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empereur-paco Touche le fond mais creuse encore | Disoulé... ah lala, bon pour me faire pardonner, j'essaierai de faire apparaitre l'agent M (même si c'était pas prévu à la base xD)... ---------------
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empereur-paco Touche le fond mais creuse encore | Héhé, ne pleurez pas! Je me suis levé tôt pour vous ce matin (hem... 9h45 xD) et voici et voilà! Le nouvel épisode est là! (en fait, j'me suis couché tard aussi... bref). Par contre, désolé, chère Sana, mais j'ai pas trouvé le moyen de faire intervenir l'agent M... tu verras que ça aurait été assez compliqué . Enfin voilà, cet épisode marque un tournant dans l'Histoire du Monde Terrae ^^. Vous comprendrez pourquoi ! Mais bon voilà, je vais vous laisser lire et faites moi part (comme d'hab' xD) de vos impressions =D. J'espère sincèrement qu'il vous plaira. Taille: mi-long (quatre pages de word, c'est pas excessif ^^). Donc voilà, bonne lecture ...
Chapitre 22 Les courbes des lettres se dessinaient dans les pupilles du président Mernine. Les mots s’incrustaient profondément dans son cerveau. Les phrases devenaient l’ensemble de sa nouvelle réalité. Sarcadid suait à grosses gouttes et il se sécha le front machinalement par son mouchoir blanc. Le message était clair. Il ne pouvait le contrer. Ô qu’il aurait aimé être à la place du balayeur du hall d’entrée en cet instant. Un horizon totalement différent se dévoilait à sa vision et toutes ses constructions tombaient en ruine. Il les voyaient s’écrouler au fur et à mesure des lignes qu’il arpentait du regard. Son monde entier perdait ses bases. Ses valeurs étaient emportées dans le flot de responsabilités qui lui tombaient sur les épaules. Il aurait voulu hurler mais sa voix resta coincée au fond de sa gorge. Comme si on lui infligeait encore en plus l’interdiction de ce plaisir de défoulement. Impossible. Il avait lui-même tout détruit. « La Crise » s’approchait à présent à grands pas et il serait le président qui annoncerait cette terrible nouvelle… « Monsieur le Président ?, l’interrompit sa jeune secrétaire en frappant à sa porte qu’elle entrouvrit » Mernine ne l’avait jamais trouvée aussi belle qu’aujourd’hui. Resplendissante, elle arborait un chignon coiffé de sa magnifique chevelure blonde. Un sourire aux lèvres, elle attendait la réponse de son patron qui s’extasiait devant sa fraîcheur. Malgré tous les soucis que rencontrait la République, elle demeurait toujours présente, apte à résoudre n’importe quelle contrainte. Mernine en aurait presque oublié la lettre qu’il tenait entre ses doigts. -Oui Marie ? -Monsieur Mirelly désire s’entretenir avec vous au sujet… -Bien. Faites le entrer ! » Mlle Borkest s’inclina et se retourna pour autoriser l’invité d’accéder à sa demande. Lorsque le président distingua l’ombre de sa silhouette, une colère sans nom s’empara de ses membres. L’ensemble des mots de la lettre entre ses doigts reprenaient forme. « La République nous a profondément déçu. » ou encore « L’Empire croyait sincèrement en une union durable et solennelle entre nos deux peuples … ». Désormais, tout espoir était anéanti. La Polégardie ne pourrait plus jamais faire confiance à Terrae. Du moins, pas avant un long moment et la République devrait montrer sa loyauté à maints reprises. Le petit homme vêtu entièrement de beige fixa les yeux du président et s’avança jusqu’à un fauteuil sans ciller. Son arrogance dépassait les limites. Sarcadid Mernine détestait ce genre d’insolence et il l’aurait battu s’il s’était trouvé en d’autres circonstances. Puis, Mirelly