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empereur-paco Touche le fond mais creuse encore | Et bah on peut dire que vosu êtes chanceux. C'est rare mais là j'me suis senti très inspiré. Bon l'épisode est assez long et il est pas entièrement corrigé. Jle frais ce soir. Mais voilà, voilà, il est quand même là . Vous vous retrouvez au sein du Grand Conseil, en pleine politique. J'espère que ça vous gavera pas xD. Enfin, j'vous laisse lire quoi (comme d'hab' ^^'). Bonne lecture .
Chapitre 6
La coupole envoyait son ombre sur le groupe qui traversait la cour principale du Grand Conseil. Marc y devina encore plusieurs détails rappelant la prouesse des artistes du palais Impérial. Quoi qu’en disait l’Empereur, ce lieu marchait sur les pas de la splendeur du palais. Les statues évoquaient celles des jardins intérieurs. Les dessus des alcôves se découpaient dans l’art des chambres somptueuses de la résidence Impériale. Les frontons se gravaient des symboles de Sa Majesté. Tout n’était que copies, calques, figurations de l’architecture du palais. Les soldats blancs menèrent les agents noirs vers une ouverture entre deux colonnades. Le reste de la procession suivit et il accéda dans un espace circulaire magnifique. Des colonnes, une grosse trentaine, les entouraient, surmontées chacune d’un flambeau. Partout s’emmêlaient avec grâce parures de marbres et broderies de pierres délicatement taillées. Des figures hautaines tenaient la garde de la salle. De petits arbustes illuminés des chauds rayons solaires extérieurs pavanaient de fraîches feuilles naissantes. Encadrés par des piliers ancestraux, ce lieu avait un côté magique, fantastique, irréel même. La végétation florissait en fin novembre. C’en était à peine concevable. Un petit air doux remémorait le temps incertain du dehors. Marc réajusta le col de son manteau autour de son cou. Il jetait des regards admiratifs autour de lui. Les agents restaient impassibles devant une telle beauté, comme à leur habitude. Ils devaient venir souvent, plus rien ne les surprenait. Au centre, un vieux livre ouvert reposait sur un illustre autel enveloppé d’un drap blanc. Un pot d’encre posé à son extrémité retenait une plume d’oie. Marc crut avoir changé d’époque. Il vivait en un décors antique, bordant le moyenâgeux. Le soldat blanc de l’entrée convia l’Empereur à se saisir de la plume. Le monarque le remercia et apposa sa signature. Une de plus apparemment, les pages en étaient couvertes. On referma le livre et on le scella. On replia le drap et on l’enleva. L’éclat des flambeaux parut diminuer et seule persistait la lumière du dehors. Puis les autres soldats s’animèrent et ils invitèrent les hommes impériaux à sortir du cercle par une porte à l’arrière. Ils pénétrèrent ainsi dans un immense hall où planait un énorme chandelier doré mais vide. Le sol brillait tant il était propre. Marc y voyait son reflet. Il cheminait sur des peintures étranges mélangeant réalité et imaginaire. Autant des formes de végétations paraissaient s’approcher de la vraisemblance, autant des créatures mystérieuses transgressaient toute règle de probabilité. L’enfant remarqua aussi un autre détail qui lui décrocha un sourire. Une boule lumineuse dansait dans la représentation du ciel. Même au sein de cette institution, on louait la Lumière.
Le hall formait une croix chrétienne. Avait-ce un rapport ? L’Empire ne semblait pourtant pas partager les mêmes religions que Terrae. Sous une nouvelle République, le peuple mondial restait cependant toujours attaché à ses croyances. Et le gouvernement de l’époque n’avait rien tenté pour l’en dissuader. Il avait bien d’autres sujets à se préoccuper. L’Empire admettait-il un dieu sous une quelconque forme ? Marc en doutait. Ce pays demeurait si complexe et il jonglait avec tant de philosophie que l’enfant imaginait mal qu’il vouait un culte à une chose aussi simple qu’un être suprême ordonnant à son bon vouloir. Néanmoins, Marc ignorait tout de la religion ici. Aucune chapelle ne composait les pièces du palais comme autrefois dans les anciens châteaux de Terrae. L’enfant se souvenait en avoir visité un, avec ses parents, avant « La Crise » non loin de Paris, la capitale de la section. La bâtisse aurait abrité les plus grands rois de l’ancienne France et malgré son jeune âge, il avait été subjugué par l’étalage de richesses orchestrées par le christianisme. Il se souvenait d’un immense passage bordé de miroirs où des croix multiples ornaient des dorures exagérées. Il n’avait pas retrouvé l’équivalent dans le palais Impérial. Mais il y avait une toute autre richesse, impalpable. Comme ici, au siège du Grand Conseil. Il y avait une atmosphère, un style propre à l’Empire, inconnu dans tous les manoirs de la République…
