croyais que tu faisais la morte du net... Heureux que tu en ais décidé autrement... Les mystères, c'est ce qui donne envie de lire la suite non? :)
saroue17 Très émouvant comme épisode... Surtout le début
Je me disais bien que l'Empereur n'était pas mort, mais je ne m'attendais pas du tout à ce qu'on lui tire dessus..
Je me demande aussi qui lui a tiré dessus, l'homme qui s'est incrusté dans la Capitale ?
Que de mystères
Sanadette Heu la secrétaire ?  
 
Tu devrais poster ton histoire sur d'autres forum, elle aurait surement du succès ailleurs aussi :d Remarque tu a déjà un site...
empereur-paco Oui, qui a tiré sur lui? ^^'
Sarcadid? Hum, on le revoit dans l'épisode 4 (si ma mémoire est bonne xD). Il étudie l'Empire. Il est mis entre parenthèse pour l'instant, sauf si tu veux savoir exactement le déroulement de ses longues lectures dans la bibliothèque Impériale (mais faudra plus râler parce que y'a pas de dialogues :o)! Mais ce ne sera que pour mieux revenir en pleine forme ;)! Il y en a une autre aussi que tu oublies et qui n'est toujours pas réapparue... je te laisse deviner :).
Sanadette :) Toujours aussi magnifique, envoutant, touchant, prenant...
Et aussi j'avais deviné que c'était un rêve au début =)
Mais qui a touché l'Empereur ? ^^
Aufaite, on sait qu'est-ce qu'il est devenu Sarcadid ?
empereur-paco Voilà qu'arrive le 7ème épisode! L'histoire se corse un peu... enfin vous me direz ce que vous  en pensez, je vous fais confiance ^^'. C'est un épisode moyen (4 pages). Il enclenchera une série dans son genre... Bref, je vous laisse :).  Bonne lecture ;)!
_______________________________________________________________________________
 
                                                                          Chapitre 7
 
 
 Le sol était froid. Marc reprit ses esprits. Il était étendu sur le marbre beige du hall du palais. Déboussolé, il se releva, fébrilement. D’habitude peuplé d’une multitude d’agents, les lieux demeuraient déserts. Le grand chandelier de diamants du plafond n’éclairait que très faiblement. Les lourds piliers blancs s’assombrissaient sous la silhouette des statues fantastiques. Les visages figés des tableaux meublant les immenses murs le fixaient d’un regard vide, perdu dans la marée de Lumière qui s’écoulait des fenêtres scintillantes pour illuminer la rosace peinte à ses pieds.
 Marc ne se souvenait plus comment il était arrivé là. Sa tête s’embrouillait, ses souvenirs se contredisaient. Il se remémorait le dôme du Grand Conseil. Il revoyait la figure vieillie du conseiller Maxence. L’Empereur n’avait rien dit, rien objecté, rien critiqué. Marc avait emprunté une autre berline impériale pour le retour, celle de l’agent M. Durant le trajet ils avaient bavardé sur la réunion. Mais la conversation avait rapidement dérivé sur la République Terrae et sur ses principes. Marc l’avait harcelé de questions sur le fonctionnement de l’Empire. Il s’était surtout intéressé sur la présence des autres villes. M l’avait informé du mieux qu’il put, évitant les slaves d’interrogations de son protégé. Puis ils avaient plaisanté, échappant pour une fois aux sujets dérangeant. Marc n’avait fait qu’une seule allusion à son désir de revoir sa famille. Mais l’agent avait réussi à capter son attention et à lui faire oublier ses soucis, momentanément. La berline s’était ensuite garée dans les dépôts du palais, au milieu de centaines d’autres. Des polégardiens les avaient recouvert de fines housses grises, selon l’ordre de l’Empereur. Plusieurs ne serviraient plus avant un bon moment.
 Ses pas résonnaient. Le hall, pour la première fois, donnait un air angoissant, menaçant. N’importe qui pouvait se dissimuler derrière l’ombre des colonnes, derrière une jambe de statue, à l’embrasure d’une porte camouflée. Son regard se jetait dans toutes les directions. A l’arrière, s’imposait la magistrale entrée, sculptée des insignes de l’Empire, habituellement gardée par deux agents. La barre horizontale du Pi la barricadait. A gauche, serpentaient les locaux des cuisines, des vestiaires et des placards. Marc les avait un jour estimé durant leurs exercices. Les cuisiniers préparaient des mets succulents. Les fourneaux rougissaient. Les employés s’activaient pour la concoction de sauces épicées. Les blanchisseries tournaient à plein régime pour nettoyer les milliers de costumes noirs d’agents. Les femmes de ménage se démenaient pour rendre les lieux propres et accueillants, peaufinant les moindres recoins. Et chacun exécutait son labeur avec une tendresse accrue et un sérieux admirable. A droite, s’ouvraient les galeries illuminées des beaux arts. L’Empereur attribuait de fortes sommes aux peintres et aux artistes. Notamment, il leur réservait un théâtre, un opéra, une salle de concert. Plus loin, d’immenses corridors alignaient les plus belles toiles des plus renommés. Les sculptures décoraient l’ensemble des grandes pièces. Et les autres arts étaient entreposés dans une salle spacieuse, dédiées spécialement pour les pratiques extraverties. Finalement, à l’avant, dévalait une volée de marches majestueuses, comme une coulée de lave laiteuse, entourée de rampes de pierre polies et serties de ciselures délicates. Elle menait aux appartements de l’Empereur, fermés par un grand anneau d’or. Et Marc était seul au milieu de ce décors dépourvu de vie…
 Brusquement, les portes de l’Empereur s’ouvrirent. Un agent en sortit, à reculons. Il exécuta une courte révérence et dit :
« Bien Votre Majesté. Je veillerai à ce que vos ordres soient tenus. »
Marc fut soulagé. C’était la voix de l’agent M. Apaisé, il grimpa rapidement les escaliers le séparant et l’appela :
« M ! M ! »
Il se stoppa alors. L’agent ne lui jetait même pas un regard. Refermant consciencieusement les battants, il la verrouilla. Glissant les clefs dans sa poche, il continuait de baisser la tête.
