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Sujet : Votre avis, les punitions
tisuisse Bonjour,
 
J'ai lu avec attention, votre dernier message. Je suis effrayé pour l'avenir de vos enfants, par une telle méthode de la maîtresse. On voudrait dégoûter les enfants de l'école qu'on ne s'y prendrait pas autrement. A moins que la maîtresse n'aie des "chouchous", des élèves qu'elle préfère et, dans ce cas, ce qu'elle leur "pardonne bien volontiers" elle ne le pardonne pas aux autres et trouve le moindre prétexte pour leur mettre une croix ou un trou. M'est avis qu'il faut mettre un terme définitif, un point final; à ce système ne serait-ce, aussi, pour protéger les élèves futurs de cette enseignante.
 
Voilà ce que vous conseille de faire.
Vous avez, entre vos mains, l'un de ces "diplômes". Vous en faites la "photocopie" que vous adresserez, par plis recommandé avec avis de réception, à l'attention de Monsieur l'Inspecteur d'Académie, (adresse soit affichée dans le hall de l'école, soit accessible sur internet), avec copie à
- l'inspecteur de circonscriptrion,
- le directeur ou la directrice de l'école,
- les associations de parents d'élèves de l'école.
Cette copie sera accompagnée d'une lettre très détaillée sur cette méthode, le type de "faute" commise par l'élève entraînant une croix et/ou un trou.
 
J'ai eu, dans mes classes, des élèves qui posaient problèmes, mais des problèmes autrement plus sérieux et plus grave que de marcher dans une flaque d'eau. Voilà comment j'essayais de résoudre la situation : je prenais l'élève, à part de ses camarades, dans la classe pour en parler avec lui, l'écouter, car souvent, il a des choses à dire, le faire réfléchir sur son comportement et voir, avec lui, sur quel point il était prêt à s'engager à faire des efforts. J'établissais alors, avec lui, un contrat écrit. Je signais ce contrat, l'élève aussi ainsi que ses parents puis, régulièrement, chaque fin de semaine, nous faisions le bilan des efforts ou des échecs. Je ne puinissais pas mais l'échec était souvent mal ressenti par l'élève et je l'encourageais à redoubler d'efforts. Pour certains, la grande majorité, le comportement s'est amélioré, pour les autres : non et cela reflétait souvent d'un mal-être de l'enfant. Je conseillais alors aux parents de voir un spécialiste. La balle était dans leur camp. En classe je conservais la même attitude vis à vis de cet élève qu'avec les autres : pas de différence.
 

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tisuisse Bonjour,
 
J'ai lu avec attention, votre dernier message. Je suis effrayé pour l'avenir de vos enfants, par une telle méthode de la maîtresse. On voudrait dégoûter les enfants de l'école qu'on ne s'y prendrait pas autrement. A moins que la maîtresse n'aie des "chouchous", des élèves qu'elle préfère et, dans ce cas, ce qu'elle leur "pardonne bien volontiers" elle ne le pardonne pas aux autres et trouve le moindre prétexte pour leur mettre une croix ou un trou. M'est avis qu'il faut mettre un terme définitif, un point final; à ce système ne serait-ce, aussi, pour protéger les élèves futurs de cette enseignante.
 
Voilà ce que vous conseille de faire.
Vous avez, entre vos mains, l'un de ces "diplômes". Vous en faites la "photocopie" que vous adresserez, par plis recommandé avec avis de réception, à l'attention de Monsieur l'Inspecteur d'Académie, (adresse soit affichée dans le hall de l'école, soit accessible sur internet), avec copie à
- l'inspecteur de circonscriptrion,
- le directeur ou la directrice de l'école,
- les associations de parents d'élèves de l'école.
Cette copie sera accompagnée d'une lettre très détaillée sur cette méthode, le type de "faute" commise par l'élève entraînant une croix et/ou un trou.
 
J'ai eu, dans mes classes, des élèves qui posaient problèmes, mais des problèmes autrement plus sérieux et plus grave que de marcher dans une flaque d'eau. Voilà comment j'essayais de résoudre la situation : je prenais l'élève, à part de ses camarades, dans la classe pour en parler avec lui, l'écouter, car souvent, il a des choses à dire, le faire réfléchir sur son comportement et voir, avec lui, sur quel point il était prêt à s'engager à faire des efforts. J'établissais alors, avec lui, un contrat écrit. Je signais ce contrat, l'élève aussi ainsi que ses parents puis, régulièrement, chaque fin de semaine, nous faisions le bilan des efforts ou des échecs. Je ne puinissais pas mais l'échec était souvent mal ressenti par l'élève et je l'encourageais à redoubler d'efforts. Pour certains, la grande majorité, le comportement s'est amélioré, pour les autres : non et cela reflétait souvent d'un mal-être de l'enfant. Je conseillais alors aux parents de voir un spécialiste. La balle était dans leur camp. En classe je conservais la même attitude vis à vis de cet élève qu'avec les autres : pas de différence.
 
Kurtleen69 Bonjour,
Je reviens toujours avec ce système de trous (au minimum 1 trou, cad dès le 1er trou une croix sur la semaine, et juste avant les (petites vacances scolaires) donc à chaque période, diplôme ou pas distribué aux élèves (qui ont entre 4 et 5 ans : moyenne section maternelle)  si et seulement si 0 croix, et donc si et seulement si 0 trous.
Trous => clivage dans la classe de ma fille :  enfant sage / enfant pas sage.
Ma fille n'a pour l"instant jamais eu de diplome, mais a toujours fait des efforts, s'est amélioré. 10 trous, 5 trous . aujourd'hui (sur ces 6 dernières semaines) elle a été santionnée 1 fois, parce qu'un jour où il pleuvait elle jouait dans la cour de récréation avec ses camarades, et elle a marché dans une flaque d'eau. Sa maitresse l'a raccompagné dans la classe (par la capuche, ma fille m'a raconté) et lui a fait son trou et sa croix dans la colonne. donc voilà ma fille aura pas son diplome, pendant que d'autres camarades qui sont dociles, et qui ont jamais joué dans une flaque.  
 
Trouvez vous ça normal?
 la punition est expliquée à l'élève et qu'elle est adaptée à la faute commise.  
 Franchement, là je vois pas du tout où la sanction est justifiée. et où le fait que ma fille ait marché dans une flaque d'eau justifie qu'elle fasse partie de ceux qui ont une croix chaque semaine dans le tableau (oui y a où ceux qui en ont pas, où ceux qui en ont plein, et ma fille au milieu avec sa sanction pour une flaque)  elle avait même pas mouillé quoique ce soit (chaussette, ou pantalon) quand je l'ai récuperé.  
Le soir même quand ma fille m'a raconté, je lui ai dit que ca n'avait pas plu à sa maitresse, et que peut être pour qu'elle enlève la croix de la semaine, fallait il qu'elle lui fasse un  dessin pour expliquer la flaque. Quand le matin, elle a remis à la maitresse, celle ci s'en foutait, elle a dit qu'elle avait sauté dans la flaque d'eau exprès et que c'était trop tard.
De + , la denière fois à la dernière période , c'était pareil elle lui avait reproché quelque chose les deux dernières semaines, j'avais eu une discussion avec cette maitresse pour lui expliquer mon point de vue, mais elle m'avait certifié que ma fille méritait de ne pas avoir de diplome, à partir du moment où la règle était un trou, une croix, et une croix pas de diplome. et elle m'avait dit que kurtleen était sage, le temps voulu, et qu'inconsciemment elle faisait exprès d'avoir des croix la dernière semaine, pour ne pas avoir de diplôme, pour me faire chier. Elle prend vraiment les gamins pour des faux !!! ??  
J'avoue que cela me fache beaucoup ce système, qui ne sert à rien dans le cas précis.
Pour ce soir, j'ai moi même imprimé le diplome de l'élève travailleuse pour le remettre à ma fille, car même si j'espère que la maitresse lui donnera quand même un diplome , même si elle a eu une croix ou deux ... mais j'y compte guère. et comme il ne félicite que les enfants sages (Diplome de l'enfant sage) mais tous les bons travaux, que ceux qui peut être sont un peu ... joueurs, curieux, débrouillards, et joue dans la cour , à courir dans les flaques d'eau, ben ceux là ils ont rien comme diplome...
tisuisse

valjifa a écrit :