Le groupe passa entre les deux branches menant à droite ou à gauche du bâtiment puis gravit une dizaine de marches jusqu’à une immense porte vernie. Les soldats blancs se postèrent devant les battants et patientèrent que les agents prennent à leur tour leurs positions. Marc en profita pour s’accouder à la rampe luisante de propreté. Elle était lisse et froide. Le corps de Marc était chaud et collant de transpiration. Il ne se sentait pas réellement à sa place. Il s’agissait d’une affaire de grands hommes puissants, pas d’un misérable enfant pauvre. Une question lui traversa l’esprit : pourquoi l’Empereur s’occupait-il tant de lui ? Il ne le faisait sûrement pas gratuitement. Il attendait un retour… Un grand craquement sourd retentit et les portes s’ouvrirent. Doucement au départ, elles dissimulaient encore leur secret. Puis elles prirent de la vitesse et un autre claquement bruyant avertit la fin de leur progression. Marc eut un vertige. Il se retint à la rampe. Une vaste assemblée siégeait sur d’immenses marches d’une salle spacieuse. Des hommes et des femmes vêtus de toges blanches à la romaine observaient d’un regard grave les agents qui prirent place en dessous des marches. Des voiles transparents pendaient du plafond. Ils séparaient l’hémicycle en trois parties. Ils ondulaient sous les courants d’air des hautes fenêtres ouvertes sur les côtés. Par vagues, de petits échos de la ville se reportaient à l’intérieur. Mais aucun son disgracieux n’entachait l’importance de l’événement. Devant, se levait une estrade. Un autre homme de même apparence que les autres à la différence qu’il portait un bandeau rouge lui barrant le torse, patientait, réservé. L’agent M se pencha sur Marc et lui chuchota à l’oreille :
« C’est le chancelier Nostram. »
Marc reconsidéra alors le personnage. Il s’agissait du second homme le plus puissant de l’Empire. Il le dévisagea. Ses traits étaient ridés, ses cheveux blanchissaient, sa stature s’affaissait. Cependant il gardait un aspect audacieux, fort, imposant. Il inspirait un respect incontestable. L’Empereur monta sur l’élévation. Le chancelier lui serra la main puis les deux hommes s’étreignirent comme deux vieux amis qui ne s’étaient pas vus depuis longue date. Marc s’en étonna. Ne lui avait-il pas confié qu’ils entretenaient des heurts ennuyeux ? Le Grand Conseil ne s’opposait-il pas systématiquement aux volontés de l’Empereur ? Néanmoins, Marc n’en oubliait pas plus que l’Empire fonctionnait d’une manière bien à lui. Il ne pouvait transposer sa logique de Terrae sur celle de Polégardie.
« Conseillers de l’Empire, voici l’Empereur !, annonça Nostram d’une voix énergique. »
L’assemblée s’anima et un tonnerre d’applaudissements fit vibrer les piliers pourtant coriaces de la salle. Marc fut submergé par une estime considérable vis à vis de l’Empereur. Les acclamations se turent et Nostram reprit d’un ton identique :
« Conseillers de l’Empire, asseyez-vous ! »
Docilement, la foule de politiciens s’assit. Ils dévoilèrent alors le large tableau apposé sur le mur arrière, précédemment caché par leurs corps. Un éminent peintre avait du signer cette toile. Cette dernière rappelait celles que Marc étudiait parfois en cours d’histoire. Comme le somptueux tableau du sacre de Napoléon Bonaparte, Empereur des français. Cette réflexion le fit sourire… Empereur de Polégardie… mais quel était son nom ? La même salle était représentée. Cependant, d’autres hommes y figuraient, hormis l’Empereur, grande silhouette voilée au centre. Tous les conseillers baissaient la tête en signe de soumission. Pourtant, cette docilité n’était pas adressée à l’Empereur, car lui aussi semblait réservé, résigné, vassal d’une force plus puissante que la sienne. Il tenait en ses mains gantées un coussin de velours rouge qu’il tendait en avant. Un livre, étrangement ressemblant à celui que Sa Majesté avait signé auparavant, y était posé. Le symbole Pi était tracé sur ses couvertures en cuir. Par les fenêtres, la Lumière illuminait les colonnes, les marches, les draperies, les conseillers et surtout l’Empereur. Ainsi les trois pouvoirs qui guidaient l’Empire étaient évoqués. Ce tableau avait du être réalisé lors de la création du Grand Conseil. Le cœur de Marc se serra… il pensait aux mots que l’Empereur avait prononcés quand il lui avait narré la passation de pouvoir. « La situation ne me permettait plus de gouverner… ». L’Impératrice venait sûrement de s’éteindre à cette époque. Un élan de compassion l’attira vers le monarque. Mais le groupe d’agents qui assurait sa sécurité l’empêcha d’assouvir son envie.
« Conseillers, je suis venu à votre rendez-vous. Faites moi part de vos quémandes… »
Le silence plana quelques secondes. Aucun conseiller ne se concerta, l’un d’entre eux se leva sur la gauche. De son regard perçant, il fixa l’Empereur. Puis exécutant une courte révérence, il déclara :
« Votre Majesté, veuillez m’excuser si mon reproche vous afflige…
-Parlez librement, conseiller Soufrant, consentit l’Empereur
-Merci, Votre Majesté. Je parle au nom des Populaires. Nous voyons d’un très mauvais œil votre politique avec la République Terrae. »
Nostram acquiesça machinalement la tête. Marc se crut le seul à l’avoir remarqué.
