Il est bien écrit =) Mais un peu compliquée ^.^
Sinon moi je dis il a été forcé a dire ce discours Mernine =O Ca ne serait pas arriver s'il y avait eu l'AGENT M dans cette épisode :o
Sinon j'ai un gros problème, je confond toujours Mernine et Mirelly :( ce qui fait que souvent, quand tu écris "Mernine fait..." dans ma tête c'est Mirelly x)
empereur-paco
Et voici et voilà le 23 ème chapitre =)! Toujours pas d'agent M à l'horizon (dslé Sana :() mais une petite entrevue de spiritualisme ... bon voyage au cœur de la Lumière :). Bon bah comme d'hab, vos impressions? Vos suggestions? Votre suite? Enfin tout le tralala, mais surtout, j'vous souhaite une bonne lecture... Et pis je vous donnerais une version corrigée vendredi soir, parce que là j'pars chez mon Ludo (j'suis un peu pressé xD) mais j'ai quand même pensé à vous ;)! Voilà, lisez bien :). Chapitre 23
Les rayons du soleil effleurèrent le visage brun de Roald. Les songes dans lesquels il s’était plongé devenaient translucides, jusqu’à s’évaporer entièrement, puis la Lumière éclaira son esprit. Les nuages s’écartaient sur son passage et la vérité absolue apparaissait devant lui. Roald tendit ses bras en avant, mais il trébucha de sa jambe endolorie. Sa chute fut amortie par une substance moelleuse, comme une sorte de coton. Il releva la tête. La Lumière s’éloignait, emportant avec elle son bagage si précieux. Roald poussa sur ses membres épuisés pour continuer sa progression. Mais il était impuissant. La Lumière lui échappait. Au loin, elle se dissipait sous un étendard virevoltant sous un vent imperceptible. Ce drapeau noir, aussi noir que la profondeur d’une âme, intriguait l’enfant. Il ne l’avait encore jamais vu. Enfin du moins, jamais sous cet aspect. Il renvoyait une puissance commune mais il montrait aussi une fragilité grandissante… comme s’il se lamentait sur son sort. Brusquement, Roald fut agrippé par deux mains. Elles le tirèrent dans les hauteurs et sa vision du pays de l’imaginaire s’estompa. Le monde des songes réapparut. Les mains le lâchèrent. Roald s’ébroua et parcourut l’endroit de son regard innocent. Engourdi, il s’affala sur un gazon frais et il se remémora son passage en ses lieux. La première image demeura celle de l’homme grincheux, d’une petite taille, qui se grattait incessamment le crâne en soulevant son petit chapeau melon. Il s’était présenté comme le directeur d’une nouvelle organisation. Les souvenirs affluaient peu à peu. Des cadavres, partout des cadavres… Roald roula sur l’herbe aux odeurs alléchantes. Après tout pourquoi se poser tant de questions ? Il était dans un monde de rêve où la complexité n’existait pas. Tout n’était que douceurs et envoûtements. Les oiseaux chantaient à cœur joie, loin de l’horreur d’une guerre qui se profilait. Soudain, Roald sursauta, se retrouvant sur ses pieds en un bond. Voilà un souvenir qui resurgissait de nul part. La guerre était si proche. Il écarquilla les yeux et discerna au loin une foule qui combattait. Plus il s’en approchait, plus des cris assourdissants hurlaient dans ses tympans. Des hommes armés se livraient à une tuerie sans égale. Des hommes tous de noir vêtu, sous le regard impétueux d’une grande ombre enroulée dans une toge aussi sombre que ses soldats. Femmes, enfants et même animaux tombaient sous les slaves de balles répétées des officiers cruels. Des détonations retentissaient partout et un projectile effleura le jeune Adjahid. Ce dernier se jeta vivement à terre et contempla, désespéré, le carnage qui s’effectuait devant lui. Une parole résonna dans sa tête : « L’Empire sera la perte de notre monde ! » Roald suait à grosses gouttes. Soudain, un petit enfant blond se découpa dans le champs de bataille. Une vive émotion enserra le cœur du petit Adjahid et il sut tout de suite de qui il s’agissait. Il n’aimait personne d’autre autant que lui. Il aurait dépendu la lune pour lui décrocher un sourire gai. Il le protégerait dans n’importe quelle circonstance, il l’épaulerait lorsqu’il en aurait besoin, il le consolerait quand son âme se trouverait affectée. « Marc…, murmura t-il à lui même » Son meilleur ami marchait au milieu des tirs des hommes armés, mais aucun ne semblait l’atteindre, comme si on l’évitait… Oubliant tout danger, Roald, malgré sa douleur