Merci Tisuisse pour votre réponse.
Mais je me suis mal exprimée. Le maîtresse l'a gardé avec elle pour qu'il finisse son exercice de copie, le punissant ainsi partiellement de son repas de cantine. En fait, il est arrivé en milieu de repas. Personne ne lui a servi la soupe et l'entrée. Ses pâtes étaient servies à son arrivée donc froides; il n'a pas voulu les manger. Au total il n'a mangé qu'une pâte de fruits. Sinon, régulièrement au moment de la classe, elle le mettait avec sa table et sa chaise dans le couloir pour qu'il finisse son exercice. Quand je suis allée voir sa maîtresse elle m'a dit "C'est que pour cela lui serve de leçon". Mon fils est arrivé en classe de CP sachant déjà lire et avec une soif et une envie d'apprendre!!! Au bout d'un trimestre il ne voulait plus aller à l'école. En février il a pleuré chaque matin, ouis a refait pipi au lit. Depuis lundi, il est dans une nouvelle école. Hier il m'a dit : "Tu te rends comptes maman, le maître il n'a pas crié une seule fois." En deux jours seulement, il a compris que ce n'était pas lui "le nul". Heureusement qu'il y a des enseignants avec l'amour du métier, et celui des enfants... A tous ceux là, je dis merci.
Valérie


 
 
Cela confirme bien ce que j'ai écrit dans mon message précédent.

valjifa Merci Tisuisse pour votre réponse.
Mais je me suis mal exprimée. Le maîtresse l'a gardé avec elle pour qu'il finisse son exercice de copie, le punissant ainsi partiellement de son repas de cantine. En fait, il est arrivé en milieu de repas. Personne ne lui a servi la soupe et l'entrée. Ses pâtes étaient servies à son arrivée donc froides; il n'a pas voulu les manger. Au total il n'a mangé qu'une pâte de fruits. Sinon, régulièrement au moment de la classe, elle le mettait avec sa table et sa chaise dans le couloir pour qu'il finisse son exercice. Quand je suis allée voir sa maîtresse elle m'a dit "C'est que pour cela lui serve de leçon". Mon fils est arrivé en classe de CP sachant déjà lire et avec une soif et une envie d'apprendre!!! Au bout d'un trimestre il ne voulait plus aller à l'école. En février il a pleuré chaque matin, ouis a refait pipi au lit. Depuis lundi, il est dans une nouvelle école. Hier il m'a dit : "Tu te rends comptes maman, le maître il n'a pas crié une seule fois." En deux jours seulement, il a compris que ce n'était pas lui "le nul". Heureusement qu'il y a des enseignants avec l'amour du métier, et celui des enfants... A tous ceux là, je dis merci.
Valérie
tisuisse

valjifa a écrit :

Bonjour,
 
Bien sûr une sanction lorsqu'il y a manquement au règlement.
 
Mon fils, classe de CP, a été régulièrement puni par sa maîtresse parce qu'il finissait en dernier sa copie. Exemples de sanction : la maîtresse le garde avec elle à midi, mon fils arrive donc en milieu de repas à la cantine; elle le met dans le couloir avec sa table et sa chaise afin qu'il finisse son travail...
 
Doit-on punir un enfant parce qu'il est en difficulté scolaire? Où s'arrête le "droit à la punition" de l'enseignant?
 
J'ai dû changer mon fils d'établissement en milieu d'année scolaire. Depuis, il repart à l'école en chantant, et a repris confiance en lui.


 
Bonjour,
 
Effectivement, chaque enfant a un rythme. Il y en a de très rapides, il y a en de très lents, et, entre ces 2 extrêmes, toute la palette des autres. Jamais je n'aurai mis, à la cantine, un élève dans le couloir avec sa table et son repas. Le midi est un temps essentiel à la socialisation : les enfants, comme à la récréation, se retrouvent entre-eux, les adultes ne sont là que pour assurer que tout se passe bien. Je crois que, là, si c'etait une punition, elle était disproportionnée et l'enfant ne comprenait pas ce qui se passe. De plus, il se sentait mis à l'écart, il sentait qu'on le considère différent des autres, moins bien, voire un nul. L'enfant alors risque de s'isoler et se renfermer, il n'a pas confiance en lui, il n'a plus confiance dans les autres, il n'y a plus de communications avec ses camarades. Votre décision de le changer d'école a été la bonne, tant pour vous que pour votre fils et je l'approuve à 400 %. Dans cette affaire, je crois que quelqu'un aurait aussi dû changer d'école et, surtout, changer de métier : sa maîtresse.
 
Pour qu'un enfant puisse travailler en classe, la confiance réciproque doit être de règle. On entend souvent dire : tel enfant adore son maître ou sa maîtresse, tel autre déteste tel ou tel adulte, etc. mais on entend rarement un enseignant dire : j'aime mes élèves tels qu'ils sont, avec leur histoire personnelle, avec leur qualités et avec leurs défauts, avec leurs difficultés et avec leurs réussites, et c'est vraiment dommage. On ne peut s'occuper d'enfants que si, à la base, on les aime. Inutile, pour l'adulte, de le dire à l'enfant, ce dernier le ressent d'instinct si on est sincère et si ce sentiment vient du coeur et, croyez moi, dans cette atmosphère, un bon instit, une bonne maîtresse, conduira, sans problème de discipline et sans avoir besoin de punir, tous ses élèves sur le chemin des savoirs.
 
Qu'en pensent nos amis internautes ?

valjifa Bonjour,
 
Bien sûr une sanction lorsqu'il y a manquement au règlement.
 
Mon fils, classe de CP, a été régulièrement puni par sa maîtresse parce qu'il finissait en dernier sa copie. Exemples de sanction : la maîtresse le garde avec elle à midi, mon fils arrive donc en milieu de repas à la cantine; elle le met dans le couloir avec sa table et sa chaise afin qu'il finisse son travail...
 
Doit-on punir un enfant parce qu'il est en difficulté scolaire? Où s'arrête le "droit à la punition" de l'enseignant?
 
J'ai dû changer mon fils d'établissement en milieu d'année scolaire. Depuis, il repart à l'école en chantant, et a repris confiance en lui.
Kurtleen 69 Bonjour tisuisse,
 
Je te remercie pour ta réponse, qui m'est précieuse. "Ce système à trous qui, dans l'esprit et le psychique des tout petits, fait aussi... des trous", c'est ce que mon père, formateur et qui a fait des études de psychologie avait commencé à vouloir m'expliquer.
Ainsi que d'autres choses, comme la compétition qui s'opère chez certains (pas spécialement ma fille, mais surtout son petit camarade avec qui elle aime bien chahuter) une compétition finalement (par dépit, abandon...) à celui qui aura le plus de trous...
Cette maitresse, comme celle d'avant finalement, ne faisait pas de communication sur les manquements de vie en classe, les tapes, tirage de couettes, non écoute, chahut, gros mots ou autre (nous n'en savons rien à vrai dire, à part ce que me raconte avec toute son honneteté ma fille, qui me fait un rapport d'elle même ,tous les soirs, et qui fait vraiment une "fixette" là dessus). Je pense que tant qu'un enfant de cette classe n'a pas 40 trous, n'a pas provoqué un accident grave , défiguré un autre camarade ... on n'est au courant de rien ... à part les trous qu'on peu voir à l'entrée de la classe, et l'enfant qui dit "je n'ai pas eu de diplome" et qui ne comprend pas bien en fait ...c'est bien que tout ça n'est pas bon, pas clair, sans utilité, inadéquate, aucune valeur ajoutée...au contraire ...  
Ta méthode me parait meilleure ...elle donne un but sain à l'enfant, reconnait ses efforts, et le porte vers quelque chose de meilleur, à son rythme, sans le brusquer, sans le challenge de "tenir le coup" et de ne pas être sanctionner à tout prix, ne pas être juger ...
 