« La capitale ne reçoit plus qu’un pourcentage extrêmement faible de votre budget.
-Faible, certes, mais conséquent pour subvenir aux besoins du peuple, contesta le monarque
-Bien sûr, Votre Majesté. Cependant nous ne créons plus rien, nous vivons sur ce que nous avons réalisé. Votre Majesté, nous estimons réellement vos investigations sur cette nouvelle Terre et jusqu’à présent nous étions en accord avec vos principes mais dorénavant… »
Le conseiller parut réfléchir à ses mots. Il conservait cependant toujours cette allure respectueuse mais déterminée. Il s’agissait d’un excellent conseiller, élu à juste mesure. Il affirma d’un ton calme :
« … dorénavant, nous ne pouvons accepter vos incessants échecs. Nous sommes prêts à vous croire pour l’innocence de vos agents quant à l’affaire de cette matinée. Alors cela signifie que la situation est plus dangereuse. Un étranger a pénétré nos murs, et pas forcément un étranger d’une autre ville, mais peut être un étranger de l’Empire… »
Cette déclaration fut reçue comme un boulet de canon. Les agents se murmurèrent quelques paroles à l’oreille. Les conseillers les dévisageaient, satisfaits de leurs réactions. Marc lui s’étonna d’une toute autre chose. Le conseiller venait d’évoquer la présence d’autres villes et il se sentit tout à coup stupide de ne pas y avoir pensé plus tôt. Il s’était toujours figuré la capitale, sans nom, comme la seule et unique région civilisée de ce vaste territoire. Mais il était impossible d’imaginer un pays aussi puissant composé d’une seule métropole. Le conseiller Soufrant se rassit. Les autres de son parti approuvèrent et les yeux se dirigèrent vers l’ombre voilée.
« Je suis flatté de la considération que vous apportez à mes hommes, répondit l’Empereur. Et j’appuie une nouvelle fois votre affirmation : mes hommes n’ont enfreint aucune de vos règles établies. J’ai une confiance absolue en leurs actes et si l’un d’eux avait agi en ce sens, une raison valable en aurait immédiatement découlé. »
Les conseillers et Nostram acquiescèrent doucement. Les agents étaient écartés de toute menace de répression. « Je suis aussi honoré de voir que vous portez un fort intérêt à la sécurité de cette ville. Cependant, avant d’alarmer qui que ce soit, je souhaite une enquête approfondie sur l’incident de ce matin. Les esprits sont échauffés dans la capitale, l’annonce d’une intrusion étrangère provoquerait un mouvement de panique. Il faut donc s’assurer de sa fiabilité… »
L’agent M se pencha à nouveau vers l’oreille de Marc et lui murmura, pendant qu’un autre conseiller, une femme, se levait et exécutait le même protocole que son prédécesseur :
« C’est peut être ce qu’ils veulent justement… convaincre le peuple que les agissements de l’Empereur sont une menace… »
Marc ne savait pas trop quoi en penser. Cette divergence d’opinion semblait durer depuis une longue décennie. Ce débat ne faisait que reprendre des centaines d’autres. Il n’avait jamais assisté aux divers réunions.
« Votre Majesté, se prosterna la conseillère en plissant sa toge. »
Elle était âgée elle aussi, son visage trahissait les années qui s’y dissimulaient. Mais ses yeux bleus semblaient aussi résolus qu’une femme de trente ans, protégeant son nouveau né.
« Nous avons toujours soutenus votre cause et nous vous servirons d’une docilité inébranlable. Néanmoins, nous préférons vous mettre en garde à notre tour. Vous découvrez ce monde et vous croyez ce qu’il en est. Mais vous n’y vivez pas… »
L’agent M eut un petit rire étouffé. Marc l’observa. L’agent lui sourit mais il ne pipa mot. Il attendit que la conseillère poursuive :
« C’est pourquoi, nous le parti Impérialiste, nous accordons notre soutien mais avec réserve… Si un autre incident se produit, je le regrette déjà, mais nous nous retirerons… »
Puis, en soufflant un « Votre Majesté » à peine audible, elle reprit sa place aux côtés de ses collègues. Elle avait le teint blanc et des larmes perlaient le tour de ses yeux, tout en contenant son regard intrépide. L’Empereur hocha la tête de haut en bas.
« Merci Agatha. Vos remarques me sont toujours utiles »
La conseillère, honorée, consentit et son visage reprit quelques couleurs. Enfin, un dernier conseiller se leva. Il semblait très vieux. D’un simple coup d’œil, Marc lui aurait donné dans les quatre-vingts années. Péniblement, il se plaça au centre de l’espace attribué à son parti et fit une brève révérence, non par irrespect mais plutôt que son dos devait être douloureux.
« Votre Majesté, apostropha t-il ».
Etonnamment, sa voix résonnait entre les quatre murs de la salle. Elle gardait toute sa vivacité et toute son éloquence.