inexpliquée dans la jambe, sauta au milieu du massacre et ceintura l’enfant blond qui tomba à la renverse. Roald n’aurait pu en cet instant expliquer sa joie mais un immense sentiment de bonheur se diffusa dans toute sa personne. Puis, les coups de feu cessèrent. Le silence retomba et la Lumière réapparut. Les enfants examinèrent autour d’eux et Roald s’aperçut que tout avait disparu. Les corps ne gisaient plus, les soldats ne tuaient plus et l’ombre n’existait plus. Tout avait été dissipé sous les rayons de la Lumière. Encore une fois, ces derniers effleurèrent son visage brun. Les songes dans lesquels il était plongé devinrent translucides, jusqu’à s’évaporer entièrement. Puis la Lumière éclaira à nouveau son esprit. Les nuages de brume s’écartaient sur son passage mais, brusquement, des mains le retinrent. Il comprit. Morphée ne voulait pas le voir fuir une nouvelle fois. Cependant, Marc continua sa progression, avançant tranquillement entre les illuminations qui le traversaient de toute part. Pourquoi personne ne le retenait lui ? Roald se débattit mais il ne se dégagea pas de l’étreinte. Les mains le tirèrent et le poussèrent sur un gazon frais. Il resta ainsi allongé pendant plusieurs minutes…Il contempla de son regard innocent les alentours il essaya de se remémorer son passage en ses lieux. Le souvenir d’un petit homme bouffi lui revint en tête. Son poing colérique qui s’était écrasé sur le visage d’un jeune médecin… Oui, ça lui revenait maintenant. Tomas, il se nommait Tomas. Il était gentil. Il était là pour l’aider. Oui, c’est cela… Les oiseaux chantaient joyeusement, loin de toute guerre qui se profilait. La guerre… ce mot paraissait quitter toute son horreur dans ce monde de clartés et de rêveries. Puis, il se sentit aspiré par quelque chose ou quelqu’un. Il se toucha les côtes mais aucune main ne l’entourait. Il ne pourrait affirmer combien de temps cette impression dura. Puis il perdit connaissance… Roald releva lentement ses paupières. Un petit rayon de soleil pointait sur son visage. Cela lui rappelait quelque chose, comme s’il repartait à nouveau dans les songes. Mais il tint bon. Qu’importe, il semblait désormais éveillé. Néanmoins, le lit demeurait si douillet qu’un terrible désir de replonger dans le sommeil l’assaillait. Luttant de toutes ses forces, Roald parvint à conserver les yeux ouverts. Une machine bipait à ses côtés mais il n’eut pas le courage de se tourner. Il venait de sortir d’un étrange rêve, dont il n’avait aucun souvenir mais dont une délicieuse impression de douceur et d’extase en émanait. Il se délectait de ces instants. Il était si loin de cette actualité inquiétante. Terrae et la Polégardie vivaient sur une autre planète, loin de ses couettes chaudes et de ses draps parfumés. Un sourire béat se dessinait sur sa figure. La Lumière du soleil suffisait amplement à son bonheur. Une belle journée se préparait. Les oiseaux chanteraient joyeusement, oubliant toute guerre à l’horizon. Les fleurs s’épanouiraient, ne pensant pas au lendemain ni aux hommes qui risqueraient de les piétiner. Non, tout ça demeurait trop loin de son esprit pour l’affecter. Soudain, la porte de sa chambre s’ouvrit et un visage familier se pencha au-dessus de son lit : « Bonjour bonhomme, claironna t-il -Coucou Tomas, répondit d’une voix pâteuse Roald. » Tomas l’ausculta minutieusement. Il lui prit son pouls tout en vérifiant l’écran d’une machine située à l’arrière de l’oreiller. A l’aide d’une petite lampe, il lui examina les pupilles, et un vague sentiment de déjà vu trotta dans l’esprit de l’enfant. Après avoir observé sa bouche, le médecin affirma : « Bon. Tu as bien supporté l’anesthésie. Tes membres vont encore être un peu engourdis pendant la journée mais l’effet s’estompera rapidement. -Et…, commença Roald -Et ta jambe ?, termina Tomas » L’enfant acquiesça d’un signe de tête. Une inquiétude se lisait sur ses traits, mais le médecin jugea qu’il était assez courageux pour son âge. Des adultes avaient paniqué pour moins que ça. « Eh bien, je ne peux m’avancer sur ce point là, expliqua t-il. Il faut déjà voir si la greffe a tenu. Nous avons dépassé les limites temporelles de sûreté avec le… retard qui nous a été infligé. Mais… -En clair ?, supplia Roald -En clair, répéta Tomas gêné, je