Effectivement ils ont le droit à l'erreur, et ils savent qu'ils peuvent se rattraper ...  
apprendre peu à peu le bien, le mal, pour eux, sans les inscrire dans une catégorie définie et ou "tout" ou "rien" . Je suis "bien" la maitresse est contente de moi, je suis donc comme on veut que je sois (même si ça ne m'aide pas à comprendre qui je suis et qui je veux être vriment) ou  je suis "méchant" (je ne suis pas comme on veut que je sois, je fais des choses "mal" , est ce que je suis donc "mal" ?)
 
Bon on pourrait en parler longtemps. En plus, je ne suis pas super spécialisée pour en parler, je n'exprime que mes sentiments, et le ressenti de ma fille  
 
D'autres idées? d'autres rapports quant à ces méthodes de trous, de bonhomme qui sourit ou qui dont la tête méchante? de diplome (on en distribue aux gentils qui ont eu aucun trou, aucune croix sur leurs colonnes, et on en distribue pas à ceux qui ont fait ,même 1 faute dans les quelques semaines ...)
 
Kurtleen 69
tisuisse Bonjour,
 
Je pense que cette méthode "à trous avec diplômes", si elle a du bon chez des grands n'est pas à utiliser chez des petits, surtout en maternelle.
 
J'ai utilisé le système de points. Voici comment il fonctionnait. Au début de la semaine, chaque élève possède un capital de 10 points. Une faute ou un manquement aux règles de vie en classe retirait un point mais en échange, une bonne initiative, un bon travail, permettait de récupérer un point. Donc, suivant l'attitude de l'élève et son travail, il pouvait voir son capital de points diminuer ou augmenter et les points, en fin de semaine, venaient s'ajouter au 10 du lundi matin suivant. Je le répète, j'étais avec des grands de Cours Moyens, pas avec des maternelles.
 
Je pense qu'en maternelle, il faille surtout encourager les efforts, féliciter le bon travail, gronder si nécessaire, mais surtout pas ce système à trous qui, dans l'esprit et le psychique des tout petits, fait aussi... des trous, et attribuer un "diplôme" dès cet âge me parrait très contestable. Donner une image, une belle image pour encourager les efforts, et pas seulement pour récompenser des résultats, oui. Je pense aussi, comme certains sur ce forum, qu'un enfant à droit à l'erreur et ce sont les efforts qui doivent être privilégiés beaucoup plus que les résultats.
 
Kurtleen 69, je pense que votre enfant est "précoce", selon la description que vous nous en faites. Avez-vous songé à la faire tester par un spécialiste pour savoir ce qu'il en est exactement ? Ne serait-ce pas une piste à tenter ?
 
Bon courage, grosses bises à votre puce ainsi qu'aux puces et petits poussins des autres internautes.
Kurtleen 69 Bonjour,
 
Je m'adresse à toutes et à tous : enseignants, parents, psychologues...
Je suis maman d'une petite fille de 5 ans (en maternelle moyenne section).
Elle est douée, intelligente, elle s'intéresse à tous, mais elle est assez surexcitée, elle cherche à s'imposer, à tester, à dominer (je parle surtout avec nous ces parents, ce que je constate). Je sais qu'elle est plus sage avec la nourrice.
Elle pose des questions tout le temps, s'intéresse à pleins de choses, est très sensible, très sensée..mais elle est un peu hyperactive (faut toujours qu'elle fasse quelque chose, et elle veut réussir, gagner...) et quand elle le veut bien la plupart du temps, elle réalise correctement ses exercices donnés en classe (logique, jeux, algorhitme, calcul, écriture de prénoms, de lettres, reconnaitre les sons, les lettres....)
Quand elle réussit la maitresse lui met un bonhomme qui sourit.
Quand elle ne réussit pas elle lui met un bonhomme qui sourit pas (bouche vers le bas).
Quand elle a un bonhomme qui sourit pas, c'est que ma fille a fait exprès, même si elle aurait pu réussir (mais à 95 % elle a bonhomme qui sourit sur le trimestre)
 
La maitresse a mis une méthode sanction .
un tableau avec tous les prénoms. et les semaines (en colonnes), et à côté de cela, chacun a une carte avec un dessin qu'il a fait dessus.
Quand un enfant fait une faute, crie ou parle mal à un copain, fait quelque chose (je ne sais pas du tout les degrés ) bref, c'est le trou dans la carte.
et à la fin de la semaine on compte les trous, mais qu'il en ai un ou quatre , le résultat est le même :à savoir , une croix sur la semaine pour l'enfant, et juste avant les vacances pour les enfants qui ont eu 0 trou, 0 croix => un diplome (je sais pas ce qu'il y a sur ce diplome, ma fille n'en n'a jamais eu)
à la fin de la semaine qu'on ai eu un ou plusieurs trous, on déchire la carte.
et la maitresse leur fait en refaire une le lundi ou 1er jour de la semaine.
 quand je dis trimestre c'est entre chaque période de petites vacances scolaires.
Quand sur 5 semaines par ex ,l'enfant a eu ne serait qu'un trou et une croix sur une semaine, le diplome c'est foutu.
 
les diplomes sont distribués avant chaque période de vacances scolaires.
et au retour des vacances, on repart à zéro.
 
Sur sept à oct . plusieurs trous, quelques croix..pas de diplome.
Bon j'ai demandé à ma fille d'essayer de faire des efforts..je ne savais pas pour le dès qu'il y a un trou, donc une croix, le diplome c'est raté...
ma fille le savait elle, et donc elle connaissait l'enjeu.
au retour avant les vacances de noel, elle a fait pleins d'efforts apparemment, premieres semaines de reprise pas de trou, pas de croix...
et juste les 2 semaines avant noel, 1 trou , et semaine suivante 1 trou (elle a pas tenu l'effort)...
et elle nous avertissait tous les jours, non mais je peux pas avoir le diplome, j'essaie de faire des efforts, mais j'ai un trou c'est trop tard.
Alors je suis allée discuter à la maitresse,pour lui dire que c'était trop rude..
que ma fille était paniquée, qu'elle avait fait des efforts et qu'elle ne comprenait pas...
Je lui ai donc expliqué que j'aimerai un systeme de rattrapage pour la prochaine session : un trou, mais qu'on peut combler celui ci ensuite en ayant fait quelque chose de bien, été sage ...elle a compris, elle a accepté ...
Ensuite elle est partie en congés maternité (eh oui elle était enceinte et a du partir plus tôt que prévu) mais soit disant elle avait laissé les consignes à la remplacante...
 