s’assit et, machinalement, attrapa son chapeau melon et l’essuya du revers de la main. Il remonta les manches de sa veste et s’enfonça confortablement dans le cuir du siège. Et il parla. Sa voix demeurait si calme et si sereine que le président s’interrogea sur la qualité mentale de son compagnon. La catastrophe politique ne semblait pas l’effleurer. Les conséquences de ses actes s’avéraient dramatiques cependant il gardait son air nonchalant, sûr de lui. « Monsieur, nous essuyons un regrettable échec qui ne se reproduira plus. Je déplore immanquablement nos pertes et je vous promets que toutes les familles de nos héros tombés sur le marbre du hall seront honorées. L’Empire nous a dupé et j’ai honte de m’être fait prendre à leur jeu. Mais je vous certifie que la prochaine fois, une telle erreur… -Comment ?, coupa férocement Mernine. Vous osez m’annoncer qu’il y aura une prochaine fois ? Vous plaisantez ! Je vais de ce pas destituer l’Organisation Mondiale de la Réhabilitation Immédiate du Peuple de Terrae. Il s’agit d’une foutaise. Vous vous fichez complètement de nos populations. Vous n’avez pas agi pour elles quand vous avez attaqué franchement l’Empereur. Bien au contraire, désormais, vous leur avez attiré les foudres de la Polégardie. » Le président tendit la lettre à Mirelly qui s’en saisit avec apathie, ignorant les implications de ses informations. Le directeur de l’OMRIPT eut un même un léger sourire lorsqu’il la lut et il fut heureux d’apprendre les projets de l’Empire. « Bon. Désormais, nous avons marqué d’un point d’honneur notre insoumission. C’est cela que j’ai apporté à notre peuple. » Mernine se leva d’un bond de sa chaise. Frappant du poing sur son sous-main, il s’écria : « Quoi ? Vous me signifiez que vous trouvez une quelconque réussite dans ce que nous avons entrepris ? Enfin, dans ce que VOUS avez entrepris… -En effet. La mort de l’Empereur aurait été une véritable victoire. Malheureusement, nous ne pouvions prévoir qu’il se servirait d’un pantin en guise de sa personne… Mais, comme je vous l’ai précédemment dit, nous ne commettrons pas la même faute deux fois de suite… » Il eut un petit rire et une étincelle s’illumina dans ses yeux. Submergé, Mernine fit les cent pas devant la fenêtre du balcon. Se caressant le crane, il réfléchit longuement, ensuite, n’y résistant plus, il éclata : « Mais vous rendez-vous compte seulement de la situation ? -Quelle situation ?, releva le directeur. Que nous avons failli éliminer le numéro un de l’Empire ? Que nous avons manqué d’assujettir à notre tour la Polégardie ? Que nous lui avons prouvé que Terrae était capable de lui tenir tête ? D’avoir voulu sauver notre monde d’un assaillant rusé dont personne ne semblait comprendre sa réelle ambition ? -Vous êtes fou, marmonna Mernine. Vous avez joué dangereusement, frisant la folie même, avec l’étiquette du peuple mondial entier. Et vous avez perdu. En plus de Bagdad, ce sont Paris, Tokyo, New-York, Mexico, Dakar et j’en cite, qui sombrent avec vous dans le déshonneur. -Le déshonneur de ne plus être soumis ?, demanda Mirelly -Non ! Le déshonneur de la faillite !, rétorqua le président fulminant. Relisez la lettre bon sang ! » Il se rassit et contempla mélancoliquement le drapeau de la resplendissante Terrae pendant que le directeur s’exécutait avec plus dé sérieux. Puis, ce dernier la posa sur le bord du secrétaire et soupira : « J’ai agi dans le sens de mon peuple. Je vous le certifie. L’Empire nous aurait manipulé. » Le président s’attrapa la tête entre ses mains et gémit à son tour. Il parlait à un mur. Et un mur ne bougeait jamais, à moins de le démolir… « Mais