« Hé ho, M ! C’est moi ! Tu peux me répondre s’il te plaît ? »
Mais la voix de Marc résonna entre les gros piliers du hall. M dévala les marches d’un pas rapide. Il se saisit de ses lunettes de soleil et les plaqua sur son nez. Marc remarqua alors qu’il avait les yeux rouges, embués de larmes. Ce n’était pas normal. M n’avait jamais montré ses sentiments. Les agents étaient impassibles… ils ne défaillaient jamais.
« M ; ça ne va pas ?, s’inquiéta Marc »
Mais l’agent resta muet et poursuivit sa descente. Au dernier palier, il s’arrêta net. Sa paume agrippait la petite boule dorée qui terminait la rampe. Il se tourna et fixa les appartements de l’Empereur. Une larme coulait dessous les verres de ses lunettes noires, longeant sa joue et mourant du revers de sa main. Marc le rejoignit. Il aurait voulu le serrer dans ses bras, mais quelque chose le retenait. Il ne savait quoi. Il le regarda pleurer, longtemps. L’agent s’affaissa et il dut s’asseoir sur la dernière marche pour ne pas chuter. Ses sanglots succombaient dans l’immensité du palais vide. La Lumière paraissait décroître à travers les fenêtres. Le temps s’estompait. Cherchant un mouchoir, M s’essuya les yeux par dessous sa paire sombre. Puis, il se releva, difficilement. Il se tint à la rampe au début. Marc n’aperçut alors qu’à ce moment là que les traits de l’agent étaient… changés. Il semblait plus jeune, plus instinctif, moins réfléchi peut être ou moins sage. L’agent caressa les plis de son uniforme. Il posa un pied sur le sol de marbre du hall. Il se dirigea résolument vers la porte de sortie. Cependant, au centre de la rosace, il se tourna une ultime fois. D’une voix frêle, il déclara à lui même :
« Si tel est votre souhait, Votre Majesté… »
Puis d’un pas déterminé, il marcha jusqu’à l’entrée. Il souleva la barre horizontale et libéra les battants. De ses deux bras, il les poussa. Les portes s’ouvrirent en grand, illuminant d’un seul coup le hall marqué par la pénombre. Marc le rattrapa mais il s’arrêta net, surpris. Une foule impressionnante patientait en silence devant les grilles du portail. L’air soufflait, soulevant les cheveux des femmes, menaçant de faire chuter les chapeaux des hommes, mais personne ne pipait mot. La capitale se taisait. L’absence de bruit en devenait assourdissant. Marc n’osa pas s’avancer plus. Des yeux implorant se levèrent vers l’agent. Celui-ci se planta entre les deux sculptures ornant la devanture du palais, un homme et une femme dénudée. Chancelant, il s’appuya sur l’une d’entre elle et il marqua un temps d’arrêt. Finalement, il se remit droit et considéra la foule, cette masse compacte, ces innombrables polégardiens qui n’attendaient qu’une seule information. La Lumière se déployait dans son dos. Elle prit de plus en plus de puissance. Elle traversait tout, les murs, les arbres et les gens. Inspirant une grande bouffée d’oxygène, M s’adressa à la capitale d’une voix emplie d’émotions mais néanmoins vigoureuse :
« L’Impératrice est… »
 
 Marc se réveilla en sursaut. On venait de frapper à sa porte. Ses draps étaient humides de sueur et il accepta l’entrée d’une petite voix faible. Son teint demeurait blanc. La Lumière se déversant par les rainures des volets marquait encore plus sa clarté. Ce rêve lui avait semblé tellement réel. Ce n’était pas la première fois que la Lumière lui montrait ce genre de passage… cependant, jamais avec autant de réalité. L’Empereur entra. Marc sursauta. Il ne s’attendait pas à sa visite. Gêné, il se vêtit d’une tunique pour éviter d’apparaître devant Sa Majesté torse nu. Puis, lissant les plis de ses draps afin de donner meilleure allure à sa couche, il s’assit en tailleur sur ses couvertures brodées. L’Empereur fit le tour de la pièce. De sa main de velours, il caressa la commode infestée d’habits que le palais avait fourni à l’enfant, à sa plus grande confusion. Sur le dessus, une petite photographie trois dimensions trônait. C’était l’un des seuls souvenirs que Marc avait pu emporté de Terrae. L’agent M s’était chargé lui même d’ordonner la récupération de ce trophée, lors d’une mission sur l’autre monde. Des agents s’étaient immiscés chez les Pocxenite pour les dérober. Ils avaient aussi rapporté quelques bijoux, comme sa gourmette d’argent que Marc avait reçu lors de sa douzième année. Mais, en contrepartie, Marc avait fait parvenir une lettre que les agents avaient pris soin de laisser en évidence. Le message indiquait qu’il était en bonne santé et qu’il ne fallait pas s’en faire pour lui. Il avait trouvé une nation en qui se vouer et il reviendrait le plus rapidement possible…
 L’Empereur se saisit de la photographie et l’examina. Marc le regarda faire, muet. Une gêne planait dans la chambre. Le monarque la brisa lorsqu’il reposa, fébrilement, le trophée et soupira :
« Ah, la famille… »
Marc en fut presque surpris. Il ne s’attendait pas à du bruit, dans ces instants de silence désiré. L’Empereur se dirigea vers les immenses fenêtres qu’il ouvrit. Il détacha les volets et sortit sur le balcon. Fatigué, il s’appuya sur la rampe de pierre et médita, face à sa capitale.