« En tant que Conservateurs, la sécurité de la capitale, foyer de toutes nos ressources, de tous nos trésors, de tout notre art nous tient particulièrement à cœur. Je ne crois pas en le fait qu’un trouble-fête se fusse accaparé de l’un de vos véhicules Impériaux. Ils sont réputés pour leur inviolabilité. Jamais au cours de notre histoire un tel fait ne s’est avéré. Cependant, je me suis intéressé de près à vos missions, j’ai lu plusieurs de vos rapports que j’ai réussi à me procurer. Et je suis subjugué, sincèrement, par la finesse de vos activités. J’ai remarqué d’ailleurs votre duperie sur le compte de notre chancelier Nostram au centre de leur pouvoir. »
Nostram se tourna, intrigué, vers l’Empereur.
« Et quelle est cette duperie, Votre Majesté ?
-Peu importe, rétorqua le conseiller un sourire malicieux aux lèvres. L’important consiste en le fait que j’ai pu lire aussi que l’une de vos voitures est restée sur ce nouveau monde… sans agent. »
Un tumulte enroué parcourut l’assistance. Cette nouvelle était inimaginable. Comme l’avait si bien souligné plus tôt ce même conseiller, les berlines de l’Empereur demeuraient inviolables.
« Es-tu sûr de ton information, Maxence ?, demanda la conseillère Impérialiste -On ne peut plus sûr, Agatha, approuva le vieux conservateur. D’ailleurs, sauf si je me trompe, cet enfant pourra nous en certifier. »
Il pointa du doigt Marc qui se vit dévisager par l’intégralité de l’assemblée. Gêné, il lança un appel à l’aide du regard à l’agent M. Perplexe, celui-ci lui fit signe de répondre. Marc déglutit alors avec peine et s’avança parmi la foule d’agents et cautionna d’une voix mal-assurée :
« Oui, en effet… »
Le vieux conseiller sourit, d’un air bienveillant. Puis il se tourna vers l’estrade et continua :
« Voilà donc la preuve irréfutable de notre agresseur, Vos Excellences. Ils ont trompé à leur tour notre garde et ils ont pénétré la capitale par une voiture officielle. Je crois que l’affaire est on ne peut plus claire.
-Vous oubliez un détail, objecta l’Empereur
-Lequel, Votre Majesté ?
-Ils ne savent pas comment passer les frontières de l’Empire…
-Eh bien, il faut donc croire qu’ils ont trouvé les moyens, répliqua le vieil homme courbé. »
Il se racla ensuite la gorge et il s’adressa à l’assemblée entière.
« Vos Excellences, je propose donc une solution avant d’aboutir à un rejet immédiat des efforts de Sa Majesté. Nous, Conservateurs, nous désirons que notre patrimoine soit à l’abris de tout péril. Nous réclamons que l’espion que nous a envoyés cette … République soit arrêté, interrogé et condamné de la manière que notre Cour de Justice entendra la meilleure. Et que, durant ce laps de temps, la maison Impériale cesse, sans vous offenser Votre Majesté, ses travaux sur le nouveau monde. -Et nous, nous rajouterons, s’exclama le conseiller Soufrant du parti Populaire, que le peuple choisisse du sort de cet intrus et qu’il soit jugé ici même, dans cette assemblée. Et que le budget versé pour cette campagne soit accordé, durant cette recherche, aux investissements de la capitale. »
Des applaudissements retentirent. Nostram frappa lui aussi dans ses mains, la mine réjouie. Quand le calme revint, la conseillère du parti Impérialiste se leva. Elle parcourut l’assistance de ses yeux dominateurs et elle déclara :
« Et nous, parti Impérialiste, nous souhaitons votre parole sur le fait que l’Empereur pourra reprendre ses actions suite à l’arrestation de l’intrus ! »
Un malaise s’installa dans la salle. Même les draperies s’immobilisèrent, comme si la douce brise s’était stoppée de peur de commettre l’irréparable. Les agents s’agitèrent mais sous les sourcils froncés de l’agent M, ils se turent. L’assemblée était paralysée. Finalement, le chancelier Nostram s’interposa et rompit le silence :
« Et vous l’aurez ! »
Les agents se détendirent. L’Empereur aussi. Les Impérialistes reçurent la conciliation avec satisfaction. Les deux autres partis applaudirent respectueusement. Puis le chancelier reprit, en se tournant vers l’Empereur :
« Votre Majesté, vous savez ce qu’il vous reste à faire. Nous vous convierons à l’une de nos réunions seulement lorsque vous détiendrez l’accusé. Pas avant. Et le Grand Conseil enverra une missive aux gardes des portes. Aucune de vos voitures ne sortira de la capitale jusqu’à nouvel ordre. Approuvez-vous les conseillers, Votre Majesté ? »
Le même sentiment de paralysie s’empara encore de la salle. Marc se demanda si le monarque n’allait pas refuser. Après tout, il était tout puissant avec son armée d’agents. Rien ne lui empêchait de poursuivre ses investigations. Le temps lui était compté, lui même le lui avait dit…
« J’approuve, assura l’Empereur ».