vous ne comprenez rien ! L’Empire me l’a envoyée sitôt le départ de Sa Majesté, comme s’il avait prévu l’événement. Il affirme que la République s’est effondrée et qu’elle doit assumer les conséquences de ses actes ! Il annonce aussi qu’un tel autre affront ne sera plus jamais toléré. Et vous avez lu comme moi les nouvelles mesures prises par son gouvernement ? -Nous nous relèverons, assura Mirelly -Mais enfin ! La Crise va revenir et va terrasser tout notre monde. Tous les accords en notre intérêt, celui de Terrae, sont résiliés. Toutes les transactions en cours sont suspendues. La Bourse a confirmé la chute des capitaux des entreprises de fleurs et de métallurgie. Les centres scientifiques ont aussi subi les lourds résultats de votre échec : toutes les expériences engagées avec la Polégardie ont mystérieusement brûlé ou du moins disparu. Les bilans ont été volés dans des coffre fort forcés. Tous nos hôpitaux déplorent la perte des machines performantes que l’Empire leur avait confiées. Des milliers de malades devraient vous remercier. Ils mourront insoumis ! -Eh bien oui, acquiesça le directeur de l’OMRIPT. Nous ne savions pas à long terme ce que ces machines apporteraient de néfastes à notre civilisation. Qui nous dit qu’elles ne nous affaiblissaient pas le cerveau pour mieux pouvoir nous conquérir ? -Bien sûr que non !, rugit le président. Elles soignaient, rien de plus. Il s’agissait d’un cadeau en signe de sa bonne volonté ! Mais la vérité, c’est que vous n’acceptez pas qu’un autre monde puisse donner de l’aide au nôtre ! Vous êtes trop fier pour cela… -Il nous soumettait. Et il faisait ça bien. La preuve, vous ne vous en rendiez même pas compte. » Sarcadid Mernine se rassit face à cette nouvelle affirmation. Il n’y avait aucun espoir à le convaincre. Tant pis pour lui… « Bien. Par votre faute, la Polégardie s’est rétractée dans tous les secteurs d’activités de notre planète. Par votre faute, elle s’est retirée et nous a laissé dans notre misère, en annulant tous ses projets avec notre monde. Par votre faute, vous êtes coupable de toutes les dégringolades financières, de tous les taux de chômage qui grimperont en flèche, de toutes les pauvretés qui s’accumuleront sur Terrae. Car voyez-vous, en appuyant sur la gâchette, vous n’avez pas seulement tué un agent travesti en Empereur, non, vous avez par la même occasion assassiné la République. Alors, je crois qu’il est amplement temps que je vous délie de vos fonctions et que je vous jette à la porte des actions gouvernementales. » Mirelly se releva alors et dévisagea le président, comme s’il s’agissait de leur première rencontre. Réajustant le col de sa chemise beige, il ne se laissa nullement impressionné par le ton grave du président. Un rictus mauvais se matérialisa en l’espace de quelques secondes sur sa figure boursouflée. Mernine frémit en découvrant ce nouvel aspect. Puis, le directeur caressa sa petite moustache et déclara : « Un jour, n’importe quel médecin se retrouve confronté à ma situation vis à vis d’un malade. Pour détruire une infection, il faut parfois amputer l’un des membres du patient, pour éviter la propagation de la putréfaction. Et l’Empire est cette maladie. Et vous, vous êtes ce membre dont il faut quelquefois se séparer, monsieur le Président. -Qu’est ce que cela signifie ?, interrogea Mernine inquiet -Les médecins tentent souvent tout avant de prendre une telle décision. Et j’ai essayé de vous sauver des griffes de l’Empire, monsieur le Président. Mais vous ne m’avez pas écouté. Votre vénération est telle, qu’on croirait que vous êtes un polégardien de souche. Alors désormais, il