« Monsieur ?, l’interpella Marc
-Viens près de moi, répondit le polégardien »
Marc, docile, obéit. Le parquet craquait sous ses pieds nus et l’enfant se sentait  ridicule avec sa tunique légère sur les épaules. Néanmoins, il rejoignit l’Empereur, comme souhaité, et il s’accouda à son tour sur la balustrade. Le matin se levait sur la ville. Le soleil était encore rose. L’aube se mourrait. Il était tôt.
« L’Empire sera beau aujourd’hui, décréta Sa Majesté
-Comme tous les jours, Monsieur, assura Marc serviable. »
L’Empereur rit. C’était un rire aspiré, non voulu, un rire qui ne plaisait pas, un rire qui concédait à toute déception. Le monarque se voûta et il affirma :
« L’Empire est beau pour les aveugles. Ils n’ont aucune notion à comparer. Non, je veux dire, l’Empire ressemblera beaucoup à Terrae ce matin… »
Marc sursauta. La réplique fut reçue comme une énorme bille de plomb.
« Comment ? Je puis vous assurer que l’Empire n’a rien à envier à la République…
-Tu te mens à toi même, mon petit, poursuivit l’Empereur. En vérité, tu le trouves beau, parce que tu n’y vis pas depuis longtemps. Tu l’admire car tu ne vois que ces façades polies et luisantes. Tu l’aimes car tu y adores des personnes qui y vivent. Mais, sincèrement, tout cela, tu l’as sur Terrae… »
Marc se tourna vers la ville. Elle demeurait extrêmement jolie. Ses tours s’illuminaient sous les rayons du soleil. Ses immeubles se démarquaient dans le ciel. La capitale ne connaissait pas son égale sur le territoire de la République.
« Monsieur, permettez-moi de ne pas suivre votre avis…
-Je te l’accorde, mon enfant, je te l’accorde. Je te permets aussi de revenir sur tes paroles à n’importe quel moment. La Lumière voile ta vision. Essaie de voir sous ses rayons…
-J’aime la Lumière, Monsieur.
-Moi aussi, Marc, moi aussi. Plus que tout.
-Vous aussi vous… ?
-Oui, moi aussi. Elle me guide, elle me console, elle me façonne…
-Et elle vous montre le passé…
-Ainsi que le présent, Marc, elle t’éclaire bien plus le présent, par les vérités du passé.
-Et est-elle juste ?
-Elle ne sait mentir sans se tacher, répondit l’Empereur
-Alors, je suis désolé Monsieur… »
L’Empereur se tut. Il observait l’horizon, sans ajouter un mot. Le ciel se dégageait des derniers nuages de la nuit. La clarté frappait le palais.
-Vous l’aimiez … ?
-Trop…
-C’est toujours mieux que pas assez, rassura Marc
-Peut être, mais c’est mauvais…
-Peut être, mais c’est aussi bon…
-Lorsqu’il est partagé…
-Et il l’était, Monsieur
-Plus maintenant. Si peu de délices avec elle pour trop de remords sans. L’amour fait perdre toute logique…
-Il ne regarde plus les bénéfices, Monsieur.
-Je sais, confirma le polégardien. Il est le seul capable de réconcilier nos deux mondes… »
Puis, reprenant ses esprits, l’Empereur se tourna vers Marc et lui annonça :
« D’ailleurs, il faut que tu commences sérieusement ton apprentissage de la Lumière. Elle te parle, elle te guide, mais elle ne te donnera pas toute la force. Le reste viendra de toi et seulement toi… »
Marc approuva d’un hochement de tête. Il considéra alors l’Empereur. Ce personnage voilé l’intriguait toujours autant. Que cachait-il ainsi… sa peine ? Le vent se levait. Les fraîcheurs de décembre approchaient, malgré le bouleversement climatique de ce monde. Marc se frotta les avant-bras pour se réchauffer. Puis, doucement, il dit :
« Monsieur…
-Oui ?