Tu parles, rentrée de janvier. Ma fille de nouveau fait des efforts,
et un trou semaine 4, puis un autre semaine 5, celui ci juste au crayon à papier, et le trou de la semaine 4 en rouge, et bien sûr on déchire la carte qui a tenu jusqu'à la semaine 4 et sur semaine 5 une nouvelle croix apparait en rouge, et pas de diplome.
(sur les premières périodes de sept à vacances oct : 10 trous, ensuite 5 trous, et là 3)  
et quand j'en discute avec ma fille (qui arrête pas de parler de cela, qui ne sait pas comment negocier avec la maitresse) et en + à la remise des diplomes, soit disant elle aurait pas donné un diplome toujours à un camarade à elle, mais lui aurait dit qu'elle a quand même des efforts (à sa camarade)
, et quand je demande  à ma fille 'mais la maitresse elle t'a pas donné de diplome encore cete fois ci, mais elle t'a quand même dit que tu avais fait des efforts??" ma fille m'a répondu "non, elle m'a dit que j'avais pas fait d'effort, que je discute tout le temps avec lucas, que je rigole quand il faut faire un travail, etc etc"
sur des chamailles avec les copines, des tirages de couettes, elle se fait grondée et foutre un trou, une croix...
Qu'en pensez vous? ce syteme de carte, de trou, de croix, et de si t'as un trou, et une croix rouge, t'as pas de diplome..
ils sont 4 a pas avoir eu de diplome. Ma fille le vit mal.
J'ai rendez vous à la rentrée avec cette maitresse ....
aidez moi .. surtout pour ma fille, pour qu'elle sache que ces efforts ne sont pas vains, et qu'on ne la juge pas elle, et surtout je trouve que c'est trop dur, de mettre un trou, une croix, et surtout pas d'explication.
cette maitresse a recuperé la méthode de l'ancienne maitresse, sans le comprendre je crois...
et surtout elle m'a déjà dit "Oui mais vous comprenez, on peut pas expliquer quand on a une classe de 30, ce qui a été pas bien, on met un trou, c'est le règlement et puis voilà..en gros"
J'attends vos réactions, vos réponses...votre point de vue.
Laurence
tisuisse

Pierre a écrit :

Moi, j'ai un pb d'injustice scolaire. Ma fille, eleve de seconde dans un etablissement mi-privé (catho) s'est vu punie d'un 0/20 parce qu'elle avait emprunté dans un devoir surveillé une calculette. Ce 0/20 compromet sa moyenne et l'obligera sans doute à redoubler. Elle est évidemment très atteinte psychologiquement.  
 
Fin de non recevoir du directeur et de l'enseignant responsable je désire porter plainte devant les tribunaux et aller le + loin possible pour dénoncer ça, quelqu'en soit le prix (financier, grève de la faim, recours devant cour européeenne des droit de l'homme).
 
Qui peut m'aider ? merci d'avance.


 
Bonjour Pierre,
 
Je crains que votre demande, toute compréhensible par ailleurs, ne puisse aboutir même devant la plus haute juridiction française (Le Conseil d'Etat car cette affaire relève uniquement des tribunaux administratifs) ou la Cour Européenne des droits de l'Homme, ceci pour plusieur motifs :
- vous n'étiez pas dans la classe au moment des faits donc vous ne pouvez témoigner. Vous ne pouver argumenter que sur les "conséquences" de ce fait.
- ce n'est pas un zéro en court d'année qui fera redoubler votre fille. Si elle redouble c'est qu'il y a d'autres raisons. Si c'est une bonne élève, ses professeurs sauront faire le distingo.  
- votre fille, comme tout élève, le jour d'un contrôle, doit avoir TOUT le matériel nécessaire pour effectuer ce contrôle et votre fille le savait. elle est suffisamment grande pour se gérer elle-même et prévoir ce qu'il lui faut. Demander un objet quelconque à un camarade, quel qu'il soit, fait penser, à un surveillant, qu'on demande des réponses aux questions posées dans ce contrôle et, ça, c'est de la triche. Le surveillant ignore le contenu de cette discution et applique, stricto-sensus, le réglement, donc la sanction, donc un 0/20.
 
Maintenant, il est à souhaiter que votre fille remonte vite cet "échec" passager mais le monde des adultes, en particulier le monde du travail, est sans compromis et d'une dureté dont il vaut mieux, le plus tôt possible, être informé et, contre lequel, il faut être "blindé".
 
Je lui souhaite bonne chance pour l'avenir et lui apporte tous mes encouragements pour surmonter cette épreuve.

Pierre Moi, j'ai un pb d'injustice scolaire. Ma fille, eleve de seconde dans un etablissement mi-privé (catho) s'est vu puni d'un 0/20 parce qu'elle avait emprunté dans un devoir surveillé une calculette. Ce 0/20 compromet sa moyenne et l'obligera sans doute à redoubler. Elle est évidemment très atteinte psychologiquement.  
 
Fin de non recevoir du directeur et de l'enseignant responsable je désire porter plainte devant les tribunaux et aller le + loin possible pour dénoncer ca, quelqu'en soit le prix (financier, grève de la faim, recours devant cour européeenne des droit de l'homme).
 
Qui peut m'aider ? merci d'avance.
tisuisse Bonjour MIMI,
 
Vous avez le droit, et même le devoir, de vour réunir à plusieurs parents, voire d'être appuyée par une fédération de parents d'élèves, pour faire intervenir l'inspecteur de corconscription. Votre courrier ne portera que sur les punitions qui tombent sans arrêt et sur le manque de motivation des enfants et suggérant que l'instit puisse faire un stage en IUFM pour mieux cerner les différentes possibilités pédagogiques qui remettraient vos enfants sur la route des apprentissages par la motivation.
 
Avant cette lettre, peut-être serait-il bon, qu'à plusieurs parents d'élèves de cette classe, vous demandiez un entretien collectif avec le directeur ou la directrice de l'école, avec la présence de la maîtresse de cette classe, non pour juger cette enseignante, mais pour faire part de vos angoisses et de vos attentes dans ce domaine. Après tout, ce sont VOS enfants, pas les leurs, et c'est l'avenir de VOS enfants qui se prépare.
 
J'ai fait, durant ma courte carrière de professeur des écoles, plusieurs années de remplacement en tant que ZIL, par choix personnel, je peux vous dire que je motivais les élèves et pourtant j'étais très strict, très "ancienne méthode", les punitions corporelles en moins bien sûr. Lorsque je venais dans une école pour remplacer un(e) enseignant(e) absent(e) pour moultes raisons, je ne savais pratiquement jamais quel niveau j'allais avoir. J'improvisais très souvent mais toujours dans le bon sens et mes classes n'ont jamais été le bazard ; je n'avais guère à punir parce que ça travaillait.
 
Alors, c'est possible, agissez.
Mimi Je pense que vous avez raison Tisuisse, et que le fond du problème ne vient pas
du fait que les récréations "sautent" souvent, mais que l'enseignante manque
de pédagogie.
En effet, peut-être a-t-elle peur de perdre son autorité sur les enfants,
mais elle applique un système de répression continuel.  
Ses élèves sont pétrifiés devant elle !
Je m'en suis ouverte à elle récemment, en lui suggérant de motiver davantage
ses élèves, d'établir un meilleur contact entre elle et ses élèves,
mais il est difficile de faire des reproches quand on n'est pas à sa place.  
J'ai bien conscience que c'est difficile pour elle,
d'autant que beaucoup de parents défilent dans sa classe pour les mêmes
raison. Mais pour l'instant elle ne s'est pas remise en cause.
Je ne me vois pas lui proposer un stage, et je ne veux pas non plus
alerter l'inspecteur. Je ne sais pas comment changer les choses
sans qu'il y ait de pots cassés, ni pour elle, ni pour ses élèves !
J'ai l'impression qu'on est dans une impasse !
 
Merci en tout cas pour votre réponse.
 
MIMI
tisuisse

Mimi a écrit :

Bonjour,
 
Je suis maman d'une fille qui est en CE2. Les punitions tombent tous les jours (tout le monde y passe) pour un oui ou pour un non. Je pense que les punitions doivent être réservées pour des faits "importants", par là je veux dire pas juste parce que l'élève regarde par la fenêtre au lieu de regarder l'institutrice qui parle, ou parce qu'il fait tomber sa trousse.
Mais la question que je me pose est la suivante : on m'a dit qu'il n'était pas permis de faire "sauter" la récréation entière à un élève pour cause de punition. Est-ce vrai ? Et si ce n'est pas présenté sous forme de punition, l'élève peut-il travailler tout le temps de la récréation ?
 