me semble bon de passer à l’acte avant que vous n’infectiez le reste du gouvernement. » Mirelly pointa son index sur le président et clama : « Je demande votre démission de la tête de la République. Pour le bien de Terrae, fuyez ! Vous êtes l’objet de la Polégardie et elle vous obligera à confier notre monde entre ses mains ! Sauvez-nous et votre honneur. -Il n’en est pas question ! Qui êtes-vous pour me donner un tel ordre ? J’en ai plus qu’assez de vos jugements anti-polégardiens. Vous cherchez à éliminer l’Empire à tout prix, sans vous apercevoir qu’il nous apporte de grands progrès. Vous préférez la guerre à une union. Vous êtes pitoyable, monsieur Mirelly. Vous êtes la honte de notre société ! -Mensonges, s’écria le directeur. Partez tant qu’il est encore temps. Je vous donne trois jours pour déserter les lieux et annoncer cela au peuple. -Mais pour qui vous prenez-vous ?, ironisa le président. Je suis votre chef hiérarchique et j’ai le soutien des populations qui m’ont élu. -Plus pour longtemps, répliqua Mirelly. En ce moment même, une information circule à votre sujet. Il semblerait que vous auriez l’intention d’instaurer un ou plusieurs membres de l’Empire à l’Assemblée. Et ceci, le peuple n’appréciera pas. » Une étincelle de rage s’alluma dans les yeux du président et il clama : « Vous aviez déjà prévu ma destitution. Notre rencontre n’avait aucunement le but de vous excuser. Il fallait que vous trouviez le moyen de m’annoncer ma destitution. Eh bien soit, nous verrons bien l’avis du peuple… » Mirelly approuva et se retourna pour sortir. Seulement, Mernine l’interpella au moment où il actionnait la poignée : « Et que pensez-vous de la réaction de l’Empire ? Il estimait assez positivement mon rang… -L’Empire n’agira pas contre votre démission. Il aura d’autres projets qui l’éloigneront de vous et de votre sort… Il aura d’autres préoccupations en mon honneur je suppose. » Mernine se rassit, tétanisé. Alors, la situation pouvait être encore plus dramatique ? En son for intérieur, il avait espéré une infime chance… il demanda, d’une petite voix : « Vous avez l’enfant ? » Mirelly ne répondit rien. Il ouvrit le battant et sortit. Mais avant que le battant ne se referme totalement, il souhaita lugubrement : « Joyeux Noël… »
A suivre... Message édité par empereur-paco le 15-02-2008 à 21:28:54 ---------------
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empereur-paco Touche le fond mais creuse encore | Tss Tss, soyez pas désagréable mdr!!
Bon allez, j'vous le promets disons... avant la moitié de la semaine (dans que j'm'aventure là ôO). ---------------
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empereur-paco Touche le fond mais creuse encore | Oui, oui, j'y compte bien xD!
Nan mais si, si j'arrivais à l'écrire avant mercredi... ça serait pas mal *-*! ---------------
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Prissou01 toujours solidaire ! | super !!!!
tralali tralala * se met a danser* hourra !!!  ---------------
Euphemia, PP, Sanadette jvd !!!!!
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empereur-paco Touche le fond mais creuse encore | Et voici et voilà le 23 ème chapitre =)! Toujours pas d'agent M à l'horizon (dslé Sana ) mais une petite entrevue de spiritualisme ... bon voyage au cœur de la Lumière . Bon bah comme d'hab, vos impressions? Vos suggestions? Votre suite? Enfin tout le tralala, mais surtout, j'vous souhaite une bonne lecture... Et pis je vous donnerais une version corrigée vendredi soir, parce que là j'pars chez mon Ludo (j'suis un peu pressé xD) mais j'ai quand même pensé à vous ! Voilà, lisez bien .