ne sais pas du tout si ta jambe fonctionnera comme avant, si même tu pourras garder la nouvelle. Pour cela, des séances de rééducation t’ont été prescrites… » La mine du jeune Adjahid s’assombrit. Il était décidément mieux dans son monde de songes, même s’il ne savait de quoi il s’agissait. Une peur sans nom lui tenaillait les entrailles. Il angoissait à l’idée de se retrouver à la charge des autres. Sans moyen de locomotion, comment pourrait-il accomplir des miracles ? Surtout en ces temps troubles… Tomas remarqua son désappointement, et il rajouta : « Mais tu es un jeune homme vaillant et empli de volonté. Je parie que tu seras vite sur pied d’ici un mois. » Puis, respectueusement, le médecin sortit de la chambre. Avant de refermer la porte, il dit : « Ah, j’oubliais. J’ai appelé tes parents. Avec un nom pareil, il n’est pas compliqué de les retrouver. Je leur ai donné l’adresse de l’hôpital, ils seront bientôt à ton chevet, tu pourras te remettre de tes émotions. » Tomas sortit. Il aimait beaucoup cet enfant. Il le protégerait jusqu’à son rétablissement. Ce foutu directeur de l’OMRIPT avait sérieusement compliqué les chances du petit avec sa folie contre l’Empire. Mais l’opération ne s’était pas trop mal déroulé et ce Mirelly s’était rattrapé en offrant au médecin un véhicule de fonction pour l’emmener à l’hôpital le plus proche. « Docteur Lincoln !Docteur Lincoln, l’appela une infirmière. Dépêchez-vous, venez voir ! » Affolé, Tomas courut jusqu’à la salle commune des aide-soignantes. Le poste de télévision trois dimensions étaient allumé. Au milieu de la pièce, le président Mernine parlait. « … j’ai, par tous les moyens, tenté d’emmener notre République à des fins plus glorieuses. J’ai forgé ses bases et je l’ai élevée comme ma propre fille. Cependant, certains membres me reprochent une certaine collaboration trop étroite avec le tout nouvel Empire de Polégardie. Et par ce fait, ils me jugent inapte à diriger Terrae. Après une mûre réflexion, j’ai cédé à leurs exigences… » Tomas déglutit. Une boule d’angoisse s’était formé dans sa gorge. Non, c’était impossible. Pas LUI ! Il demeurait la seule chance de la République… « … j’ai donc le regret, mes chers citoyens, de vous annoncer ma démission de président mondial de la République Terrae. Ce sera mon dernier discours sous ce titre avec vous… » -Impossible, murmura le médecin -Bah, il paraît qu’il voulait instaurer des membres de l’Empire à l’Assemblée, dédaigna une infirmière -D’où vous tenez cette information ?, demanda Tomas -Ben ils l’ont dit à la télé, répondit l’infirmière d’un air de défi. » Résigné, Tomas alla se servir une tasse de café. Le président remerciait à présent toutes les personnes qui l’avaient accompagné au cours de sa carrière. Puis soudain, il changea totalement son discours, manquant au médecin de faire échapper sa chope. « …étant donné le reproche incessant vis à vis de l’Empire, j’ai décidé que mes nouvelles fonctions résideront dans le fait de prouver que ce dernier est bénéfique pour notre République. Seulement, désormais je n’agirais plus sous la bannière de Terrae, mais à mon propre compte… » Où voulait-il en venir ? Toutes les attentions étaient à nouveau tournées vers le futur ex-président mondial. Il avouait donc avoir des affinités avec l’Empire, se disaient certains. Il va enfin sur la voie de la raison, pensaient d’autres. « … c’est pourquoi, je m’exilerais en Polégardie pendant la période de troubles afin de ne pas gêner l’instauration d’un nouveau gouvernement. J’espère, mes chers concitoyens, que mon successeur saura vous apporter ce dont je n’ai pas réussi à vous octroyer et qu’il vous livrera vos attentes… » Ainsi donc, il paraît… ainsi donc, il laissait derrière lui tous les problèmes. Protégeait-il sa vie ? En Polégardie, personne n’attenterait à sa personne. Mernine avait fait son choix. Il ne se battrait donc pas pour regagner sa place au sommet. Il avait donc pris les devants avant que ses opposants ne l’assassinent politiquement. C’était bien joué ! Tomas termina sa tasse d’une traite et sortit. D’autres patients l’attendaient, malades ou mutilés. Et eux, toutes ces affaires ne les touchaient pas. Ils mourraient peut être avant. Il repenserait donc à tous ces problèmes plus tard…
A suivre...