-Pourquoi vous cachez votre visage sous ce voile ? »
L’Empereur ne se crispa pas, au soulagement de Marc. Il se contenta d’hausser les épaules. Soupirant, il répondit :
« Il y a certaines choses qui ne valent pas d’être v… »
Une détonation provenant de la ville en contre-bas retentit. L’Empereur s’affaissa. Horrifié, Marc se baissa, en couchant par la même occasion Sa Majesté. Pleurant de panique, il hurla :
« M ! M ! Au secours !Viens vite ! L’Empereur est touché ! Dépêches-toi ! M ! »
La porte vola en éclat. Au lieu de voir son sauveteur habituel, une rangée d’innombrables agents investirent la chambre. Ils se précipitèrent vers les deux victimes et ils arrachèrent Marc au monarque, l’entourant de leurs corps. On traîna de force l’enfant dans les coins de la pièce, pour le protéger de l’extérieur. Hurlant, Marc se débattit. Du sang avait giclé sur sa tunique. Implorant le ciel, il remarqua alors que ce dernier était investi de nombreux hélicoptères. D’autres, au loin, apparaissaient. Des blancs. L’agent M arriva enfin sur les lieux. Marc s’extirpa de ses quatre gardes et il se jeta dans ses bras.
« M !Je t’assure, j’ai rien pu faire… Ils l’ont tué, sous mes yeux ! Je t’assure ! Si j’avais su… »
Mais à son grand étonnement, son ami n’affichait aucune mine terrorisée. Il se contenta de lui caresser les cheveux pendant que Marc lui déballait ses mille excuses. Quand son protégé eut terminé, il s’accroupit et lui chuchota :
« Chut… calmes-toi. Il n’y a rien de grave. L’Empereur n’est pas mort…
-Comment ça ? Il s’est effondré sur moi ! Regarde ma tunique !, s’écria Marc
-Non, Marc, il a été touché à l’épaule droite. Rien de grave, il s’en remettra. Je t’assure qu’il a déjà connu pire… Allez, calme toi… sèche moi tes larmes et va donc te changer. L’Empereur va bien. Ne t’inquiète pas pour lui, ça va aller… »
L’agent se releva et il ordonna d’une voix qui n’autorisait aucune contestation :
« Fouillez les toits de tous les buildings. Ramenez Sa Majesté dans ses appartements. Son médecin personnel a été convoqué. Je prends les rennes de l’Empire durant son rétablissement. Je veux qu’on me retrouve ce criminel… »

 
A suivre...
empereur-paco Ah ah, un long week end s'annonce... peut être =)!
saroue17 Ne nous donne pas envie pour les autres épisodes, c'est de la torture :'(
Sanadette :)
Moi j'aime bien Agatha, comme j'ai dit plus haut, on voit bien ce qu'elle épprouve pour l'Empereur :)
empereur-paco Yihou!
Vous avez vu comment j'm'arrache ces temps-ci? J'ai fais deux épisodes en deux jours, j'ai créé un site sur Marie Curie et j'ai tondu mon gazon...
Et non je me dope pas xD.
Ah la la, enfin les autres épisodes vous réserveront bien des surprises =P.
Merci pour vos ptits compliments, ça fait toujours du bien au passage ...
saroue17 Si, mais ils étaient pas aussi longs =O
Bah si, justement, j'ai dis qu'ils avaient tous les yeux bleus et les cheveux blonds ^.^
J'ai hâteuhh de lire la suite =DD
Sanadette Oula, deux épisodes lues en une journée :lol:
 
Saroue a raison, enfin des dialogues =p =p
Sinon, que dire ? Ta desription est toujours PA-FAI-TE, d'ailleurs on ressent bien ce qu'épprouve Agatha à l'égart de l'Empereur ;)
empereur-paco Ah bah qu'est ce que tu veux, c'est le jeux ma pauv' Lucette.
Mais cet épisode montre que le Grand Conseil n'est pas non plus sot et qu'il n'agit pas simplement par plaisir de contrer l'Empereur. Il y a de véritables problèmes qui le préoccupent ^^'. Enfin c'est pas fini, comme tu me connais, il y a toujours des retournements de situation... surtout avec Môssieu L'Empereur ;). Donc, no panic =).
Genre avant y'avait jamais de dialogues? Et ils ont pas les cheveux blonds?
Enfin merci, si tu el trouves lui aussi magnifiques :).

 

PS: J'ai mis une ptite version corrigée, mais finalement y'avait pas grand chose à changer... ptètre que j'avais la flemme alors il se peut que j'rechange deux trois trucs plus tard, mais c'est peu probable ^^.

saroue17 O_O
Non, je n'arrive pas à le croire, l'Empereur doit cesser ses activités ? Moi qui le pensais tout-puissant..
C'est marrant, comment le Grand Conseil ressemble au Palais Impérial..
Et aussi que le Grand Conseil soit en blanc, alors que les autres sont en noir... Mais malgré tout, ils ont tous les yeux bleus et les cheveux blonds.
Ah la la, que de mystères ^^
Ce Grand Conseil ne semble pas être tout à fait d'accord avec l'Empereur.
Et j'ai envie de dire : Enfin des dialogues !!!! =p
 
Dis moi, tu t'arraches en ce moment xD
Tant mieux d'ailleurs, tes épisodes sont magnifiques.
empereur-paco Et bah on peut dire que vosu êtes chanceux. C'est rare mais là j'me suis senti très inspiré. Bon l'épisode est assez long et il est pas entièrement corrigé. Jle frais ce soir. Mais voilà, voilà, il est quand même là :). Vous vous retrouvez au sein du Grand Conseil, en pleine politique. J'espère que ça vous gavera pas xD. Enfin, j'vous laisse lire quoi (comme d'hab' ^^'). Bonne lecture :).