Des ovations traversèrent l’assemblée. Les voiles transparents ondulèrent sous le vent comme si de rien n’était. Et Marc crut voir la Lumière transpercer par les fenêtres entrouvertes. Une cloche tinta et le chancelier annonça :
« La séance est terminée ! »
Les conseillers s’animèrent et se mirent debout. Le somptueux tableau était masqué. Les soldats blancs rouvrirent les portes de l’assemblée. A leur poste, ils se tenaient au garde à vous. L’Empereur serra la main du chancelier et partit rejoindre ses agents. Marc suivait l’agent M qui lançait quelques ordres à ses hommes. Les hommes noirs saluèrent les hommes blancs. L’Empire demeurait réellement étrange…
A suivre... Message édité par empereur-paco le 03-05-2008 à 18:18:03 ---------------
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saroue17 Besoin de parler . . . | O_O
Non, je n'arrive pas à le croire, l'Empereur doit cesser ses activités ? Moi qui le pensais tout-puissant..
C'est marrant, comment le Grand Conseil ressemble au Palais Impérial..
Et aussi que le Grand Conseil soit en blanc, alors que les autres sont en noir... Mais malgré tout, ils ont tous les yeux bleus et les cheveux blonds.
Ah la la, que de mystères ^^
Ce Grand Conseil ne semble pas être tout à fait d'accord avec l'Empereur.
Et j'ai envie de dire : Enfin des dialogues !!!! =p
Dis moi, tu t'arraches en ce moment xD
Tant mieux d'ailleurs, tes épisodes sont magnifiques. Message édité par saroue17 le 03-05-2008 à 16:27:24 ---------------
♪ Viciti ali dota, spedali dei dota ♪ Envie de parler le Banana Rouli Roulant ? Apprenez le vous aussi ! mDr Sana
~>BlOg<~ |
empereur-paco Touche le fond mais creuse encore | Ah bah qu'est ce que tu veux, c'est le jeux ma pauv' Lucette. Mais cet épisode montre que le Grand Conseil n'est pas non plus sot et qu'il n'agit pas simplement par plaisir de contrer l'Empereur. Il y a de véritables problèmes qui le préoccupent ^^'. Enfin c'est pas fini, comme tu me connais, il y a toujours des retournements de situation... surtout avec Môssieu L'Empereur . Donc, no panic =). Genre avant y'avait jamais de dialogues? Et ils ont pas les cheveux blonds? Enfin merci, si tu el trouves lui aussi magnifiques . PS: J'ai mis une ptite version corrigée, mais finalement y'avait pas grand chose à changer... ptètre que j'avais la flemme alors il se peut que j'rechange deux trois trucs plus tard, mais c'est peu probable ^^. Message édité par empereur-paco le 03-05-2008 à 18:21:41 ---------------
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saroue17 Besoin de parler . . . | |
empereur-paco Touche le fond mais creuse encore | Yihou!
Vous avez vu comment j'm'arrache ces temps-ci? J'ai fais deux épisodes en deux jours, j'ai créé un site sur Marie Curie et j'ai tondu mon gazon...
Et non je me dope pas xD.
Ah la la, enfin les autres épisodes vous réserveront bien des surprises =P.
Merci pour vos ptits compliments, ça fait toujours du bien au passage ... ---------------
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saroue17 Besoin de parler . . . | |
empereur-paco Touche le fond mais creuse encore | |
empereur-paco Touche le fond mais creuse encore | Voilà qu'arrive le 7ème épisode! L'histoire se corse un peu... enfin vous me direz ce que vous en pensez, je vous fais confiance ^^'. C'est un épisode moyen (4 pages). Il enclenchera une série dans son genre... Bref, je vous laisse . Bonne lecture !
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Chapitre 7
Le sol était froid. Marc reprit ses esprits. Il était étendu sur le marbre beige du hall du palais. Déboussolé, il se releva, fébrilement. D’habitude peuplé d’une multitude d’agents, les lieux demeuraient déserts. Le grand chandelier de diamants du plafond n’éclairait que très faiblement. Les lourds piliers blancs s’assombrissaient sous la silhouette des statues fantastiques. Les visages figés des tableaux meublant les immenses murs le fixaient d’un regard vide, perdu dans la marée de Lumière qui s’écoulait des fenêtres scintillantes pour illuminer la rosace peinte à ses pieds.
Marc ne se souvenait plus comment il était arrivé là. Sa tête s’embrouillait, ses souvenirs se contredisaient. Il se remémorait le dôme du Grand Conseil. Il revoyait la figure vieillie du conseiller Maxence. L’Empereur n’avait rien dit, rien objecté, rien critiqué. Marc avait emprunté une autre berline impériale pour le retour, celle de l’agent M. Durant le trajet ils avaient bavardé sur la réunion. Mais la conversation avait rapidement dérivé sur la République Terrae et sur ses principes. Marc l’avait harcelé de questions sur le fonctionnement de l’Empire. Il s’était surtout intéressé sur la présence des autres villes. M l’avait informé du mieux qu’il put, évitant les slaves d’interrogations de son protégé. Puis ils avaient plaisanté, échappant pour une fois aux sujets dérangeant. Marc n’avait fait qu’une seule allusion à son désir de revoir sa famille. Mais l’agent avait réussi à capter son attention et à lui faire oublier ses soucis, momentanément. La berline s’était ensuite garée dans les dépôts du palais, au milieu de centaines d’autres. Des polégardiens les avaient recouvert de fines housses grises, selon l’ordre de l’Empereur. Plusieurs ne serviraient plus avant un bon moment.