Chapitre 23 Les rayons du soleil effleurèrent le visage brun de Roald. Les songes dans lesquels il s’était plongé devenaient translucides, jusqu’à s’évaporer entièrement, puis la Lumière éclaira son esprit. Les nuages s’écartaient sur son passage et la vérité absolue apparaissait devant lui. Roald tendit ses bras en avant, mais il trébucha de sa jambe endolorie. Sa chute fut amortie par une substance moelleuse, comme une sorte de coton. Il releva la tête. La Lumière s’éloignait, emportant avec elle son bagage si précieux. Roald poussa sur ses membres épuisés pour continuer sa progression. Mais il était impuissant. La Lumière lui échappait. Au loin, elle se dissipait sous un étendard virevoltant sous un vent imperceptible. Ce drapeau noir, aussi noir que la profondeur d’une âme, intriguait l’enfant. Il ne l’avait encore jamais vu. Enfin du moins, jamais sous cet aspect. Il renvoyait une puissance commune mais il montrait aussi une fragilité grandissante… comme s’il se lamentait sur son sort. Brusquement, Roald fut agrippé par deux mains. Elles le tirèrent dans les hauteurs et sa vision du pays de l’imaginaire s’estompa. Le monde des songes réapparut. Les mains le lâchèrent. Roald s’ébroua et parcourut l’endroit de son regard innocent. Engourdi, il s’affala sur un gazon frais et il se remémora son passage en ses lieux. La première image demeura celle de l’homme grincheux, d’une petite taille, qui se grattait incessamment le crâne en soulevant son petit chapeau melon. Il s’était présenté comme le directeur d’une nouvelle organisation. Les souvenirs affluaient peu à peu. Des cadavres, partout des cadavres… Roald roula sur l’herbe aux odeurs alléchantes. Après tout pourquoi se poser tant de questions ? Il était dans un monde de rêve où la complexité n’existait pas. Tout n’était que douceurs et envoûtements. Les oiseaux chantaient à cœur joie, loin de l’horreur d’une guerre qui se profilait. Soudain, Roald sursauta, se retrouvant sur ses pieds en un bond. Voilà un souvenir qui resurgissait de nul part. La guerre était si proche. Il écarquilla les yeux et discerna au loin une foule qui combattait. Plus il s’en approchait, plus des cris assourdissants hurlaient dans ses tympans. Des hommes armés se livraient à une tuerie sans égale. Des hommes tous de noir vêtu, sous le regard impétueux d’une grande ombre enroulée dans une toge aussi sombre que ses soldats. Femmes, enfants et même animaux tombaient sous les slaves de balles répétées des officiers cruels. Des détonations retentissaient partout et un projectile effleura le jeune Adjahid. Ce dernier se jeta vivement à terre et contempla, désespéré, le carnage qui s’effectuait devant lui. Une parole résonna dans sa tête : « L’Empire sera la perte de notre monde ! » Roald suait à grosses gouttes. Soudain, un petit enfant blond se découpa dans le champs de bataille. Une vive émotion enserra le cœur du petit Adjahid et il sut tout de suite de qui il s’agissait. Il n’aimait personne d’autre autant que lui. Il aurait dépendu la lune pour lui décrocher un sourire gai. Il le protégerait dans n’importe quelle circonstance, il l’épaulerait lorsqu’il en aurait besoin, il le consolerait quand son âme se trouverait affectée. « Marc…, murmura t-il à lui même » Son meilleur ami marchait au milieu des tirs des hommes armés, mais aucun ne semblait l’atteindre, comme si on l’évitait… Oubliant tout danger, Roald, malgré sa douleur inexpliquée dans la jambe, sauta au milieu du massacre et ceintura l’enfant blond qui tomba à la renverse. Roald n’aurait pu en cet instant expliquer sa joie mais un immense sentiment de bonheur se diffusa dans toute sa personne. Puis, les coups de feu cessèrent. Le silence retomba et la Lumière réapparut. Les enfants examinèrent autour d’eux et Roald s’aperçut que tout avait disparu. Les corps ne gisaient plus, les soldats ne tuaient plus et l’ombre n’existait plus. Tout avait été dissipé sous les rayons de la Lumière. Encore une fois, ces derniers effleurèrent son visage brun. Les songes dans lesquels il était plongé devinrent translucides, jusqu’à s’évaporer entièrement. Puis la Lumière éclaira à nouveau son esprit. Les nuages de brume s’écartaient sur son passage mais, brusquement, des mains le retinrent. Il comprit. Morp
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