MIMI


 
Bonjour,
 
Les durées de récréation sont fixées par les Instructions officielles de 1995, à 15 minutes par demi-journée de travail (elles durent souvent beaucoup plus longtemps, trop longtemps, car ces prolongations réduisent d'autant les durées des cours et les enseignants "ne bouclent pas le programme" en fin d'année). Les punitions durant ces temps de récréation sont légales. Le fait de ne pas punir un élève durant la totalité de cette récréation n'est qu'une recommandation, pas un droit. Un élève peut très bien avoir à travailler durant toute sa récréation parce qu'il na pas fini de recopier sa leçon, par exemple. Ce n'est effectivement
pas une punition et c'est tout à fait légal.
 
Maitenant, il est vrai qu'une enseignante qui fait tomber des punitions pour un oui ou pour un non, me paraît être quelqu'un qui doit revoir sa façon de faire son cours, de gérer sa classe. Sa manière actuelle n'est pas assez motivante pour les enfants, ceux-ci s'ennuient, font autre chose, rêvent, regardent par la fenêtre, discutent avec leurs voisins ou leurs voisines, etc. C'est toute la pédagogie mise en place qui est à revoir et cela relève de l'inspecteur de circonscription qui, à l'occasion d'une inspection, peut proposer à l'enseignante, un stage pour apprendre ou réapprendre à motiver ses élèves.
 
Qu'en pensez-vous ?

Mimi Bonjour,
 
Je suis maman d'une fille qui est en CE2.
Les punitions tombent tous les jours (tout le monde y passe)
pour un oui ou pour un non.  
Je pense que les punitions doivent être réservées pour des faits
"importants", par là je veux dire pas juste parce que l'élève regarde par la fenêtre
au lieu de regarder l'institutrice qui parle, ou parce qu'il fait tomber sa trousse.
Mais la question que je me pose est la suivante : on m'a dit qu'il n'était pas permis
de faire "sauter" la récréation entière à un élève pour cause de punition.
Est-ce vrai ? Et si ce n'est pas présenté sous forme de punition, l'élève
peut-il travailler tout le temps de la récréation ??
 
MIMI
tisuisse Bonjour,
 
En ce qui concerne ma conception de l'enseignement vis à vis de mes élèves, voilà ce que je leur disais en début d'année :
" Nous voici ensemble pour 10 mois de classe. Vous êtes ici comme dans un self restaurant. Je vais vous préparer les meilleurs plats. Vous n'êtes pas obligé de les prendre tous, vous choisirez et, quand vous en avez pris un, vous n'êtes pas obligé de le finir. Cependant, comme ces plats s'adressent à tous et qu'ils vous sont indispensables pour la suite, ne vous étonnez pas de ne pas pouvoir intégrer les suivants si les premiers ne le sont pas."
 
Par ailleurs, je dessinais un escalier en 5 parties. Pour accéder de la 1ère partie à la deuxième, de la deuxième à la troisième, etc... et franchir le fossé entre chaque partie, je dessinais des ponts.
La 1ère partie, 3 marches : ce sont les 3 années de maternelle.
La 2e partie, 5 marches : ce sont les années de primaire du CP au CM2.
La 3e partie, 4 marches : ce sont les années du collège de la 6e à la 3e.
La 4e partie, 3 marches : ce sont les années lycée de la seconde à la terminale.
La 5e partie n'a pas de fin : ce sont les années d'études supérieures.
Le tout, pour bien expliquer aux enfants, leur cursus scolaire actuel et futur et chaque pont indique un changement d'école.
 
Enfin, je dessinais l'intérieur d'une maison avec ses pièces et son couloir. Chaque pièce correspond à un type de savoir spécifique : français, maths, histoire, géographie, etc, et le couloir correpond aux savoirs tranversaux indispensables pour aller d'une pièce à l'autre (raisonnement, analyse, comportement, etc). La maison comportant divers étages (1 par année scolaire) j'expliquais que ce sont eux qui bâtissent leur maison. Je leur apporte les matériaux nécessaires, à eux de les disposer sur les murs, de les consolider afins que leurs murs restent solides. L'absence de connaissances dans tel ou tel apprentissage, correspond à des trous dans le mur. Tant que rien n'est construit au dessus, le mur tient mais si au dessus c'est trop lourd, le mur n'étant pas solide, il s'écroule et le reste avec.
 
Et ça marchait.
 
Lors de la réunion parents-enseignant du début d'année, je donnais ces mêmes explications aux parents.
 
De ce fait, mon programme étant déjà établi (pas forcément de façon académique) avec son évolution dans le temps, tous mes élèves ont fait des progrès spectaculaires (selon leurs parents). Les uns et les autres ont compris, je crois, l'importance du travail en classe : pourquoi ils travaillent, dans quel but, et plus tard... ?
 
herroque Bonjour à tous
La punition collective est, si l'on s'en réfère au droit, illégale. Auprès d'élèves non concernés par ce qui l'a "engendrée", elle est ressentie à juste titre comme une injustice. A l'heure où l'on parle d'éducation à la citoyenneté et de responsabilisation des enfants, ses conséquences vont précisément à l'encontre de ces objectifs. Je me rappelle encore ma fille, un modèle de discrétion, d'obéissance et plutôt réservée, voire timide, revenant en pleurs de l'école primaire : "Je dois recopier comme tout le monde vingt fois : je ne dois pas bavarder en classe". Je m'y suis opposé. Et je suis moi-même enseignant! Alors, pourquoi tolérer une pratique qui déresponsabilise l'élève, le fait soumettre à un arbitraire et si l'on va jusqu'au bout de la logique le prépare à la résignation y-compris devant des régimes totalitaires. Que ceux parmi les collègues qui utilisent ce moyen de pression se posent la question de savoir s'ils ne reproduisent pas plus ou moins consciemment un modéle dont ils ont été eux-mêmes victimes.
J.F.
Ci-dessous un article trouvé sur internet et abordant le sujet.
 
L’École, usine à sauvageons
" C’est l’institution scolaire qui engendre la violence "
 