Prissou01
super !!!!
tralali tralala * se met a danser* hourra !!! :lol:
empereur-paco
Bon j'ai le brouillon :)! Donc si j'ai du courage et que personne me parle sur msn xD, et ben peut être que vous l'aurez votre épisode ;)!
Sanadette
mdr :lol:
empereur-paco
Pardon? xD
Sanadette
Demande pardon :o
empereur-paco
Bada Youps ^^.
Sanadette
=O tant de vulgarité :o xD
empereur-paco
Héhé, j'ai la tête dans le cul là :O!
Sanadette
Ouais on attend :o
empereur-paco
Oui, oui, j'y compte bien xD!
Nan mais si, si j'arrivais à l'écrire avant mercredi... ça serait pas mal *-*!
saroue17
Mais non, on te taquine c'est tout :ange:
Tu devrais pas te donner de délais, tu le fais quand tu veux^^
empereur-paco
Tss Tss, soyez pas désagréable mdr!!
Bon allez, j'vous le promets disons... avant la moitié de la semaine (dans que j'm'aventure là ôO).
saroue17
Mdrr :lol:
Il l'a même pas écrit encore xD
Sanadette
O.O
Qu'est-ce t'atten ? :o poste l'épisode :o
empereur-paco
Nan, mais tous les deux y z'agiront pour ton plus grand plaisir... tu verras :D!
Sanadette
Tomas ? Mais je m'en fou :o xD
empereur-paco
Et voila, la correction est faite :D!
Merci à qui?
Indice du prochain épisode: On retrouve Roald et notre médecin (et ami xD) Tomas pour le plus grand plaisir de Sana... ;)!
Sanadette
De rien ;)
Ha ha :ange:
saroue : Mici <33
empereur-paco
Ouais ça va ;)!
Oui un ptit Dakar et un ptit Paris glissés dans le dialogue, c'est mignon tout plein *-*!
Merci Sana pour ton début de correction... j'comate un peu, ptètre plus tard dans la soirée =)!
saroue17
Trop beauu ton Asterix =D
Sanadette
=) =) =)
H-S : Mon avatar marche enfin <33
saroue17
Pas grave, tu n'étais pas obligée de le savoir =)
Sanadette
Ha pardon dizoulée ^^
saroue17
Dakar c'est ma ville^^
La capitale du Sénégal
Sanadette
Dakar c'est quoi ? :heink: :ange:
Non c'est pas ennuyeux, je dirais même que c'est intéréssant :)
pour ton corriger : (héhé je t'aide :ange:)
vers les lignes 50
Citation :
Mernine fit les cent pas devant al fenêtre du balcon
Erreur de frappe :d
empereur-paco
Ouais, c'était un ptit clin d'œil ;)!
Héhé, mais bon il faut bien faire un peu bouger les institutions. De grands changements sont à prévoir pour Terrae. Mernine aussi va réagir d'une façon... particulière :). Evidemment, vous vous doutez de qui va prendre le relais xD.