Ses pas résonnaient. Le hall, pour la première fois, donnait un air angoissant, menaçant. N’importe qui pouvait se dissimuler derrière l’ombre des colonnes, derrière une jambe de statue, à l’embrasure d’une porte camouflée. Son regard se jetait dans toutes les directions. A l’arrière, s’imposait la magistrale entrée, sculptée des insignes de l’Empire, habituellement gardée par deux agents. La barre horizontale du Pi la barricadait. A gauche, serpentaient les locaux des cuisines, des vestiaires et des placards. Marc les avait un jour estimé durant leurs exercices. Les cuisiniers préparaient des mets succulents. Les fourneaux rougissaient. Les employés s’activaient pour la concoction de sauces épicées. Les blanchisseries tournaient à plein régime pour nettoyer les milliers de costumes noirs d’agents. Les femmes de ménage se démenaient pour rendre les lieux propres et accueillants, peaufinant les moindres recoins. Et chacun exécutait son labeur avec une tendresse accrue et un sérieux admirable. A droite, s’ouvraient les galeries illuminées des beaux arts. L’Empereur attribuait de fortes sommes aux peintres et aux artistes. Notamment, il leur réservait un théâtre, un opéra, une salle de concert. Plus loin, d’immenses corridors alignaient les plus belles toiles des plus renommés. Les sculptures décoraient l’ensemble des grandes pièces. Et les autres arts étaient entreposés dans une salle spacieuse, dédiées spécialement pour les pratiques extraverties. Finalement, à l’avant, dévalait une volée de marches majestueuses, comme une coulée de lave laiteuse, entourée de rampes de pierre polies et serties de ciselures délicates. Elle menait aux appartements de l’Empereur, fermés par un grand anneau d’or. Et Marc était seul au milieu de ce décors dépourvu de vie…
Brusquement, les portes de l’Empereur s’ouvrirent. Un agent en sortit, à reculons. Il exécuta une courte révérence et dit :
« Bien Votre Majesté. Je veillerai à ce que vos ordres soient tenus. »
Marc fut soulagé. C’était la voix de l’agent M. Apaisé, il grimpa rapidement les escaliers le séparant et l’appela :
« M ! M ! »
Il se stoppa alors. L’agent ne lui jetait même pas un regard. Refermant consciencieusement les battants, il la verrouilla. Glissant les clefs dans sa poche, il continuait de baisser la tête.
« Hé ho, M ! C’est moi ! Tu peux me répondre s’il te plaît ? »
Mais la voix de Marc résonna entre les gros piliers du hall. M dévala les marches d’un pas rapide. Il se saisit de ses lunettes de soleil et les plaqua sur son nez. Marc remarqua alors qu’il avait les yeux rouges, embués de larmes. Ce n’était pas normal. M n’avait jamais montré ses sentiments. Les agents étaient impassibles… ils ne défaillaient jamais.
« M ; ça ne va pas ?, s’inquiéta Marc »
Mais l’agent resta muet et poursuivit sa descente. Au dernier palier, il s’arrêta net. Sa paume agrippait la petite boule dorée qui terminait la rampe. Il se tourna et fixa les appartements de l’Empereur. Une larme coulait dessous les verres de ses lunettes noires, longeant sa joue et mourant du revers de sa main. Marc le rejoignit. Il aurait voulu le serrer dans ses bras, mais quelque chose le retenait. Il ne savait quoi. Il le regarda pleurer, longtemps. L’agent s’affaissa et il dut s’asseoir sur la dernière marche pour ne pas chuter. Ses sanglots succombaient dans l’immensité du palais vide. La Lumière paraissait décroître à travers les fenêtres. Le temps s’estompait. Cherchant un mouchoir, M s’essuya les yeux par dessous sa paire sombre. Puis, il se releva, difficilement. Il se tint à la rampe au début. Marc n’aperçut alors qu’à ce moment là que les traits de l’agent étaient… changés. Il semblait plus jeune, plus instinctif, moins réfléchi peut être ou moins sage. L’agent caressa les plis de son uniforme. Il posa un pied sur le sol de marbre du hall. Il se dirigea résolument vers la porte de sortie. Cependant, au centre de la rosace, il se tourna une ultime fois. D’une voix frêle, il déclara à lui même :
« Si tel est votre souhait, Votre Majesté… »