Bernard Defrance est prof de philo depuis trente ans. Il est surtout connu pour, lors d’un cours sur la pudeur (1), s’être mis à poil devant ses élèves. Mais c’est habillé de pied en cap qu’il a répondu à nos questions sur un problème toujours d’actualité, et qu’il connaît bien : la violence à l’école. Il nous explique en quoi ce ne sont pas tant les élèves qui responsables que l’institution scolaire elle-même.
Charlie-Hebdo : Ce sont les violences qui augmentent ou la médiatisation ?
Bernard Defrance : Un peu les deux. La médiatisation augmente sur les faits divers – les rackets, les bagarres au couteau – alors que ce type de violence, la violence pénalisable, est en diminution. Et elle n’est pas spécifique à l’école, elle peut tout aussi se produire dans les transports en commun, dans la rue… En revanche, ce qui augmente, c’est tout ce qu’on peut appeler " les incivilités " : le prof qui entend une injure dans son dos, ou bien qui retrouve un crachat sur son manteau…
Est-ce que cela ne vient pas du fait que le rapport d’autorité entre le prof et l’élève a changé ?
Oui, c’est un facteur essentiel. La violence s’exprimait jadis en dehors de l’école. Dans la classe le maître faisait régner la terreur, à coups de trique si nécessaire. Aujourd’hui, heureusement, ce n’est plus le cas. Du coup, ce qui se déchargeait à l’extérieur de l’école se décharge dans la cour de récréation, dans les couloirs et dans les classes. Mais cette violence n’est pas le fait d’on ne sait quelle perte des repères, ou de gamins qui seraient plus mal élevés. Je crois que c’est l’effet d’un stress général, dont est responsable l’institution elle-même. D’ailleurs le taux de délinquance juvénile n’a aucune commune mesure avec celui des dépressions et des suicides. L'INSERM évalue le nombre de suicides de mineurs à 4 000 par an. ce qui veut dire 11 par jour. Et ça, les médias n’en parlent jamais.
C’est l’institution scolaire qui produit la violence ?
Il y a diverses situations qui font qu’en l’absence de tout recours légal, lorsque je suis victime d’un tort quelconque, je ne vois pas d’autres solution, pour rétablir mon droit, que de me venger. Les gamins en sont là. Et c’est le résultat du fonctionnement de l’institution scolaire. Je vous cite en exemple le récit que m’a fait l’un de mes élèves. Il était en cinquième, il se fait casser la gueule par un caïd de troisième. Au lieu de recruter les copains pour aller se venger, il va se plaindre au conseiller d’éducation, qui lui répond : " Écoute, on va pas s’occuper de toutes vos embrouilles. " Autrement dit, je me fais casser la gueule, je " porte plainte ", il ne se passe rien. Donc, la prochaine fois, je sais ce qu’il me reste à faire… Quand il n’y a pas de procédure légale pour que quelqu’un qui a été victime d’un tort puisse faire rétablir son droit, eh bien, on est dans la loi de la jungle. Et comment expliquer à un élève qu’il n’a pas le droit de se faire justice, alors que dans la classe, quand il chahute ou injurie le prof, c’est le prof qui le punit ? Les enseignants transgressent légalement, en toute impunité, l’un des principes fondateurs du droit : nul ne peut être juge et partie. Le droit : c’est-à-dire le moyen essentiel que nous avons trouvé pour tenter de limiter la violence dans notre société.
L’école serait un lieu de non-droit ?
On est constamment en contradiction avec la loi. La punition collective, par exemple, est totalement interdite dans le droit français. Quand toute une classe est punie parce que certains font du chahut, ça veut dire que des élèves sont punis non pas pour ce qu’ils ont fait, mais pour ce qu’ils sont. Et qu’est-ce qui se passe si je pète les plombs et que je flanque une claque à un élève ? Les trois quarts du temps, rien. Il y a même des parents qui viennent me voir en disant : tapez plus fort, nous, on ne peut plus rein en faire… Et si je tombe sur des parents qui surprotègent leur précieux chéri et qui me traînent devant les tribunaux, ils seront neuf fois sur dix déboutés… En revanche, si un élève me flanque une claque, dans l’heure qui suit, le collège est en grève : violence à l’école, titres dans les journaux, conseil de discipline, exclusion, signalement au parquet des mineurs… Nous fonctionnons à l’envers du Code pénal. Les gamins savent pertinemment que l’école est un lieu où il n’y a pas de recours contre les jugements que l’on porte sur eux. Les parents le savent aussi, puisqu’ils se résignent aux décisions d’orientation arbitraires.
Mais là vous parlez de situations " annexes " à l’enseignement. En quoi l’enseignement proprement dit, qui est la raison même de l’institution scolaire, serait-il injuste ?
Parce qu’on confond en permanence sanction et punition : la sanction, c’est le résultat positif ou négatif d’un travail, la punition, c’est le résultat légal d’un comportement illégal. On ne compte plus le nombre de fois où la note n’est plus une sanction, c’est-à-dire un outil d’évaluation de l’acquisition de tel ou tel savoir, mais une punition. Ce qui veut dire qu’on punit l’ignorance, ce qui n’a aucun sens, puisque je vais à l’école précisément parce que je suis ignorant. J’ai un mal de chien à faire comprendre à mes élèves que, lorsqu’ils commencent à faire des dissertations au premier trimestre, la note normale, c’est cinq. Le jour du bac ce sera quinze, mais, en attendant, je leur demande de faire un des exercices les plus difficiles de toute la scolarité… Mais tout le monde a intériorisé l’idée de la mauvaise note. Une note est basse ou élevée, elle n’est pas mauvaise ou bonne.
Vous êtes en train de dire que l’école apprend non pas l’obéissance à la loi mais la soumission…
Effectivement. pour réussir à l’école, le plus important, ce n’est pas d’apprendre à obéir aux exigences extrêmement complexes de la construction des savoirs, mais de se soumettre au maître. Et de se demander :qu’est-ce qu’il a derrière la tête, qu’est-ce qu’il faut que j’écrive pour avoir une " bonne " note ?… Les bons élèves sont ceux qui comprennent le mécanisme, et qui vont former la cohorte des futurs clients des écoles de commerce et des pouponnières de financiers… On dit que les caïds de banlieues, les " sauvageons ", ont perdu tout repère. Pas du tout. Ils savent très bien comment ça fonctionne, quels sont les véritables " repères " de notre société. La morale du caïd qui règne sur ses trois pâtés de maisons est exactement la même que celle des deux cent cabinets financiers internationaux qui gèrent l’économie de la planète.
Les professeurs auraient donc trop de pouvoir ? Eux qui se plaignent de ne plus en avoir…
Le professeur n’est pas obligatoirement responsable. Le problème est au cœur même de l’institution. Aujourd’hui, plus que jamais, quand j’entre en classe, j’ai peur. Parce qu’ils sont trente, quarante… L’enseignement, c’est la seule situation professionnelle où un individu se retrouve, à raison de six heures par jour, en permanence devant au moins trente personnes. Et qui n’ont pas toutes envie d’être là. donc, quand j’entre en classe, je me dis : est-ce que je vais tenir ? Et surtout, est-ce que je vais les tenir ? Tout mon problème, c’est d’instaurer un rapport de force, que je le veuille ou non.
Comment restaurer l’autorité du prof, sans que cela implique une soumission de l’élève ?
Il est fondamental de comprendre, en tant qu’enseignant, la différence qu’il y a entre exercer son pouvoir sur un groupe, sans aucune espèce de recours possible, et exercer son autorité dans un groupe. Je ne suis pas flic, je ne suis pas assistante sociale, je suis expert dans un certain champ du savoir. Et je vous invite à vous élever à l’égalité, voire, si vous le pouvez, à me dépasser… Est-ce qu’on ne pourrait pas envisager d’appliquer à l’école les principes élémentaires du droit : nul ne peut se faire justice, nul ne peut être juge et partie ? Par exemple, si c’est moi qui enseigne, ce n’est pas moi qui dois ensuite, juger des résultats de cet enseignement. Ce n’est pas moi qui dois noter.
Mais vous dites vous-même que notre société est injuste. Pour quelle raison l’école devrait-elle être différente du monde dont elle fait partie ?
Parce que c’est son rôle. Il est absolument capital que les gamins découvrent, grâce à l’école, que vivre ensemble c’est possible. Que la question du droit, ce n’est pas de la morale de vieux con. Que ma liberté ne s’arrête pas du tout où commence celle de l’autre, comme on le leur dit trop souvent, mais qu’elle commence là où commence celle de l’autre. L’important, c’est que les enfants apprennent non seulement à écrire, à lire et à compter, mais en plus à régler leurs conflits. Avec évidemment des garde-fous. Le prof, garant symbolique de la loi, garde un droit de veto si les élèves décident à la majorité de flanquer l’emmerdeur du moment par la fenêtre. L’école n’est pas un lieu démocratique, c’est un lieu d’apprentissage de la démocratie.
Vous pensez qu’il faut donner une place prépondérante à l’instruction civique ?
Il ne s’agit pas d’instruire civiquement ni de prêcher la morale, mais de faire entrer la loi dans les mécanismes de l’institution scolaire. J’attends de lire, dans un règlement intérieur de collège, qu’un grand de troisième sera puni beaucoup plus sévèrement s’il s’amuse à persécuter un petit de sixième que s’il injurie un professeur. Le professeur est majeur, citoyen, il a tous les moyens légaux à sa disposition pour rétablir son droit. Alors que le petit, il pleure dans son coin, il s’écrase. Bien sûr, l’école n’est pas différente de la société dans la mesure où elle en subit les pressions, mais elle a un rôle de résistance par rapport à tout ce qui peut se passer à l'extérieur. Et puis justement, dans la société, on a réussi à instituer des lieux et des moments où le droit prévaut sur la force et sur la violence. On doit pouvoir faire la même chose à l’école. C’est très difficile à mettre en œuvre, d’accord. Mais pas plus difficile que ça ne l’était au niveau politique au XVIIIe siècle. C’est une question d’organisation et de volonté.
 
