La formation, dans ce domaine, n'existe pas en IUFM. La raison est très simple : durant 25 ans la consigne était "nivelons le niveau des élèves et mettons nous à celui du moins bon" donc les bons, voire les excellents, étaient mis de côté.
Je n'ai jamais accepté cette vue de l'enseignement. J'ai toujours tiré, et j'étais le seul de mon école voire de ma circonscrition, l'ensemble de mes élèves vers le haut (des CM1 et CM2).
A l'école, je m'ennuyais souvent. Des test psychotechniques ont dévoilé un QI élevé (environ 130 à 135). Cela n'a rien changé pour ma scolarité. C'est pourquoi j'arrivais à détecté les élèves au QI élevé mais je ne les laissais pas sur le bord de la route. Pour reconnaître ce type d'élève il faut soit avoir suivi une formation adéquate telle que celle que vous proposez, soit être soi-même en haut quotien intellectuel. Qu'en pensez-vous ?
Merci pour votre témoignage plutôt courageux car lorsqu'un élève échoue, c’est lui qui endosse la cause de son échec.
Certains enfants, à haut potentiel ou pas, ont de réels problèmes « dys », il convient bien sûr d’en tenir compte pour essayer de les aider au mieux. Mais que deviennent les élèves à haut potentiel non reconnus et soutenus par leurs enseignants ?
Pour ma part, j'ai eu l'occasion de suivre des enfants surdoués au collège en situation d’échec. Ces jeunes n’avaient pas rencontré de difficultés particulières pendant leur primaire, certains avaient été « brillants » d’autres « moyens ». Je parle des résultats chiffrés. Ce qui était commun à tous ces enfants c’était l’absence partielle ou complète de bases. Certaines lacunes graves concernaient les bases de la grammaire, la syntaxe, sans parler des calculs simples et de la géométrie. Certains de ces enfants, quoique très visuels, n’avaient aucune notion de quantité et ne visualisaient rien du tout en géométrie. Pourtant ces enfants étaient capables d’utiliser avec beaucoup de finesse des raisonnements par contradictions, des méthodes inductives qui ne sont pas enseignés à l’école.
L’enseignement, le plus souvent linéaire, avait glissé sur eux. La rêverie et le papillonnage avaient quelquefois remplacé les cours. Les lacunes s’étaient accumulées au fil des ans. Certaines bases de l’école primaire ont été complètement à reprendre. J’ai été confronté au manque de support pédagogique adapté, j’ai souvent dû inventer et refaire tout un travail pédagogique au cas par cas.
Voilà le pourquoi de mon engagement dans l’association et de la mise en place de formations.
Prochainement l’association va publier un livre afin d’aider concrètement les enseignants à prendre en charge, dans une classe traditionnelle, ces enfants aux raisonnements atypiques.
Concernant la reconnaissance des enfants EIP, je pense que les parents ne sont pas si mal placés pour connaître leur enfant. Les émissions TV font dans le sensationnel, déforment la réalité et nuisent à l’image des parents et des enfants à haut potentiel.
Dans un système scolaire où la douance serait mieux prise en compte, la question devrait se poser beaucoup moins fréquemment.
Quand un enfant apprend à lire tout seul bien avant l'âge dit normal, qu'il pose pleins de questions, qu'il aime raisonner, poser des questions intelligentes, qu'il est d'une curiosité insatiable... on se fiche pas mal de son QI. Ce sont souvent les problèmes scolaires qui provoquent le questionnement.
La formation, dans ce domaine, n'existe pas en IUFM. La raison est très simple : durant 25 ans la consigne était "nivelons le niveau des élèves et mettons nous à celui du moins bon" donc les bons, voire les excellents, étaient mis de côté.
Je n'ai jamais accepté cette vue de l'enseignement. J'ai toujours tiré, et j'étais le seul de mon école voire de ma circonscrition, l'ensemble de mes élèves vers le haut (des CM1 et CM2).
A l'école, je m'ennuyais souvent. Des test psychotechniques ont dévoilé un QI élevé (environ 130 à 135). Cela n'a rien changé pour ma scolarité. C'est pourquoi j'arrivais à détecté les élèves au QI élevé mais je ne les laissais pas sur le bord de la route. Pour reconnaître ce type d'élève il faut soit avoir suivi une formation adéquate telle que celle que vous proposez, soit être soi-même en haut quotien intellectuel. Qu'en pensez-vous ?
Merci pour votre témoignage plutôt courageux car lorsqu'un élève échoue, c’est lui qui endosse la cause de son échec.
Certains enfants, à haut potentiel ou pas, ont de réels problèmes « dys », il convient bien sûr d’en tenir compte pour essayer de les aider au mieux. Mais que deviennent les élèves à haut potentiel non reconnus et soutenus par leurs enseignants ?
Pour ma part, j'ai eu l'occasion de suivre des enfants surdoués au collège en situation d’échec. Ces jeunes n’avaient pas rencontré de difficultés particulières pendant leur primaire, certains avaient été « brillants » d’autres « moyens ». Je parle des résultats chiffrés. Ce qui était commun à tous ces enfants c’était l’absence partielle ou complète de bases. Certaines lacunes graves concernaient les bases de la grammaire, la syntaxe, sans parler des calculs simples et de la géométrie. Certains de ces enfants, quoique très visuels, n’avaient aucune notion de quantité et ne visualisaient rien du tout en géométrie. Pourtant ces enfants étaient capables d’utiliser avec beaucoup de finesse des raisonnements par contradictions, des méthodes inductives qui ne sont pas enseignés à l’école.