Puis d’un pas déterminé, il marcha jusqu’à l’entrée. Il souleva la barre horizontale et libéra les battants. De ses deux bras, il les poussa. Les portes s’ouvrirent en grand, illuminant d’un seul coup le hall marqué par la pénombre. Marc le rattrapa mais il s’arrêta net, surpris. Une foule impressionnante patientait en silence devant les grilles du portail. L’air soufflait, soulevant les cheveux des femmes, menaçant de faire chuter les chapeaux des hommes, mais personne ne pipait mot. La capitale se taisait. L’absence de bruit en devenait assourdissant. Marc n’osa pas s’avancer plus. Des yeux implorant se levèrent vers l’agent. Celui-ci se planta entre les deux sculptures ornant la devanture du palais, un homme et une femme dénudée. Chancelant, il s’appuya sur l’une d’entre elle et il marqua un temps d’arrêt. Finalement, il se remit droit et considéra la foule, cette masse compacte, ces innombrables polégardiens qui n’attendaient qu’une seule information. La Lumière se déployait dans son dos. Elle prit de plus en plus de puissance. Elle traversait tout, les murs, les arbres et les gens. Inspirant une grande bouffée d’oxygène, M s’adressa à la capitale d’une voix emplie d’émotions mais néanmoins vigoureuse :
« L’Impératrice est… »
Marc se réveilla en sursaut. On venait de frapper à sa porte. Ses draps étaient humides de sueur et il accepta l’entrée d’une petite voix faible. Son teint demeurait blanc. La Lumière se déversant par les rainures des volets marquait encore plus sa clarté. Ce rêve lui avait semblé tellement réel. Ce n’était pas la première fois que la Lumière lui montrait ce genre de passage… cependant, jamais avec autant de réalité. L’Empereur entra. Marc sursauta. Il ne s’attendait pas à sa visite. Gêné, il se vêtit d’une tunique pour éviter d’apparaître devant Sa Majesté torse nu. Puis, lissant les plis de ses draps afin de donner meilleure allure à sa couche, il s’assit en tailleur sur ses couvertures brodées. L’Empereur fit le tour de la pièce. De sa main de velours, il caressa la commode infestée d’habits que le palais avait fourni à l’enfant, à sa plus grande confusion. Sur le dessus, une petite photographie trois dimensions trônait. C’était l’un des seuls souvenirs que Marc avait pu emporté de Terrae. L’agent M s’était chargé lui même d’ordonner la récupération de ce trophée, lors d’une mission sur l’autre monde. Des agents s’étaient immiscés chez les Pocxenite pour les dérober. Ils avaient aussi rapporté quelques bijoux, comme sa gourmette d’argent que Marc avait reçu lors de sa douzième année. Mais, en contrepartie, Marc avait fait parvenir une lettre que les agents avaient pris soin de laisser en évidence. Le message indiquait qu’il était en bonne santé et qu’il ne fallait pas s’en faire pour lui. Il avait trouvé une nation en qui se vouer et il reviendrait le plus rapidement possible…
L’Empereur se saisit de la photographie et l’examina. Marc le regarda faire, muet. Une gêne planait dans la chambre. Le monarque la brisa lorsqu’il reposa, fébrilement, le trophée et soupira :
« Ah, la famille… »
Marc en fut presque surpris. Il ne s’attendait pas à du bruit, dans ces instants de silence désiré. L’Empereur se dirigea vers les immenses fenêtres qu’il ouvrit. Il détacha les volets et sortit sur le balcon. Fatigué, il s’appuya sur la rampe de pierre et médita, face à sa capitale.
« Monsieur ?, l’interpella Marc
-Viens près de moi, répondit le polégardien »
Marc, docile, obéit. Le parquet craquait sous ses pieds nus et l’enfant se sentait ridicule avec sa tunique légère sur les épaules. Néanmoins, il rejoignit l’Empereur, comme souhaité, et il s’accouda à son tour sur la balustrade. Le matin se levait sur la ville. Le soleil était encore rose. L’aube se mourrait. Il était tôt.
« L’Empire sera beau aujourd’hui, décréta Sa Majesté
-Comme tous les jours, Monsieur, assura Marc serviable. »
L’Empereur rit. C’était un rire aspiré, non voulu, un rire qui ne plaisait pas, un rire qui concédait à toute déception. Le monarque se voûta et il affirma :
« L’Empire est beau pour les aveugles. Ils n’ont aucune notion à comparer. Non, je veux dire, l’Empire ressemblera beaucoup à Terrae ce matin… »
Marc sursauta. La réplique fut reçue comme une énorme bille de plomb.
« Comment ? Je puis vous assurer que l’Empire n’a rien à envier à la République…
-Tu te mens à toi même, mon petit, poursuivit l’Empereur. En vérité, tu le trouves beau, parce que tu n’y vis pas depuis longtemps. Tu l’admire car tu ne vois que ces façades polies et luisantes. Tu l’aimes car tu y adores des personnes qui y vivent. Mais, sincèrement, tout cela, tu l’as sur Terrae… »
Marc se tourna vers la ville. Elle demeurait extrêmement jolie. Ses tours s’illuminaient sous les rayons du soleil. Ses immeubles se démarquaient dans le ciel. La capitale ne connaissait pas son égale sur le territoire de la République.
« Monsieur, permettez-moi de ne pas suivre votre avis…
-Je te l’accorde, mon enfant, je te l’accorde. Je te permets aussi de revenir sur tes paroles à n’importe quel moment. La Lumière voile ta vision. Essaie de voir sous ses rayons…
-J’aime la Lumière, Monsieur.
-Moi aussi, Marc, moi aussi. Plus que tout.