Propos recueillis par Gérard Biard.
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(1)   Je ne fais pas de " cours sur la pudeur ", ne faisant quasiment pas de " cours " du tout ! Inévitablement, le raccourci du propos aboutit à quelques approximations ou imprécisions : dès que possible, j’ajouterai à ce texte quelques notes de commentaires et explications. En attendant se reporter à la 2e édition du Plaisir d’enseigner, Syros, 1997. Que ceux qui sont frustrés des dessins de Luz patientent ! Je n’ai pas encore de scanner et donc, dès que je pourrai…
 
blue-daisy

tisuisse a écrit :

Et bien, détrompez-vous Blue-Dasy. J'étais très respecté de mes élèves parce que, de mon côté, je les respectais. J'avais confiance en eux et je le leur disais. La pire des sanctions qu'un de mes élève ait reçue, c'est lui qui me l'a dit en fin d'année, c'est d'avoir perdu ma confiance le jour où je l'avais puni. Bien entendu, s'étant corrigé, il a retrouvé cette confiance et je le lui ai dit. Je dois ajouter que j'ai très rarement puni un élève. Ma classe n'était pas un hall où règne le brouhaha. Ma directrice nous disait avoir plaisir de venir dans notre classe parce qu'il y avait une atmosphère de travail. Mes journées étaient préparées avec soin et longtemps à l'avance, les enfants n'avaient pas le temps de bavarder (j'avais un CM1). Ils connaissaient leur emploi du temps hebdomadaire, j'annonçais le programme de la journée et, souvent, après chaque cours, j'annonçais quel serait le sujet de la semaine suivante.
 
Ma meilleure récompense m'a été donnée par ces mêmes élèves de CM1 passé au CM2 alors que, étant jeune retraité, j'étais venu leur faire un petit coucou avant qu'ils ne partent au collège. Mon école comportait 15 classes dont 3 de CM1 et 3 de CM2. Mes CM1 ayant été répartis dans les 3 CM2 m'ont avoué qu'ils s'ennuyaient au CM2. Lorsque je leur ai demandé la raison de leur ennui, ils ont été unanimes : "Mais, Maître, tout ce qu'on nous apprend au CM2 on le connait, tu nous l'a déjà appris l'an passé." Par ailleurs, mes collègues m'ont confirmé que tous les CM1 qui venaient de ma classe étaient en tête de leur CM2. Et ce n'est pas un hasard.  
 
Les punitions collectives n'avaient pas cours chez moi. Pourquoi punir aussi ceux qui n'ont rien fait, ce n'est pas juste et les enfants ont horreur de 2 choses : de ne pas être aimés et l'injustice.
 
Donc, Blue-Daisy, votre jugement serait à revoir.


 
Je suis désolé, je croyais que vous étiez prof au collège.
 
Mais c'est pour avoir jugé quelqu'un sur une faute, je trouvais ça un peu dur.
 
Je pense aussi qu'en primaire les élève sont plus sage (sans faute  :ange: ) qu'au collège.
 
Moi, j'ai eu certain professeurs qui méprisaient leurs élèves, et dans leurs cours, personne ne suivait, tout le monde bavardait ou dessinait (en cours d'histoire-géo, notament), les sanctions volaient (au moins 3 heures de colles par cour) et cela ne changeait rien.
 
voila, c'est pour ça que je disais que les professeurs ne sont pas supérieurs aux élèves et qu'après, il ne faut pas pleurer quand même les plus dures sanctions (renvois) n'ont plus aucun effet.

tisuisse Et bien, détrompez-vous Blue-Dasy. J'étais très respecté de mes élèves parce que, de mon côté, je les respectais. J'avais confiance en eux et je le leur disais. La pire des sanctions qu'un de mes élève ait reçue, c'est lui qui me l'a dit en fin d'année, c'est d'avoir perdu ma confiance le jour où je l'avais puni. Bien entendu, s'étant corrigé, il a retrouvé cette confiance et je le lui ai dit. Je dois ajouter que j'ai très rarement puni un élève. Ma classe n'était pas un hall où règne le brouhaha. Ma directrice nous disait avoir plaisir de venir dans notre classe parce qu'il y avait une atmosphère de travail. Mes journées étaient préparées avec soin et longtemps à l'avance, les enfants n'avaient pas le temps de bavarder (j'avais un CM1). Ils connaissaient leur emploi du temps hebdomadaire, j'annonçais le programme de la journée et, souvent, après chaque cours, j'annonçais quel serait le sujet de la semaine suivante.
 
Ma meilleure récompense m'a été donnée par ces mêmes élèves de CM1 passé au CM2 alors que, étant jeune retraité, j'étais venu leur faire un petit coucou avant qu'ils ne partent au collège. Mon école comportait 15 classes dont 3 de CM1 et 3 de CM2. Mes CM1 ayant été répartis dans les 3 CM2 m'ont avoué qu'ils s'ennuyaient au CM2. Lorsque je leur ai demandé la raison de leur ennui, ils ont été unanimes : "Mais, Maître, tout ce qu'on nous apprend au CM2 on le connait, tu nous l'a déjà appris l'an passé." Par ailleurs, mes collègues m'ont confirmé que tous les CM1 qui venaient de ma classe étaient en tête de leur CM2. Et ce n'est pas un hasard.  
 
Les punitions collectives n'avaient pas cours chez moi. Pourquoi punir aussi ceux qui n'ont rien fait, ce n'est pas juste et les enfants ont horreur de 2 choses : de ne pas être aimés et l'injustice.
 
Donc, Blue-Daisy, votre jugement serait à revoir.
 
 
 
blue-daisy une chose pour éclairer votre lanterne:
 
Les gens ne vous respectent pas si vous ne les respectez pas.
 
(ce n'est pas valable qu'avec les élèves)
 
par exemple, tisuisse, ça ne m'étonnerais pas que vous ayez du mal.
 
LES PROFESSEURS NE SONT PAS UNE RACE SUPERIEUR
 
alors ne vous attendez pas à vous faire vénerer par des jeunes qui n'ont pas choisis d'être en face de vous. Interessez les, c'est tout.
 
ps: non, je ne suis pas enseignante, mais je vis une vie d'élève de l'interieur.
tisuisse J'ai des doute quand à la qualification d'enseignant de G-Unit-du-66 surtout quand on écrit : "ils sont sagent[/i]" pour "[i]ils sont sages". C'est une faute d'othographe trop grossière pour un enseignant sauf si c'est fait par provocation et les provocateurs, dans le corps enseignants" ne sont pas les bienvenus aux yeux de la hiérarchie.
Lily Je ne suis qu'en licence mais je me pose des questions sur ce qui sera, je l'espère, mon futur métier.
 
Je suis pour les punitions, si les règles sont fixées au préalable (manquement->sanction définie), si la punition est expliquée à l'élève et qu'elle est adaptée à la faute commise.
 