 

                                                                  Chapitre 6
 
 La coupole envoyait son ombre sur le groupe qui traversait la cour principale du Grand Conseil. Marc y devina encore plusieurs détails rappelant la prouesse des artistes du palais Impérial. Quoi qu’en disait l’Empereur, ce lieu marchait sur les pas de la splendeur du palais. Les statues évoquaient celles des jardins intérieurs. Les dessus des alcôves se découpaient dans l’art des chambres somptueuses de la résidence Impériale. Les frontons se gravaient des symboles de Sa Majesté. Tout n’était que copies, calques, figurations de l’architecture du palais.  
 Les soldats blancs menèrent les agents noirs vers une ouverture entre deux colonnades. Le reste de la procession suivit et il accéda dans un espace circulaire magnifique. Des colonnes, une grosse trentaine, les entouraient, surmontées chacune d’un flambeau. Partout s’emmêlaient avec grâce parures de marbres et broderies de pierres délicatement taillées. Des figures hautaines tenaient la garde de la salle. De petits arbustes illuminés des chauds rayons solaires extérieurs pavanaient de fraîches feuilles naissantes. Encadrés par des piliers ancestraux, ce lieu avait un côté magique, fantastique, irréel même. La végétation florissait en fin novembre. C’en était à peine concevable. Un petit air doux remémorait le temps incertain du dehors. Marc réajusta le col de son manteau autour de son cou. Il jetait des regards admiratifs autour de lui. Les agents restaient impassibles devant une telle beauté, comme à leur habitude. Ils devaient venir souvent, plus rien ne les surprenait. Au centre, un vieux livre ouvert reposait sur un illustre autel enveloppé d’un drap blanc. Un pot d’encre posé à son extrémité retenait une plume d’oie. Marc crut avoir changé d’époque. Il vivait en un décors antique, bordant le moyenâgeux. Le soldat blanc de l’entrée convia l’Empereur à se saisir de la plume. Le monarque le remercia et apposa sa signature. Une de plus apparemment, les pages en étaient couvertes. On referma le livre et on le scella. On replia le drap et on l’enleva. L’éclat des flambeaux parut diminuer et seule persistait la lumière du dehors. Puis les autres soldats s’animèrent et ils invitèrent les hommes impériaux à sortir du cercle par une porte à l’arrière. Ils pénétrèrent ainsi dans un immense hall où planait un énorme chandelier doré mais vide. Le sol brillait tant il était propre. Marc y voyait son reflet. Il cheminait sur des peintures étranges mélangeant réalité et imaginaire. Autant des formes de végétations paraissaient s’approcher de la vraisemblance, autant des créatures mystérieuses transgressaient toute règle de probabilité. L’enfant remarqua aussi un autre détail qui lui décrocha un sourire. Une boule lumineuse dansait dans la représentation du ciel. Même au sein de cette institution, on louait la Lumière.
 Le hall formait une croix chrétienne. Avait-ce un rapport ? L’Empire ne semblait pourtant pas partager les mêmes religions que Terrae. Sous une nouvelle République, le peuple mondial restait cependant toujours attaché à ses croyances. Et le gouvernement de l’époque n’avait rien tenté pour l’en dissuader. Il avait bien d’autres sujets à se préoccuper. L’Empire admettait-il un dieu sous une quelconque forme ? Marc en doutait. Ce pays demeurait si complexe et il jonglait avec tant de philosophie que l’enfant imaginait mal qu’il vouait un culte à une chose aussi simple qu’un être suprême ordonnant à son bon vouloir. Néanmoins, Marc ignorait tout de la religion ici. Aucune chapelle ne composait les pièces du palais comme autrefois dans les anciens châteaux de Terrae. L’enfant se souvenait en avoir visité un, avec ses parents, avant « La Crise » non loin de Paris, la capitale de la section. La bâtisse aurait abrité les plus grands rois de l’ancienne France et malgré son jeune âge, il avait été subjugué par l’étalage de richesses orchestrées par le christianisme. Il se souvenait d’un immense passage bordé de miroirs où des croix multiples ornaient des dorures exagérées. Il n’avait pas retrouvé l’équivalent dans le palais Impérial. Mais il y avait une toute autre richesse, impalpable. Comme ici, au siège du Grand Conseil. Il y avait une atmosphère, un style propre à l’Empire, inconnu dans tous les manoirs de la République…