-Vous aussi vous… ?
-Oui, moi aussi. Elle me guide, elle me console, elle me façonne…
-Et elle vous montre le passé…
-Ainsi que le présent, Marc, elle t’éclaire bien plus le présent, par les vérités du passé.
-Et est-elle juste ?
-Elle ne sait mentir sans se tacher, répondit l’Empereur
-Alors, je suis désolé Monsieur… »
L’Empereur se tut. Il observait l’horizon, sans ajouter un mot. Le ciel se dégageait des derniers nuages de la nuit. La clarté frappait le palais.
-Vous l’aimiez … ?
-Trop…
-C’est toujours mieux que pas assez, rassura Marc
-Peut être, mais c’est mauvais…
-Peut être, mais c’est aussi bon…
-Lorsqu’il est partagé…
-Et il l’était, Monsieur
-Plus maintenant. Si peu de délices avec elle pour trop de remords sans. L’amour fait perdre toute logique…
-Il ne regarde plus les bénéfices, Monsieur.
-Je sais, confirma le polégardien. Il est le seul capable de réconcilier nos deux mondes… »
Puis, reprenant ses esprits, l’Empereur se tourna vers Marc et lui annonça :
« D’ailleurs, il faut que tu commences sérieusement ton apprentissage de la Lumière. Elle te parle, elle te guide, mais elle ne te donnera pas toute la force. Le reste viendra de toi et seulement toi… »
Marc approuva d’un hochement de tête. Il considéra alors l’Empereur. Ce personnage voilé l’intriguait toujours autant. Que cachait-il ainsi… sa peine ? Le vent se levait. Les fraîcheurs de décembre approchaient, malgré le bouleversement climatique de ce monde. Marc se frotta les avant-bras pour se réchauffer. Puis, doucement, il dit :
« Monsieur…
-Oui ?
-Pourquoi vous cachez votre visage sous ce voile ? »
L’Empereur ne se crispa pas, au soulagement de Marc. Il se contenta d’hausser les épaules. Soupirant, il répondit :
« Il y a certaines choses qui ne valent pas d’être v… »
Une détonation provenant de la ville en contre-bas retentit. L’Empereur s’affaissa. Horrifié, Marc se baissa, en couchant par la même occasion Sa Majesté. Pleurant de panique, il hurla :
« M ! M ! Au secours !Viens vite ! L’Empereur est touché ! Dépêches-toi ! M ! »
La porte vola en éclat. Au lieu de voir son sauveteur habituel, une rangée d’innombrables agents investirent la chambre. Ils se précipitèrent vers les deux victimes et ils arrachèrent Marc au monarque, l’entourant de leurs corps. On traîna de force l’enfant dans les coins de la pièce, pour le protéger de l’extérieur. Hurlant, Marc se débattit. Du sang avait giclé sur sa tunique. Implorant le ciel, il remarqua alors que ce dernier était investi de nombreux hélicoptères. D’autres, au loin, apparaissaient. Des blancs. L’agent M arriva enfin sur les lieux. Marc s’extirpa de ses quatre gardes et il se jeta dans ses bras.
« M !Je t’assure, j’ai rien pu faire… Ils l’ont tué, sous mes yeux ! Je t’assure ! Si j’avais su… »
Mais à son grand étonnement, son ami n’affichait aucune mine terrorisée. Il se contenta de lui caresser les cheveux pendant que Marc lui déballait ses mille excuses. Quand son protégé eut terminé, il s’accroupit et lui chuchota :
« Chut… calmes-toi. Il n’y a rien de grave. L’Empereur n’est pas mort…
-Comment ça ? Il s’est effondré sur moi ! Regarde ma tunique !, s’écria Marc
-Non, Marc, il a été touché à l’épaule droite. Rien de grave, il s’en remettra. Je t’assure qu’il a déjà connu pire… Allez, calme toi… sèche moi tes larmes et va donc te changer. L’Empereur va bien. Ne t’inquiète pas pour lui, ça va aller… »
L’agent se releva et il ordonna d’une voix qui n’autorisait aucune contestation :
« Fouillez les toits de tous les buildings. Ramenez Sa Majesté dans ses appartements. Son médecin personnel a été convoqué. Je prends les rennes de l’Empire durant son rétablissement. Je veux qu’on me retrouve ce criminel… »
A suivre... ---------------
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saroue17 Besoin de parler . . . | |
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saroue17 Besoin de parler . . . | empereur-paco a écrit :
Saroue: Eh bien, je croyais que tu faisais la morte du net... Heureux que tu en ais décidé autrement... Les mystères, c'est ce qui donne envie de lire la suite non? 
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Et bah la morte du net peut rescussiter parfois, et je n'en ai pas décidé autrement, c'est juste que j'avais envie de lire la suite.
Oui, et tu sais bien les entretenir aussi. ---------------
♪ Viciti ali dota, spedali dei dota ♪ Envie de parler le Banana Rouli Roulant ? Apprenez le vous aussi ! mDr Sana
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Tu espère quoi ? Oo Message édité par Sanadette le 12-05-2008 à 21:02:55 ---------------
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