Pour moi, les punitions doivent être des exercices supplémentaires, pas des lignes à recopier ; je pense que cette méthode est parfaitement inutile.
 
Les punitions collectives, oui, cela peut responsabiliser l'élève. Mais celui-ci doit savoir pour quelle faute s'appliquera une punition collective.
T'as des éléves maintenant G-Unit-du-66 tu serais pas un peu menteur par hasard . . .
G-Unit-du-66 Les punition ne servent à rien a mes élève je leurs en donne pas et ils sont sagent !
tisuisse Merci Karatekid.
 
Tout comme vous, j'ai toujours été contre les punitions corporelles quoique, quelque fois, un coup de pied aux fesses donné, sans brutalité excessive, devant les autres est plus efficace qu'un autre type de punition. L'élève surpris car ne s'attendant pas à ce type de réaction, ainsi rappelé à l'ordre, se trouve extêmement vexé devant les copains. M'éthode à n'utiliser qu'en cas d'extrême nécessité donc avec la plus grande rareté. J'ai utilisé cette méthode de "mon pied quelque part" 2 ou 3 fois en 14 ans et ce fut très efficace. Bien entendu, après cette sanction, l'élève ayant compris, les choses sont redenenues normales et j'ai traité l'élève comme si rien ne s'était passé afin de ne pas entretenir de rancoeur d'un côté comme de l'autre, l'élève s'étant amendé, à rapidement retrouvé la confiance que je lui portais (je le lui disais) et nous sommes restés bons amis.
 
Pour le reste, les autres punitions tombaient quand c'était nécessaire mais jamais de "lignes". Recopier 100 fois la même phrase n'amende pas l'élève dans son comportement. En échange, l'élève devait soit résoudre un problème dont la difficulté était fonction de son niveau de classe, soit copier un texte, souvent une règle d'orthographe ou de grammaire, la conjugaison d'un verbe, etc, soit rédiger une rédaction portant sur un thème donné, ledit thème ayant rapport avec la faute commise. Tant que le travail n'était pas fait, l'élève ne pouvait pas aller jouer avec ses copains. Bien entendu, j'estimais le temps nécessaire à réaliser la punition de façon à ce qu'elle ne soit pas trop longue. Il faut marquer le coup mais proportionnellement à la faute et aux possibilités de s'amender du fautif. En fait, j'en donnais rarement. Mes différentes activités en classe, préparées de longue date, ne laissaient guère le temps aux élèves de perturber les cours, il n'y avait pas de temps mort.
 
Comme vous voyez, le travail en classe et la discipline à l'école n'ont rien à voir avec l'animation d'un centre de loisirs ou d'un centre aéré. Le centre est facultatif, l'école est obligatoire. Les rapports adultes-enfants parce que les exigences sont différentes ne sont pas les mêmes.
 
Qu'en pensez-vous ?
karatekid contre bien sur il est inadmissible qu'un enseignant ou tout autre personne leve la main sur un enfant, l'humilie devant ses camarades, la seule sanctions valable est la réparation de la faute commise, ne jamais donner de punitions collectives ca sert strictement à rien enfin voila ma position, mais je ne suis pas instit mais je suis pour un enfant un autre éducateur.
tisuisse La sanction doit tomber lorsqu'un élève ne respecte pas les règles de vie, quelque soit l'âge de l'élève. Bien entendue, pour que cette sanction soit efficace, il faut :
que la règle soit juste ou qu'elle soit légale,
qu'elle soit expliquée à l'élève afin qu'il la comprenne,
qu'elle soit proportionnée à la faute,
que celui ou celle qui punit tienne compte de l'âge de l'élève.
Les sanctions ou punitions corporelles, quequ'elles soient, sont interdites. Faire des lignes et des lignes ne sert pas à grand chose. Lui faire ranger la classe et sa case, lui faire copier entièrement une leçon, une règle de grammaire, une conjugaison (sans faute d'orthographe), faire faire des opérations adaptées à son âge et à son niveau, est plus efficace.
 
Quand je parle de règle légale, je vise, entre-autres les punitions données aux élèves de primaire qui n'ont pas fait leurs devoirs. Cette punition est illégale car il est interdit, depuis 1946, de donner des devoirs écrits à faire à la maison pour les élèves du CP au CM2. Une tolérance est accordée en fin de CM2 pour habituer les futurs collégiens aux devoirs qui leurs seront donnés et qui seront obligatoires.
Un enseignant de primaire peut PROPOSER des exercices écrits à faire à la maison mais ne peut en aucun cas EXIGER que ces exercices soient fait et il n'a pas le droit de punir un élève qui n'aurait pas fait ces exercices.
Les instructions officielles émises par le ministère de l'E N rappelent cette disposition régulièrement, en vain.
Enfin, pour qu'un élève puisse comprendre une sanction à la suite d'une faute qu'il a commise, il faut aussi que le corps enseignant soit irréprochable, et ce n'est pas souvent le cas. Les enfants ne sont pas dupes de cette situation.
magalit Oui pour les santctions
mais quand je vois punition corporelle là je ne comprens pas qu'on puisse se poser la question?
c'est intolérable nous ne sommes plus au début du siècle
titecherie51 Bonjour, je suis une élève et je suis en seconde. Je suis tout a fait pour les sanctions si il y a un non respect d'une règle....
Car je pense que plus les années passe et plus les élèves se permettent le droit de tout faire... et que certain manque vraiment de sanctions !!
Enfaite les sanctions c'est plus pour nous aider plus tard car si on nous laissait le droit de tout faire maintenant, qu'est ce qu'on deviendrait !!? ^^.
Kopapercu Bonjour !
 
Bonne réponse de lolopop ! Mais je pense qu'il est important de préciser une chose... Il faut faire la nuance entre punition et sanction.
 
Une punition gratuite, sans but, sans "morale", où l'enfant se trouve forcé de faire une chose qui ne lui plaît pas sans forcément en comprendre le but est totalement inutile.
 
En revanche, une sanction adaptée à la faute de l'enfant est bien plus appropriée, dans laquelle il peut comprendre l'erreur qu'il a fait et comprendre qu'il ne devra pas la refaire.
 
Je n'ai malheureusement pas d'exemple précis à donner, mais en bref, ce que je dis, c'est qu'il est très important de ne pas négliger la partie "communication", lorsqu'une sanction est appliquée.
 
Voilà voilà
A bientôt
Fred
lolopop Je suis pour ! Toute règle décidée avec la classe mérite une sanction décidée avec la classe. Surtout si la règle n'a pas été respectée. L'enseignant est le garant de la sécurité affectif, physique et morale des élèves. A ce titre, il est responsable de donner la sanction.
Je dis toujours ce n'est pas moi qui te donne une sanction mais toi qui l'a souhaite.
Tu connais les règles du jeu, tu les as voté et accepté.
Aussi, je les préviens pour des règles de classe. Mais à un moment, cela est trop pour la classe.
Mais quand cela tombe, ils sont d'accord.
Quand la tête ne veut pas comprendre, alors la main va comprendre : c'est clinique ! Surtout chez les garçons !!!
c3rise Je souhaiterais avoir vos avis sur la punition à l'école.
Qu'elle soit corporelle, d'ordre morale, ou sous forme de devoir ou encore simplement de lignes à recopier.
Qu'elle soit individuelle ou collective!
Qu'en pensez-vous? Pour les enseignants, lesquelles pratiquez-vous? Quels sont les résultats?
Pourquoi êtes vous pour? Contre?
 
Et si vous connaissez un site qui traite ce sujet de façon intéressante, n'hésitez pas à m'en faire part!!
 
Toutes ces questions sont pour un exposé! J'attend vos réponses merci beaucoup!