 Le groupe passa entre les deux branches menant à droite ou à gauche du bâtiment puis gravit une dizaine de marches jusqu’à une immense porte vernie. Les soldats blancs se postèrent devant les battants et patientèrent que les agents prennent à leur tour leurs positions. Marc en profita pour s’accouder à la rampe luisante de propreté. Elle était lisse et froide. Le corps de Marc était chaud et collant de transpiration. Il ne se sentait pas réellement à sa place. Il s’agissait d’une affaire de grands hommes puissants, pas d’un misérable enfant pauvre. Une question lui traversa l’esprit : pourquoi l’Empereur s’occupait-il tant de lui ? Il ne le faisait sûrement pas gratuitement. Il attendait un retour… Un grand craquement sourd retentit et les portes s’ouvrirent. Doucement au départ, elles dissimulaient encore leur secret. Puis elles prirent de la vitesse et un autre claquement bruyant avertit la fin de leur progression. Marc eut un vertige. Il se retint à la rampe. Une vaste assemblée siégeait sur d’immenses marches d’une salle spacieuse. Des hommes et des femmes vêtus de toges blanches à la romaine observaient d’un regard grave les agents qui prirent place en dessous des marches. Des voiles transparents pendaient du plafond. Ils séparaient l’hémicycle en trois parties. Ils ondulaient sous les courants d’air des hautes fenêtres ouvertes sur les côtés. Par vagues, de petits échos de la ville se reportaient à l’intérieur. Mais aucun son disgracieux n’entachait l’importance de l’événement. Devant, se levait une estrade. Un autre homme de même apparence que les autres à la différence qu’il portait un bandeau rouge lui barrant le torse, patientait, réservé. L’agent M se pencha sur Marc et lui chuchota à l’oreille :
« C’est le chancelier Nostram. »
Marc reconsidéra alors le personnage. Il s’agissait du second homme le plus puissant de l’Empire. Il le dévisagea. Ses traits étaient ridés, ses cheveux blanchissaient, sa stature s’affaissait. Cependant il gardait un aspect audacieux, fort, imposant. Il inspirait un respect incontestable. L’Empereur monta sur l’élévation. Le chancelier lui serra la main puis les deux hommes s’étreignirent comme deux vieux amis qui ne s’étaient pas vus depuis longue date. Marc s’en étonna. Ne lui avait-il pas confié qu’ils entretenaient des heurts ennuyeux ? Le Grand Conseil ne s’opposait-il pas systématiquement aux volontés de l’Empereur ? Néanmoins, Marc n’en oubliait pas plus que l’Empire fonctionnait d’une manière bien à lui. Il ne pouvait transposer sa logique de Terrae sur celle de Polégardie.
« Conseillers de l’Empire, voici l’Empereur !, annonça Nostram d’une voix énergique. »
L’assemblée s’anima et un tonnerre d’applaudissements fit vibrer les piliers pourtant coriaces de la salle. Marc fut submergé par une estime considérable vis à vis de l’Empereur. Les acclamations se turent et Nostram reprit d’un ton identique :
« Conseillers de l’Empire, asseyez-vous ! »
Docilement, la foule de politiciens s’assit. Ils dévoilèrent alors le large tableau apposé sur le mur arrière, précédemment caché par leurs corps. Un éminent peintre avait du signer cette toile. Cette dernière rappelait celles que Marc étudiait parfois en cours d’histoire. Comme le somptueux tableau du sacre de Napoléon Bonaparte, Empereur des français. Cette réflexion le fit sourire… Empereur de Polégardie… mais quel était son nom ? La même salle était représentée. Cependant, d’autres hommes y figuraient, hormis l’Empereur, grande silhouette voilée au centre. Tous les conseillers baissaient la tête en signe de soumission. Pourtant, cette docilité n’était pas adressée à l’Empereur, car lui aussi semblait réservé, résigné, vassal d’une force plus puissante que la sienne. Il tenait en ses mains gantées un coussin de velours rouge qu’il tendait en avant. Un livre, étrangement ressemblant à celui que Sa Majesté avait signé auparavant, y était posé. Le symbole Pi était tracé sur ses couvertures en cuir. Par les fenêtres, la Lumière illuminait les colonnes, les marches, les draperies, les conseillers et surtout l’Empereur. Ainsi les trois pouvoirs qui guidaient l’Empire étaient évoqués. Ce tableau avait du être réalisé lors de la création du Grand Conseil. Le cœur de Marc se serra… il pensait aux mots que l’Empereur avait prononcés quand il lui avait narré la passation de pouvoir. « La situation ne me permettait plus de gouverner… ». L’Impératrice venait sûrement de s’éteindre à cette époque. Un élan de compassion l’attira vers le monarque. Mais le groupe d’agents qui assurait sa sécurité l’empêcha d’assouvir son envie.
« Conseillers, je suis venu à votre rendez-vous. Faites moi part de vos quémandes… »
Le silence plana quelques secondes. Aucun conseiller ne se concerta, l’un d’entre eux se leva sur la gauche. De son regard perçant, il fixa l’Empereur. Puis exécutant une courte révérence, il déclara :
« Votre Majesté, veuillez m’excuser si mon reproche vous afflige…
-Parlez librement, conseiller Soufrant, consentit l’Empereur
-Merci, Votre Majesté. Je parle au nom des Populaires. Nous voyons d’un très mauvais œil votre politique avec la République Terrae. »
Nostram acquiesça machinalement la tête. Marc se crut le seul à l’avoir remarqué.
« La capitale ne reçoit plus qu’un pourcentage extrêmement faible de votre budget.