Enfin merci! J'aurais cru cet épisode ennuyeux... tant mieux que vous ne l'ayez pas ressenti ainsi ^^. Bah Sana, c'est pas tout à fait un "vrai" livre, y'a quelques fautes qui trainent... j'frais un ptit corrigé vendredi soir ;).
saroue17
Super épisode, comme d'habitude. Par contre c'est vraiment dégueulasse de vouloir faire destituer Mernine :o
La lecture a passé rapidement comme d'hab, 4 pages Word, on les sent pas^^
PS : j'ai vu que tu as cité Dakar =D
Sanadette
Super bien écrit, on se croirait dans un "vrai" livre =)
empereur-paco
Héhé, ne pleurez pas! Je me suis levé tôt pour vous ce matin (hem... 9h45 xD) et voici et voilà! Le nouvel épisode est là! (en fait, j'me suis couché tard aussi... bref). Par contre, désolé, chère Sana, mais j'ai pas trouvé le moyen de faire intervenir l'agent M... tu verras que ça aurait été assez compliqué :). Enfin voilà, cet épisode marque un tournant dans l'Histoire du Monde Terrae ^^. Vous comprendrez pourquoi ;)! Mais bon voilà, je vais vous laisser lire et faites moi part (comme d'hab' xD) de vos impressions =D. J'espère sincèrement qu'il vous plaira. Taille: mi-long (quatre pages de word, c'est pas excessif ^^). Donc voilà, bonne lecture :D... Chapitre 22
Les courbes des lettres se dessinaient dans les pupilles du président Mernine. Les mots s’incrustaient profondément dans son cerveau. Les phrases devenaient l’ensemble de sa nouvelle réalité. Sarcadid suait à grosses gouttes et il se sécha le front machinalement par son mouchoir blanc. Le message était clair. Il ne pouvait le contrer. Ô qu’il aurait aimé être à la place du balayeur du hall d’entrée en cet instant. Un horizon totalement différent se dévoilait à sa vision et toutes ses constructions tombaient en ruine. Il les voyaient s’écrouler au fur et à mesure des lignes qu’il arpentait du regard. Son monde entier perdait ses bases. Ses valeurs étaient emportées dans le flot de responsabilités qui lui tombaient sur les épaules. Il aurait voulu hurler mais sa voix resta coincée au fond de sa gorge. Comme si on lui infligeait encore en plus l’interdiction de ce plaisir de défoulement. Impossible. Il avait lui-même tout détruit. « La Crise » s’approchait à présent à grands pas et il serait le président qui annoncerait cette terrible nouvelle… « Monsieur le Président ?, l’interrompit sa jeune secrétaire en frappant à sa porte qu’elle entrouvrit » Mernine ne l’avait jamais trouvée aussi belle qu’aujourd’hui. Resplendissante, elle arborait un chignon coiffé de sa magnifique chevelure blonde. Un sourire aux lèvres, elle attendait la réponse de son patron qui s’extasiait devant sa fraîcheur. Malgré tous les soucis que rencontrait la République, elle demeurait toujours présente, apte à résoudre n’importe quelle contrainte. Mernine en aurait presque oublié la lettre qu’il tenait entre ses doigts. -Oui Marie ? -Monsieur Mirelly désire s’entretenir avec vous au sujet… -Bien. Faites le entrer ! » Mlle Borkest s’inclina et se retourna pour autoriser l’invité d’accéder à sa demande. Lorsque le président distingua l’ombre de sa silhouette, une colère sans nom s’empara de ses membres. L’ensemble des mots de la lettre entre ses doigts reprenaient forme. « La République nous a profondément déçu. » ou encore « L’Empire croyait sincèrement en une union durable et solennelle entre nos deux peuples … ». Désormais, tout espoir était anéanti. La Polégardie ne pourrait plus jamais faire confiance à Terrae. Du moins, pas avant un long moment et la République devrait montrer sa loyauté à maints reprises. Le petit homme vêtu entièrement de beige fixa les yeux du président et s’avança jusqu’à un fauteuil sans ciller. Son arrogance dépassait les limites. Sarcadid Mernine détestait ce genre d’insolence et il l’aurait battu s’il s’était trouvé en d’autres circonstances. Puis, Mirelly s’assit et, machinalement, attrapa son chapeau melon et l’essuya du revers de la main. Il remonta les manches de sa veste et s’enfonça confortablement dans le cuir du siège. Et il parla. Sa voix demeurait si calme et si sereine que le président s’interrogea sur la qualité mentale de son compagnon. La catastrophe politique ne semblait pas l’effleurer. Les conséquences de ses actes s’avéraient dramatiques cependant il gardait son air nonchalant, sûr de lui. « Monsieur, nous essuyons un regrettable échec qui ne se reproduira plus. Je déplore immanquablement nos pertes et je vous promets que toutes les familles de nos héros tombés