L’enseignement, le plus souvent linéaire, avait glissé sur eux. La rêverie et le papillonnage avaient quelquefois remplacé les cours. Les lacunes s’étaient accumulées au fil des ans. Certaines bases de l’école primaire ont été complètement à reprendre. J’ai été confronté au manque de support pédagogique adapté, j’ai souvent dû inventer et refaire tout un travail pédagogique au cas par cas.
Voilà le pourquoi de mon engagement dans l’association et de la mise en place de formations.
Prochainement l’association va publier un livre afin d’aider concrètement les enseignants à prendre en charge, dans une classe traditionnelle, ces enfants aux raisonnements atypiques.
Concernant la reconnaissance des enfants EIP, je pense que les parents ne sont pas si mal placés pour connaître leur enfant. Les émissions TV font dans le sensationnel, déforment la réalité et nuisent à l’image des parents et des enfants à haut potentiel.
Dans un système scolaire où la douance serait mieux prise en compte, la question devrait se poser beaucoup moins fréquemment.
Quand un enfant apprend à lire tout seul bien avant l'âge dit normal, qu'il pose pleins de questions, qu'il aime raisonner, poser des questions intelligentes, qu'il est d'une curiosité insatiable... on se fiche pas mal de son QI. Ce sont souvent les problèmes scolaires qui provoquent le questionnement.
tisuisse
La formation, dans ce domaine, n'existe pas en IUFM. La raison est très simple : durant 25 ans la consigne était "nivelons le niveau des élèves et mettons nous à celui du moins bon" donc les bons, voire les excellents, étaient mis de côté.
Je n'ai jamais accepté cette vue de l'enseignement. J'ai toujours tiré, et j'étais le seul de mon école voire de ma circonscrition, l'ensemble de mes élèves vers le haut (des CM1 et CM2).
A l'école, je m'ennuyais souvent. Des test psychotechniques ont dévoilé un QI élevé (environ 130 à 135). Cela n'a rien changé pour ma scolarité. C'est pourquoi j'arrivais à détecté les élèves au QI élevé mais je ne les laissais pas sur le bord de la route. Pour reconnaître ce type d'élève il faut soit avoir suivi une formation adéquate telle que celle que vous proposez, soit être soi-même en haut quotien intellectuel. Qu'en pensez-vous ?
ophi
Beaucoup d'enseignants regrettent de ne pas avoir eu de formation concernant les élèves ayant un haut potentiel. L'association pour les enfants à haut potentiel intellectuel organise toute une série de cours destinée aux enseignants des premier et second degrés, psychologues scolaires, confrontés à des élèves déjà identifiés comme H.P.I. ou non, désireux de s'informer sur ce sujet.
Cette formation est organisée par Catherine BERDONNEAU, Docteur en Didactique des Mathématiques, Professeur formateur à l'I.U.F.M. de l'Académie de Versailles (Site de Cergy), (et maman de deux HPI) et un spécialiste différent pour chaque cours
FORMATION NIVEAU 1
Cours I : Mercredi 26 septembre 2007 de 15h à 17 h Comment savoir si j’ai un élève H.P.I. dans ma classe ?
a – Les indices - dans le champ cognitif - dans le champ affectif - dans le champ moteur - dans le champ comportemental
b – Les choix terminologiques et les conceptions qu’ils révèlent
c – Les caractéristiques objectives non observables sans un dispositif adéquat - Les cycles de sommeil - Le développement du cortex - Les zones cérébrales sollicitées lors d’une tâche donnée - Les facultés d'apprentissage
d – Bibliographie
Cours 2 : Mercredi 17 octobre 2007 de 15h à 17 h Comprendre les résultats d'un test d'efficience intellectuelle
Cours 3 : Mercredi 14 novembre 2007 de 15h à 17 h les difficultés auxquelles doit faire face un élèves H.P.I.
Cours 4 : Mercredi 19 décembre 2007 de 15h à 17 h prendre en compte les besoins éducatifs particuliers d'un élève H.P.I. dans ma classe.
FORMATION NIVEAU 2
6 séances :
Cours I : Mercredi 16 janvier 2008 de 15h à 17 h
Cours 2 : Mercredi 13 février 2008 de 15h à 17 h
Cours 3 : Mercredi 12 mars 2008 de 15h à 17 h
Cours 4 : Mercredi 9 avril 2008 de 15h à 17 h
Cours 5 : Mercredi 14 mai 2008 de 15h à 17 h
Cours 6 : Mercredi 18 juin 2008 de 15h à 17 h
Les programmes détaillés de chaque module seront communiqués à l'inscription.
Plus d'infos et inscription voir le site de l'association AE-HPI :
http://www.ae-hpi.com (item actualité)
LIEU Maison des Associations du 8 ème Arrondissement de Paris 23 rue Vernet (Métro-R.E.R. Etoile Charles de Gaulle)