-Faible, certes, mais conséquent pour subvenir aux besoins du peuple, contesta le monarque
-Bien sûr, Votre Majesté. Cependant nous ne créons plus rien, nous vivons sur ce que nous avons réalisé. Votre Majesté, nous estimons réellement vos investigations sur cette nouvelle Terre et jusqu’à présent nous étions en accord avec vos principes mais dorénavant… »
Le conseiller parut réfléchir à ses mots. Il conservait cependant toujours cette allure respectueuse mais déterminée. Il s’agissait d’un excellent conseiller, élu à juste mesure. Il affirma d’un ton calme :
« … dorénavant, nous ne pouvons accepter vos incessants échecs. Nous sommes prêts à vous croire pour l’innocence de vos agents quant à l’affaire de cette matinée. Alors cela signifie que la situation est plus dangereuse. Un étranger a pénétré nos murs, et pas forcément un étranger d’une autre ville, mais peut être un étranger de l’Empire… »
Cette déclaration fut reçue comme un boulet de canon. Les agents se murmurèrent quelques paroles à l’oreille. Les conseillers les dévisageaient, satisfaits de leurs réactions. Marc lui s’étonna d’une toute autre chose. Le conseiller venait d’évoquer la présence d’autres villes et il se sentit tout à coup stupide de ne pas y avoir pensé plus tôt. Il s’était toujours figuré la capitale, sans nom, comme la seule et unique région civilisée de ce vaste territoire. Mais il était impossible d’imaginer un pays aussi puissant composé d’une seule métropole. Le conseiller Soufrant se rassit. Les autres de son parti approuvèrent et les yeux se dirigèrent vers l’ombre voilée.
« Je suis flatté de la considération que vous apportez à mes hommes, répondit l’Empereur. Et j’appuie une nouvelle fois votre affirmation : mes hommes n’ont enfreint aucune de vos règles établies. J’ai une confiance absolue en leurs actes et si l’un d’eux avait agi en ce sens, une raison valable en aurait immédiatement découlé. »
Les conseillers et Nostram acquiescèrent doucement. Les agents étaient écartés de toute menace de répression.  
« Je suis aussi honoré de voir que vous portez un fort intérêt à la sécurité de cette ville. Cependant, avant d’alarmer qui que ce soit, je souhaite une enquête approfondie sur l’incident de ce matin. Les esprits sont échauffés dans la capitale, l’annonce d’une intrusion étrangère provoquerait un mouvement de panique. Il faut donc s’assurer de sa fiabilité… »
L’agent M se pencha à nouveau vers l’oreille de Marc et lui murmura, pendant qu’un autre conseiller, une femme, se levait et exécutait le même protocole que son prédécesseur :
« C’est peut être ce qu’ils veulent justement… convaincre le peuple que les agissements de l’Empereur sont une menace… »
Marc ne savait pas trop quoi en penser. Cette divergence d’opinion semblait durer depuis une longue décennie. Ce débat ne faisait que reprendre des centaines d’autres. Il n’avait jamais assisté aux divers réunions.
« Votre Majesté, se prosterna la conseillère en plissant sa toge. »
Elle était âgée elle aussi, son visage trahissait les années qui s’y dissimulaient. Mais ses yeux bleus semblaient aussi résolus qu’une femme de trente ans, protégeant son nouveau né.
« Nous avons toujours soutenus votre cause et nous vous servirons d’une docilité inébranlable. Néanmoins, nous préférons vous mettre en garde à notre tour. Vous découvrez ce monde et vous croyez ce qu’il en est. Mais vous n’y vivez pas… »
L’agent M eut un petit rire étouffé. Marc l’observa. L’agent lui sourit mais il ne pipa mot. Il attendit que la conseillère poursuive :
« C’est pourquoi, nous le parti Impérialiste, nous accordons notre soutien mais avec réserve… Si un autre incident se produit, je le regrette déjà, mais nous nous retirerons… »
Puis, en soufflant un « Votre Majesté » à peine audible, elle reprit sa place aux côtés de ses collègues. Elle avait le teint blanc et des larmes perlaient le tour de ses yeux, tout en contenant son regard intrépide. L’Empereur hocha la tête de haut en bas.
« Merci Agatha. Vos remarques me sont toujours utiles »
La conseillère, honorée, consentit et son visage reprit quelques couleurs. Enfin, un dernier conseiller se leva. Il semblait très vieux. D’un simple coup d’œil, Marc lui aurait donné dans les quatre-vingts années. Péniblement, il se plaça au centre de l’espace attribué à son parti et fit une brève révérence, non par irrespect mais plutôt que son dos devait être douloureux.
« Votre Majesté, apostropha t-il ».
Etonnamment, sa voix résonnait entre les quatre murs de la salle. Elle gardait toute sa vivacité et toute son éloquence.
« En tant que Conservateurs, la sécurité de la capitale, foyer de toutes nos ressources, de tous nos trésors, de tout notre art nous tient particulièrement à cœur. Je ne crois pas en le fait qu’un trouble-fête se fusse accaparé de l’un de vos véhicules Impériaux. Ils sont réputés pour leur inviolabilité. Jamais au cours de notre histoire un tel fait ne s’est avéré. Cependant, je me suis intéressé de près à vos missions, j’ai lu plusieurs de vos rapports que j’ai réussi à me procurer. Et je suis subjugué, sincèrement, par la finesse de vos activités. J’ai remarqué d’ailleurs votre duperie sur le compte de notre chancelier Nostram au centre de leur pouvoir. »
Nostram se tourna, intrigué, vers l’Empereur.
« Et quelle est cette duperie, Votre Majesté ?
-Peu importe, rétorqua le conseiller un sourire malicieux aux lèvres. L’important consiste en le fait que j’ai pu lire aussi que l’une de vos voitures est restée sur ce nouveau monde… sans agent. »
Un tumulte enroué parcourut l’assistance. Cette nouvelle était inimaginable. Comme l’avait si bien souligné plus tôt ce même conseiller, les berlines de l’Empereur demeuraient inviolables.