sur le marbre du hall seront honorées. L’Empire nous a dupé et j’ai honte de m’être fait prendre à leur jeu. Mais je vous certifie que la prochaine fois, une telle erreur… -Comment ?, coupa férocement Mernine. Vous osez m’annoncer qu’il y aura une prochaine fois ? Vous plaisantez ! Je vais de ce pas destituer l’Organisation Mondiale de la Réhabilitation Immédiate du Peuple de Terrae. Il s’agit d’une foutaise. Vous vous fichez complètement de nos populations. Vous n’avez pas agi pour elles quand vous avez attaqué franchement l’Empereur. Bien au contraire, désormais, vous leur avez attiré les foudres de la Polégardie. » Le président tendit la lettre à Mirelly qui s’en saisit avec apathie, ignorant les implications de ses informations. Le directeur de l’OMRIPT eut un même un léger sourire lorsqu’il la lut et il fut heureux d’apprendre les projets de l’Empire. « Bon. Désormais, nous avons marqué d’un point d’honneur notre insoumission. C’est cela que j’ai apporté à notre peuple. » Mernine se leva d’un bond de sa chaise. Frappant du poing sur son sous-main, il s’écria : « Quoi ? Vous me signifiez que vous trouvez une quelconque réussite dans ce que nous avons entrepris ? Enfin, dans ce que VOUS avez entrepris… -En effet. La mort de l’Empereur aurait été une véritable victoire. Malheureusement, nous ne pouvions prévoir qu’il se servirait d’un pantin en guise de sa personne… Mais, comme je vous l’ai précédemment dit, nous ne commettrons pas la même faute deux fois de suite… » Il eut un petit rire et une étincelle s’illumina dans ses yeux. Submergé, Mernine fit les cent pas devant la fenêtre du balcon. Se caressant le crane, il réfléchit longuement, ensuite, n’y résistant plus, il éclata : « Mais vous rendez-vous compte seulement de la situation ? -Quelle situation ?, releva le directeur. Que nous avons failli éliminer le numéro un de l’Empire ? Que nous avons manqué d’assujettir à notre tour la Polégardie ? Que nous lui avons prouvé que Terrae était capable de lui tenir tête ? D’avoir voulu sauver notre monde d’un assaillant rusé dont personne ne semblait comprendre sa réelle ambition ? -Vous êtes fou, marmonna Mernine. Vous avez joué dangereusement, frisant la folie même, avec l’étiquette du peuple mondial entier. Et vous avez perdu. En plus de Bagdad, ce sont Paris, Tokyo, New-York, Mexico, Dakar et j’en cite, qui sombrent avec vous dans le déshonneur. -Le déshonneur de ne plus être soumis ?, demanda Mirelly -Non ! Le déshonneur de la faillite !, rétorqua le président fulminant. Relisez la lettre bon sang ! » Il se rassit et contempla mélancoliquement le drapeau de la resplendissante Terrae pendant que le directeur s’exécutait avec plus dé sérieux. Puis, ce dernier la posa sur le bord du secrétaire et soupira : « J’ai agi dans le sens de mon peuple. Je vous le certifie. L’Empire nous aurait manipulé. » Le président s’attrapa la tête entre ses mains et gémit à son tour. Il parlait à un mur. Et un mur ne bougeait jamais, à moins de le démolir… « Mais vous ne comprenez rien ! L’Empire me l’a envoyée sitôt le départ de Sa Majesté, comme s’il avait prévu l’événement. Il affirme que la République s’est effondrée et qu’elle doit assumer les conséquences de ses actes ! Il annonce aussi qu’un tel autre affront ne sera plus jamais toléré. Et vous avez lu comme moi les nouvelles mesures prises par son gouvernement ? -Nous nous relèverons, assura Mirelly -Mais enfin ! La Crise va revenir et va terrasser tout notre monde. Tous les accords en notre intérêt, celui de Terrae, sont résiliés. Toutes les transactions en cours sont suspendues. La Bourse a confirmé la chute des capitaux des entreprises de fleurs et de métallurgie. Les centres scientifiques ont aussi subi les lourds résultats de votre échec : toutes les expériences engagées avec la Polégardie ont mystérieusement brûlé ou du moins disparu. Les bilans ont été volés dans des coffre fort forcés. Tous nos hôpitaux déplorent la perte des machines performantes que l’Empire leur avait confiées. Des milliers de malades devraient vous remercier. Ils mourront insoumis ! -Eh bien oui, acquiesça le directeur de l’OMRIPT. Nous ne savions pas à long terme ce que ces machines apporteraient de néfastes à notre civilisation. Qui nous dit qu’elles ne nous affaiblissaient pas le cerveau pour mieux pouvoir nous conquérir ? -Bien sûr que non !, rugit le président. Elles soignaient, rien de plus. Il s’agissait d’un cadeau en signe de sa bonne volonté ! Mais la vérité, c’est que vous n’acceptez pas qu’un autre monde puisse donner de l’aide au nôtre ! Vous êtes trop fier pour cela… -Il nous soumettait. Et il faisait ça bien. La preuve, vous ne vous en rendiez même pas compte. » Sarcadid Mernine se rassit face à cette nouvelle affirmation. Il n’y avait aucun espoir à le convaincre. Tant pis pour lui… « Bien. Par votre faute, la Polégardie s’est rétractée dans tous les secteurs d’activités de notre planète. Par votre faute, elle s’est retirée et nous a laissé dans notre misère, en annulant tous ses projets avec notre monde. Par votre faute, vous êtes coupable de toutes les dégringolades financières, de tous les taux de chômage qui grimperont en flèche, de toutes les pauvretés qui s’accumuleront sur Terrae. Car voyez-vous, en appuyant sur la gâchette, vous n’avez pas seulement tué un agent travesti en Empereur, non, vous avez par la même occasion assassiné la République. Alors, je crois qu’il est amplement temps que je vous délie de vos fonctions et que je vous jette à la porte des actions gouvernementales. » Mirelly se releva alors et dévisagea le président, comme s’il s’agissait de leur première rencontre. Réajustant le col de sa chemise beige, il ne se laissa nullement impressionné par le ton grave du président. Un rictus mauvais se matérialisa en l’espace de quelques secondes sur sa figure boursouflée. Mernine frémit en découvrant ce nouvel aspect. Puis, le directeur caressa sa petite moustache et déclara : « Un jour, n’importe quel médecin se retrouve confronté à ma situation vis à vis d’un malade. Pour détruire une infection, il faut parfois amputer l’un des membres du patient, pour éviter la propagation de la putréfaction. Et l’Empire est cette maladie. Et vous, vous êtes ce membre dont il faut quelquefois se séparer, monsieur le Président. -Qu’est ce que cela signifie ?, interrogea Mernine inquiet -Les médecins tentent souvent tout avant de prendre une telle décision. Et j’ai essayé de vous sauver des griffes de l’Empire, monsieur le Président. Mais vous ne m’avez pas écouté. Votre vénération est telle, qu’on croirait que vous êtes un polégardien de souche. Alors désormais, il me semble bon de passer à l’acte avant que vous n’infectiez le reste du gouvernement. » Mirelly pointa son index sur le président et clama : « Je demande votre démission de la tête de la République. Pour le bien de Terrae, fuyez ! Vous êtes l’objet de la Polégardie et elle vous obligera à confier notre monde entre ses mains ! Sauvez-nous et votre honneur. -Il n’en est pas question ! Qui êtes-vous pour me donner un tel ordre ? J’en ai plus qu’assez de vos jugements anti-polégardiens. Vous cherchez à éliminer l’Empire à tout prix, sans vous apercevoir qu’il nous apporte de grands progrès. Vous préférez la guerre à une union. Vous êtes pitoyable, monsieur Mirelly. Vous êtes la honte de notre société ! -Mensonges, s’écria le directeur. Partez tant qu’il est encore temps. Je vous donne trois jours pour déserter les lieux et annoncer cela au peuple. -Mais pour qui vous prenez-vous ?, ironisa le président. Je suis votre chef hiérarchique et j’ai le soutien des populations qui m’ont élu. -Plus pour longtemps, répliqua Mirelly. En ce moment même, une information circule à votre sujet. Il semblerait que vous auriez l’intention d’instaurer un ou plusieurs membres de l’Empire à l’Assemblée. Et ceci, le peuple n’appréciera pas. » Une étincelle de rage s’alluma dans les yeux du président et il clama : « Vous aviez déjà prévu ma destitution. Notre rencontre n’avait aucunement le but de vous excuser. Il fallait que vous trouviez le moyen de m’annoncer ma destitution. Eh bien soit, nous verrons bien l’avis du peuple… » Mirelly approuva et se retourna pour sortir. Seulement, Mernine l’interpella au moment où il actionnait la poignée : « Et que pensez-vous de la réaction de l’Empire ? Il estimait assez positivement mon rang… -L’Empire n’agira pas contre votre démission. Il aura d’autres projets qui l’éloigneront de vous et de votre sort… Il aura d’autres préoccupations en mon honneur je suppose. » Mernine se rassit, tétanisé. Alors, la situation pouvait être encore plus dramatique ? En son for intérieur, il avait espéré une infime chance… il demanda, d’une petite voix : « Vous avez l’enfant ? » Mirelly ne répondit rien. Il ouvrit le battant et sortit. Mais avant que le battant ne se referme totalement, il souhaita lugubrement : « Joyeux Noël… »
A suivre...