« Es-tu sûr de ton information, Maxence ?, demanda la conseillère Impérialiste  
-On ne peut plus sûr, Agatha, approuva le vieux conservateur. D’ailleurs, sauf si je me trompe, cet enfant pourra nous en certifier. »
Il pointa du doigt Marc qui se vit dévisager par l’intégralité de l’assemblée. Gêné, il lança un appel à l’aide du regard à l’agent M. Perplexe, celui-ci lui fit signe de répondre. Marc déglutit alors avec peine et s’avança parmi la foule d’agents et cautionna d’une voix mal-assurée :
« Oui, en effet… »
Le vieux conseiller sourit, d’un air bienveillant. Puis il se tourna vers l’estrade et continua :
« Voilà donc la preuve irréfutable de notre agresseur, Vos Excellences. Ils ont trompé à leur tour notre garde et ils ont pénétré la capitale par une voiture officielle. Je crois que l’affaire est on ne peut plus claire.
-Vous oubliez un détail, objecta l’Empereur
-Lequel, Votre Majesté ?
-Ils ne savent pas comment passer les frontières de l’Empire…
-Eh bien, il faut donc croire qu’ils ont trouvé les moyens, répliqua le vieil homme courbé. »
Il se racla ensuite la gorge et il s’adressa à l’assemblée entière.
« Vos Excellences, je propose donc une solution avant d’aboutir à un rejet immédiat des efforts de Sa Majesté. Nous, Conservateurs, nous désirons que notre patrimoine soit à l’abris de tout péril. Nous réclamons que l’espion que nous a envoyés cette … République soit arrêté, interrogé et condamné de la manière que notre Cour de Justice entendra la meilleure. Et que, durant ce laps de temps, la maison Impériale cesse, sans vous offenser Votre Majesté, ses travaux sur le nouveau monde.  
-Et nous, nous rajouterons, s’exclama le conseiller Soufrant du parti Populaire, que le peuple choisisse du sort de cet intrus et qu’il soit jugé ici même, dans cette assemblée. Et que le budget versé pour cette campagne soit accordé, durant cette recherche, aux investissements de la capitale. »
Des applaudissements retentirent. Nostram frappa lui aussi dans ses mains, la mine réjouie. Quand le calme revint, la conseillère du parti Impérialiste se leva. Elle parcourut l’assistance de ses yeux dominateurs et elle déclara :
« Et nous, parti Impérialiste, nous souhaitons votre parole sur le fait que l’Empereur pourra reprendre ses actions suite à l’arrestation de l’intrus ! »
Un malaise s’installa dans la salle. Même les draperies s’immobilisèrent, comme si la douce brise s’était stoppée de peur de commettre l’irréparable. Les agents s’agitèrent mais sous les sourcils froncés de l’agent M, ils se turent. L’assemblée était paralysée. Finalement, le chancelier Nostram s’interposa et rompit le silence :
« Et vous l’aurez ! »
Les agents se détendirent. L’Empereur aussi. Les Impérialistes reçurent la conciliation avec satisfaction. Les deux autres partis applaudirent respectueusement. Puis le chancelier reprit, en se tournant vers l’Empereur :
« Votre Majesté, vous savez ce qu’il vous reste à faire. Nous vous convierons à l’une de nos réunions seulement lorsque vous détiendrez l’accusé. Pas avant. Et le Grand Conseil enverra une missive aux gardes des portes. Aucune de vos voitures ne sortira de la capitale jusqu’à nouvel ordre. Approuvez-vous les conseillers, Votre Majesté ? »
Le même sentiment de paralysie s’empara encore de la salle. Marc se demanda si le monarque n’allait pas refuser. Après tout, il était tout puissant avec son armée d’agents. Rien ne lui empêchait de poursuivre ses investigations. Le temps lui était compté, lui même le lui avait dit…
« J’approuve, assura l’Empereur ».
Des ovations traversèrent l’assemblée. Les voiles transparents ondulèrent sous le vent comme si de rien n’était. Et Marc crut voir la Lumière transpercer par les fenêtres entrouvertes. Une cloche tinta et le chancelier annonça :
« La séance est terminée ! »
Les conseillers s’animèrent et se mirent debout. Le somptueux tableau était masqué. Les soldats blancs rouvrirent les portes de l’assemblée. A leur poste, ils se tenaient au garde à vous. L’Empereur serra la main du chancelier et partit rejoindre ses agents. Marc suivait l’agent M qui lançait quelques ordres à ses hommes. Les hommes noirs saluèrent les hommes blancs. L’Empire demeurait réellement étrange…

 
A suivre...
Sanadette Olala mais non l'épisode n'est pas moyen :) il est très bien :)
saroue17 Ahh oui, il est attachant =D
Je sais bien, que va-t-on apprendre, j'ai peur mdr
empereur-paco Merki beaucoup ma Saroue!
Alors tu t'y attaches au ptit Marc? Et t'aimes bien le Pi... attention, avec les secrets de l'Empire, faut s'attendre à tout ... :sarcastic:
saroue17 Curieux le petit Marc =) (mais pas pire que moi xD)
C'est beau l'amour ^^
L'Empereur est vraiment très respecté, comment ils sont tous à ses pieds
J'aime bien la comparaison avec Pi, pas mal =D
Que va-t-il se passer pendant ce conseil ?