Sanadette
:eek2:
empereur-paco
Ouah, quelle force de déduction =)!
saroue17
Ce qui veut dire pas d'histoire ^^
empereur-paco
Ben j'ai eu mon ludo au tel xD
Sanadette
La vie de Paco en détail =) xD
empereur-paco
Ahh bah en fait j'arrive pas a trouver d'images bien pour faire l'article (enfin, j'arrive pas à la créer). Et pis la j'ai passé mon aprèm à relooker le forum du site =)! (Vous pouvez dmander à Saroue, la modo :O) Pour enfin trouver un truc à mon goût (ouais, j'ai fait plusieurs bannières, plusieurs essais et au bout de quelques trois thèmes de créés, j'ai trouvé enfin celui qui me convenait... bref! Mais si ce soir j'ai pas mon ludo au tel, ben j'my lance :).
Sanadette
Eh, il dort ton sky' :o pas sérieux :o
saroue17
Mdrrr
Attend déjà qu'il commence à l'écrire xD
Sanadette
Ouais :o
Non sérieux pas la peine, faudrait pas ton histoire devienne n'importe quoi :) Mais quelle connerie je sors ! Tout ca a cause de la philosophiie ToT
empereur-paco
Disoulé... ah lala, bon pour me faire pardonner, j'essaierai de faire apparaitre l'agent M (même si c'était pas prévu à la base xD)...
Sanadette
=O !
My god !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
O.O
Prissou01
*alala jamais tu penses a tes fans ???!!! :o *
ya des jours comme sa ou l'inspi vient pas *repense a toute les redac'*, tu mets le temps que tu veux :) <----en plus tu doit faire ce que je dit, incline toi plus bas :o !!
empereur-paco
Euh oups, la suite a pas encore été rédigée =S!
Prissou01
ah ok fallait comprendre XD
bon sinon elle arrive quand il veut la suite :o :p :lol:
Sanadette
Goujat :o
empereur-paco
Youhou! Mais pourquoi pas xD! Nan, le rôle de Sarah, c'est parce que Saroue a été ma première fan (ou en tt cas l'une des première a être restée)! Et comme y'avait un rôle à dédier, j'lui ai offert ;)! Mais bon, si vous saviez c'qi arrivera à la ptite Sarah, j'lui souhaite pas la mm chose à notre Saroue :/...
Sanadette
Ah enfin :ange:
saroue17
:lol: :lol:
Ahh d'accord, tu penses que Marc c'est un peu Pacô, et que ce serait un peu nous mais dans l'histoire?
Sanadette
OK je vais essayer de parler avec moins de sous-entendu :o
Il va y avoir aux coté de Marc une fille nomée Sarah
Qui dit "filles aux coté" dit amie
qui dit "amie" dit "fille proche"
Donc Marc et Sarah pourraient être proche
Et il s'avère que quelqu'un sur ce topic s'appelle Sarah :ange:)
Et qu'elle a un ami :ange:
Et que cet ami s'est introduit dans l'histoire avec le pseudo Marc parce que enfaite... Il ne s'appelle pas Marc en vrai mais... :ange: